
Sur la suppression des forces armées
Ecrire, sur la réalité des forces de l’ordre sur notre Ile, est chose délicate. N’importe qui s’aventure toujours à émettre n’importe quoi sur un sujet complexe. Tout faiseur de coups de langue devrait s’abstenir de ce débat-là! Il est subtil; appartient à la macroéconomie savante et invite à s’interroger sur les avancées de la culture du renseignement chez le voisin…
L’auteur traduit un sentiment profond, lequel traverse des secteurs avisés de la société voisine. Gilbert Mervilus, 25 juillet 2017

«Sur la suppression des forces armées
Par Pablo Gómez Borbón — 25 de Julio de 2017- acento.com.do
EXTRAITS:
La suppression des forces armées est une condition pour le développement de notre société. Les raisons ne manquent pas. Tout d’abord, les institutions militaires consomment une part importante de notre budget, laquelle pourrait être allouée à d’autres secteurs qui en ont vraiment besoin. D’autre part, au cours d’une bonne partie de notre histoire, l’armée a créé plus de problèmes qu’elle en a résolus. Il est vrai qu’au cours des dernières années, nous assistons à une certaine institutionnalisation; mais pas complètement. La professionnalisation avance, mais dans les rangs il y a encore des criminels. […]
La suppression ne saurait en aucune façon, constituer une menace pour la sécurité de notre nation.
Selon les statistiques de la Banque mondiale, les forces armées dominicaines consomment environ 0,6 pour cent du produit intérieur brut. Si ce produit était évalué à 71 milliards de dollars en 2016, on pourrait donc avancer que les Forces armées ont eu environ 426 millions de dollars l’an dernier. Et si le budget national peut être estimé à environ 12 milliards de dollars, alors les dépenses militaires représentent environ 4 pour cent du budget. Bien que ces données sont approximatives, elles sont utiles pour montrer que les institutions militaires consomment des ressources non négligeables. Les ressources qui pourraient être investies dans d’autres domaines, essentiels, absolument, pour notre développement.
[…]
Actuellement, il existe 25 pays sans forces armées. Regardons le Panama et le Costa Rica, qui nous ressemblent. Ils ont non seulement une frontière, comme nous, mais deux en réalité. […]. Les fonctions militaires seraient transférées à la police. La lutte contre le trafic de drogue, le contrôle des frontières, par exemple, serait la responsabilité d’institutions spécialisées, qui bénéficieraient du budget alloué antérieurement aux Forces armées. Ni aux Etats-Unis, ni dans l’Union européenne des militaires sont affectés à ces tâches, pour ne citer que ce cas. Il serait même recommandé la création d’une police militaire avec un effectif inférieur à l’armée, la force aérienne et la marine.
La suppression des Forces Armées est une condition pour le développement de notre société. Et exiger le développement national est un devoir civique».

Sobre la supresión de las Fuerzas Armadas http://acento.com.do/2017/opinion/8476926-la-supresion-las-fuerzas-armadas/ vía @acentodiario
Rep. Dominicana. Con más generales que China, Rusia, y estados unidos y no tenemos seguridad ciudadana. Compártelo y se eco de la verdad.
«En République dominicaine, avec plus de généraux que la Chine, la Russie et les États-Unis, nous n’avons pas de sécurité citoyenne. Partagez et faites écho à la vérité»;Roberto Tejeda, 27 de agosto de 2016

