
UMBERTO ECO SUR MON WHATSAPP
Il est sincèrement compliqué et difficile d’évaluer l’impact de l’oeuvre du génial Umberto Eco sur ma génération; là où je vis.

Ce qui m’avait porté à aller voir « Le nom de la rose», c’était d’abord Sean Connery. Puis, je ne suis jamais sorti de cette fameuse bibliothèque.
Ce samedi matin, que je viens d’apprendre le décès de l’auteur, je commentais à des amis,«[…] la compagnie de téléphone fait bien les choses. Elle nous interdit de parler. J’ai eu une catastrophique conversation avec la directrice de la distribution(?) d’eau, dans mon secteur. Une impression de lame de razoir qui coupe l’air à chaque mot; pourtant il y a dans l’atmosphère comme un parfum de rose, ce matin; bref, si vous passez dans l’aire du peuple (mon voisinage…), on en parlera».
Né dans un pays où la quête d’érudition a provoqué mille gigantesques catastrophes en communication, j’évite carrément le côté savant de l’oeuvre. D’ailleurs, c’est en rébellion absolue, contre la mystificatrice allure de moine médiéval des uns, que j’ai décidé de remercier Umberto Eco sur Whatsapp.
Ah oui, un jour que je n’avais pas d’argent sur mon compte pour envoyer des sms, j’ai découvert Whatsapp! Magique.
Par toute une grande série de complexités chronologiques magnifiques, le roman, est parvenu à mes mains en espagnol, peu de temps après le film (version française).

Enfin, presque 30 ans après, je me sens toujours dans «cette» bibliothèque!
Gilbert Mervilus, 20 février 2016
Photos: Umberto Eco,www.nytimes.com ; Le nom de la rose,tanukiwo.free.fr
