VIVRE DANS LA CONFUSION DEPUIS LE 21 AOUT 1934

Haiti reste, certes, un pays à l’histoire compliquée. Avec le temps, on se rend compte que le mal vivre au quotidien, est l’art de survie le plus élégamment pratiqué. Entre l’utilisation abusive du jargon à la mode, et les confusions dans le calendrier…

Calixte remplace Vogel…

Mardi 21 août 1934:Les marines quittent Haiti sans avoir réussi à consolider la démocratie, Wikipédia, août 1934.

«Célébration officielle de la fin de l’occupation américaine: Avec le départ des dernières unités visibles de l’armée américaine une semaine plus tôt, l’occupation, après 19 ans, avait virtuellement prit fin. Le gouvernement de Sténio Vincent avait voulu célébrer par une série de cérémonies et d’activités marquer l’événement réservant toutefois ce jour pour les festivités officielles qui débutèrent par un Te Deum». Haiti-Référence.

«En 1959, alors que le président F.Duvalier est soigné à l’hôpital pour une crise cardiaque, un commando tente de débarquer sur l’île. Le chef de la police secrète, Clément Barbot, fait alors appel à la marine américaine pour empêcher l’opération », Wikipédia, François Duvalier

1958, « (…) Faisant suite aux conversations qu’a eues William Wieland (State Departement), les Marines délèguent une mission temporaire dirigée par le major James T. Breckenridge. Celle-ci est chargée de mener à bien un projet pilote. Selon ses termes les recrues de l’armée haïtienne doivent recevoir un entraînement d’une durée de trois mois dispensé par les instructeurs américains. Ces derniers sont au nombre de dix. Au printemps précédent, une mission d’étude des Marines avait conclu qu’un tel projet était réalisable. On va donc essayer de traduire l’idée en pratique. Lors de la célébration du cent trente-huitième anniversaire de la fonction des Marines, Phillip Williams, le chargé d’affaires américain, fait remarquer à ses hôtes que la requête du gouvernement haïtien démontre la haute estime dans laquelle celui-ci tient leur corps d’élite (souligné par Morisseau Lazarre ).

« (…) Au bout d’un mois, le général Mangrum arrive des États-Unis en voyage d’inspection. Il veut se rendre compte des progrès réalisés par les instructeurs. On fait donc évoluer les troupes haïtiennes qui font une démonstration de leur science nouvellement acquise en présence de leurs officiers, des Marines et aussi d’une foule de curieux attirés par l’événement. Après quoi c’est le général Flambert qui décore personnellement le général Mangrum, le colonel Croizart, le major Breckenridge et le capitaine Williams. Chacun se voit conférer l’ordre du Mérite militaire, fondé par Dessalines (souligné par M.Lazarre). L’ironie du geste n’échappe pas aux Haïtiens ».Morisseau Lazarre; moycorner

Précisons, autour de la présence militaire américaine en Haiti: Occupation militaire par les Marines le 28 juillet 1915. Les troupes américaines partirent le 21 août 1934. Les États-Unis maintiendront cependant leur contrôle sur les douanes jusqu’en 1946. Presque même chose à l’Ecole militaire, devenue Académie militaire d’Haiti en novembre 1943; premier directeur haitien, major Antoine Levelt.

Débarquement le 19 septembre 1994 jusqu’au 31 mars 1995 : Uphold Democracy

Nouveau débarquement des Marines le 24 février 2004, jusqu’au 25 juin 2004 
 
Débarquement « humanitaire », suite au séisme du 12 janvier 2010. [13 janvier- 24 mars 2010]
L’opération Réponse unifiée (Operation Unified Response) est une intervention militaire à visée humanitaire menée par l’armée américaine à la suite des évènements du tremblement de terre d’Haïti de janvier 2010. L’opération s’effectue sous le commandement du général Douglas M. Fraser, commandant de l’United States Southern Command à partir du 18 janvier 2010, date à partir de laquelle 10 000 militaires sont déployés pour une durée prévue de 90 jours.

Il s’agit de la quatrième intervention militaire américaine en Haïti après l’occupation de 28 juillet 1915- 21 août1934 Notes de Wikipédia & Gilbert Mervilus

Gilbert Mervilus
21 août 2016

Notes:«Faustin était sergent-chef de l’United States Marine Corps, lorsqu’il arriva à Haïti, en 1915, au moment de l’intervention militaire américaine dans ce pays qui dura jusqu’en 1934. Faustin Wirkus se proposa alors pour une affectation sur l’île de La Gonâve. Nommé lieutenant, il fut envoyé sur celle-ci pour une période de trois ans.

Une prêtresse respectée par la population règne sur ce territoire, entourée de sa cour. Elle entre en contact avec cet étranger qui porte le même prénom que l’ancien empereur d’Haïti Faustin Ier, mort en 1867. Or, selon les croyances vaudous, il était dit qu’un nouvel empereur, réincarnation de l’empereur défunt, débarquerait un jour sous le nom de Faustin II. La prêtresse et ses disciples vont croire en l’arrivée de ce nouvel empereur en la personne de Faustin Wirkus. Ce dernier, d’abord étonné, va s’accommoder de cette situation inédite en bonne entente avec la prêtresse et la population. Considéré comme souverain, il va ainsi régner pendant trois ans sur cette île. Ses supérieurs militaires seront même satisfaits de son travail d’administrateur à La Gonâve. À la fin de son séjour militaire, il quitte l’île et fait ses adieux à la prêtresse, ainsi qu’à l’ensemble de la population insulaire. Il ne reviendra jamais à Haïti. Une fois retraité de l’armée, il écrit cette aventure dans un livre intitulé Le Roi blanc de La Gonâve (titre original : The White king of La Gonâve). Il meurt en Pennsylvanie dans la ville d’Hazleton en 1945». www.mhaiti.org
 
Photos: Président François Duvalier & Colonel Heinl, Corbis; F.D.& Capt. Ralph Shifley; Faustin II et la mambo (prêtresse) Ti Mèmenne, www.mhaiti.org

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