UN 26 AOUT, JULIO CORTAZAR S’INSTALLE PARMI NOUS, ÉTERNELLEMENT

De la petitesse du coin où je vis, il est parfois absurde de prétendre parler des grands; vraiment grands!
Car, cette même petitesse produit tant de voltigeurs que nous avons fini par avoir l’illusion de vivre parmi des créateurs authentiques.

J’ai lu Rayuela , très jeune.

Je l’ai fait avec un truc: je m’asseyais, entouré de tous mes amis imaginaires de la Calle Corrientes et nous discutions sur des chapitres, souvent difficiles à saisir! C’est que Rayuela est complexe. Avec l’impression de danser un tango au Vatican, en plein conclave de cardinaux, sous Tequila mexicaine.
En cas de pépin, demandez à Ernesto Guevara de sortir son pistolet, en criant vers la Chapelle Sixtine: Viva Evita.
Ah, si vous avez été amoureux d’Evita (comme moi), l’ombre de son parfum, vous tiendra compagnie.

En fait, certains parmi nous ont aimé le livre-monument parce qu’ils ont un quelque chose d’indéfinissable qui les lie à l’Argentine spirituelle; cette même Argentine de El Hacedor (Borges), capable de vous accompagner à travers toute l’histoire universelle.

En vérité, je ne me rappelle plus par quel chapitre j’avais commencé. Mais avec les souvenirs de trois relectures, et étant assagi, je me permets de vous confier, que j’ai pu suivre Horacio, Sybille et tout ce qu’il y a autour d’eux, comme s’il s’agit d’un match entre l’équipe du Pape François et celle de Maradona; Juan Domingo Perón, comme arbitre.

D’autres ont adoré les palpitations et parfums parisiens du chef-d’oeuvre (Jardin du Luxembourg!); de la petitesse du coin où je l’ai lu, c’était une autre dimension de fervor de Buenos Aires (Borges). 
En peu de mots, Rayuela (Marelle) de Julio Cortázar nous a aussi appris à mieux cerner les belles choses de la vraie vie : «Andábamos sin buscarnos pero sabiendo que andábamos para encontrarnos» .

Gilbert Mervilus
26 août 2016

Notes: Marelle (en espagnol :Rayuela) est un roman de l’écrivain argentin Julio Cortázar publié en 1963, traduit par Laure Guille Bataillon (roman) et Françoise Rosset (essai). C’est l’une des œuvres centrales du boom latino-américain. Julio Cortazar (26 août 1914 à Ixelles (Belgique) et mort le 12 février 1984 à Paris ) invente le roman interactif. Faisant preuve d’un talent novateur dans la construction du récit, multipliant les perspectives narratives et chamboulant la chronologie, l’auteur argentin fait acte de création, offrant au roman une nouvelle dimension. Wikipedia & Babelio

Photos: Julio Cortázar, gettyimages; Julio Cortázar y Gabriel García Márquez, en Roma, en 1974, durante una reunión; vcc.cl ;portada Rayuela,cultura.elpais.com ;

Originally published at plus.google.com.

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