Hommage sur la tombe de l’Illustre Disparu…

Pour un protocole républicain et respecté…

Le Dr. François Duvalier ayant pris une «autre dimension» le jour de ses funérailles, les hommages envers «l’illustre disparu» s’éternisèrent. Chaque semaine, une délégation militaire ou civile passait déposer de grosses couronnes, à côté de la flamme éternelle.

Tombe de l’Illustre Disparu…

Puisque la Garde Présidentielle surveillait, d’abord l’Armée, et ensuite le corps social, «tout le monde» se mit au pas, dans le rituel des hommages vers l’infini. La petite histoire nous apprendra après, que ces hommages n’avaient aucun sens…«Le père de la Révolution» se reposant ailleurs!

Un pays qui se veut républicain devrait urgemment penser à disposer d’un solide protocole. Mes vieux amis Yves Massillon et Alcindor me racontaient toujours, «[…] le protocole c’est aussi la carte de visite qui installe l’Etat dans le coeur de chaque citoyen»…

Le “vent” suivi de “kouri”, jour des funérailles de François Duvalier

Autour du 25 mai 1957, il y avait des officiers «noirs» et d’autres «mulâtres». Après ce «25 mai», François Duvalier fusilla et fit fusiller dans tous les camps! Après le 27 mai 1980, il y eut des pro-mulâtres; c’était l’air du temps. On raconte qu’un fameux magistrat de la capitale décida d’offrir au Champ de Mars, une place publique digne à Alexandre Pétion, «pour se réconcilier avec les mulâtres». S’achemine t-on vers des situations similaires, dans le traitement de certains «dossiers» de l’unique institution chargée de l’ordre public…

Gilbert Mervilus, 21 octobre 2017.

Notes: A côté de l’Ecole haïtienne (Baguidy, Hyppolite, Massillon et consorts), ma génération a toujours admiré le savoir-faire de Mr l’ambassadeur ivoirien Georges Ouegnin. Pendant longtemps, il a été le plus ancien maître de cérémonie du monde.

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