En 2015, Valls a signé la motion anti social-libéral de Cambadélis

En 2015 70% des militants PS y compris Valls ont approuvé la motion A de Cambadélis dans laquelle il y avait écrit en toute lettre :

L’avenir n’est pas le social-libéralisme. Car à la fin, il reste le libéralisme sans le social.

Et puis sans l’égalité, sans la solidarité, sans les services publics, sans la protection sociale, le libéralisme n’est pas une liberté, mais un asservissement du faible par le fort, du démuni par le nanti, du créateur par le financier, du mérite par l’héritage, de l’effort par la rente. Une course sans fin au profit. Une tyrannie du court terme. Un consumérisme grégaire. Le règne du chacun pour soi. On spécule sur tout, y compris sur les aliments. Tout se marchande, le travail, la santé, les retraites, jusqu’aux corps eux-mêmes.

C’est donc une preuve supplémentaire du mensonge de la manipulation et de la trahison des Vallistes et Hollandistes/Macronistes envers le PS.

Il n’est pas besoin de dire que les autres militants ont voté principalement pour la motion des frondeurs. Donc le PS est bien à 100% anti social-libéral contrairement à ceux que certains dirigeants veulent faire croire.

Voici l’article complet de la motion A d’où cette extrait est tiré :
POUR UNE NOUVELLE SOCIAL-DEMOCRATIE

Les Français attendent des solutions, mais ils sont aussi en quête de sens. Il nous faut aussi aborder la deuxième partie du quinquennat avec les idées claires sur la société que nous voulons bâtir.

La social-démocratie s’était fixée, par un compromis entre l’Etat et le marché, l’objectif de construire un Etat-providence. Avec la mondialisation, le marché a pris le dessus sur les Etats. La crise de 2008, la plus grave depuis 1929, a montré que la troisième voie n’en était pas une pour la gauche. L’avenir n’est pas le social-libéralisme. Car à la fin, il reste le libéralisme sans le social. Et puis sans l’égalité, sans la solidarité, sans les services publics, sans la protection sociale, le libéralisme n’est pas une liberté, mais un asservissement du faible par le fort, du démuni par le nanti, du créateur par le financier, du mérite par l’héritage, de l’effort par la rente. Une course sans fin au profit. Une tyrannie du court terme. Un consumérisme grégaire. Le règne du chacun pour soi. On spécule sur tout, y compris sur les aliments. Tout se marchande, le travail, la santé, les retraites, jusqu’aux corps eux-mêmes.

L’avenir ce n’est pas non plus défendre les idées d’hier, forgées par des concepts d’avant-hier. Il ne s’agit pas d’abandonner nos principes, nos valeurs, nos idées. Il s’agit de leur donner une nouvelle jeunesse en les confrontant à la réalité. Ni libéral, ni conservateur, l’avenir du socialisme est dans le renouveau. Il est dans une social-démocratie refondée. Une nouvelle social-démocratie bâtie sur un nouveau compromis entre l’Etat et le marché, qui reconnaît les bienfaits du marché, mais lui fixe des règles nouvelles. Le bien-être plutôt que le tout-avoir, la préservation de l’avenir plutôt que le profit immédiat, la coopération avant la compétition.

Ce nouveau compromis doit marquer le retour de l’Etat, mais pas un retour en arrière, pas un Etat qui s’occupe de tout, un Etat moderne, plus stratège, plus audacieux et imaginatif pour oser produire du progrès social et écologique face au déclin, un Etat plus personnalisé pour répondre aux aspirations de chacun. Un Etat plus décentralisé et en même temps mieux organisé aussi à l’échelle supra-nationale, en Europe et dans le concert mondial, pour réguler la mondialisation, protéger les biens communs, l’accès à l’eau, les océans, les forêts, la biodiversité, le climat, le patrimoine, les droits humains fondamentaux, la paix.

La nouvelle social-démocratie doit reposer davantage sur les citoyens, leurs mouvements syndicaux, associatifs et coopératifs, et sur tous ceux qui expérimentent et défrichent de nouvelles façons d’agir, de produire et de vivre ensemble.

Et au-delà des valeurs durables du socialisme, l’égalité sans laquelle il n’y a pas de liberté, la laïcité, l’internationalisme, le féminisme, le progrès social et écologique, la nouvelle social-démocratie doit porter l’idée d’une société bienveillante.

Une société bienveillante, c’est une société de droits et de devoirs, à la fois attentive à chacun et demandant à chacun d’être attentif aux autres : le respect des règles, bien sûr, le sens des limites, aussi, face à tous les extrémismes et à tous les obscurantismes, mais également le goût du commun, du partage, le soin des autres, l’attention aux générations futures.

Donner un sens à l’action pour le pays, mettre de l’engagement dans chacune de nos vies, bâtir du commun, voilà qui donnera une force nouvelle à la France.

Voici le lien vers la motion Complète 
http://congres.parti-socialiste.fr/motions/motion-a-le-renouveau-socialiste

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