
Précisions majeures du Doyen Cadet
« Article du Nouvelliste — 40% des médecins formés en Haïti travaillent à l’étranger
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Le pays de la bannière étoilée n’est pas l’unique terre d’accueil de nos professionnels de la santé qui ont su réussir l’équivalence américaine. Sans avancer de chiffre, le doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP), le Dr Jean-Claude Cadet, croit savoir que le Canada et les pays de l’Amérique du Sud sont, entre autres, les terres où évoluent nos professionnels de la santé dont la formation a été financée par les contribuables, par le Trésor public.
« Le taux de déperdition est élevé », a expliqué le Dr Jean-Claude Cadet qui, à un moment, a vécu aux États-Unis. Si à une époque, dans les années 1980, le taux de déperdition atteignait 80%, maintenant il est moindre. Il avoisine les 40%. « Avec un niveau aussi bas du budget national alloué au système de santé, nous n’arriverons jamais à absorber le personnel que nous formons », a estimé le doyen de la FMP qui reconnaît qu’après 10 année d’études, un médecin peut se permettre de rêver à une vie meilleure. Mais, le plus souvent, le marché haïtien ne lui offre pas cette opportunité.
Dans le budget 2016–2017, seulement 4,39% sont alloués à la santé. Pour le Dr Cadet, c’est une « condamnation ». Selon lui, 80% des dépenses de fonctionnement de la faculté sont couvertes par des dons internationaux et locaux. Et la FMP arrive à reconstruire son bâtiment détruit par le tremblement de terre de 2010 grâce à un don de l’USAID chiffré à 24 millions de dollars américains. « Un montant qu’on ne saurait trouver dans le budget national », a-t-il ajouté. Il explique que non seulement il nous faut des institutions sanitaires, mais on a aussi besoin de ressources humaines pour les faire fonctionner.[…]»

Source:Le Nouvelliste — 40% des médecins formés en Haïti travaillent à l’étranger, http://lenouvelliste.com/article/174546/40-des-medecins-formes-en-haiti-travaillent-a-letranger
