A mon père

Ce billet devait représenter le premier d’une série sur les hommes de ma vie. 
Mais ce jour je le livre parce que tel un feu qui consume mon âme, il me tardait de libérer ses écrits.

Ce jour 30 Août, se ferme 18 années que tu as quitté cette terre. 18 années que j’apprends à vivre sans toi, 18 longues années au cours desquelles j’essaye tant bien que mal de me remémorer ton visage pour éviter que le temps à jamais ne l’efface.

Aujourd’hui je me livre à un exercice pas très courant pour moi. Je parle de toi papa. Joseph Basile Accrombessi, de si loin que je me rappelle tu étais noir de teint, le visage garni d’un beau sourire, pas très grand de taille, mais très généreux et avec beaucoup d’humour.

Du haut de mes 07 années je t’ai peu connu, mais je garde au fond de moi, telle une lumière qui me guide au quotidien, les doux souvenirs de ces années et les anecdotes racontées par ceux qui l’ont longtemps côtoyé.

Papa, je me demande encore et encore comment se passe ta vie dans l’au delà? Vois tu mes réussites, mes échecs? Entends-tu mes pleurs, mes supplications?

Te rappelles-tu de nos virées pour aller prendre de la crème glacée sans que maman le sache? Des fois où tu m’accompagnais à l’école? De ces fois où fièrement tu me présentais à tes amis?

Papa j’avais à peine conscience de ce que c’était que la mort quand tu es parti, j’étais beaucoup plus préoccupée par les jeux et par les friandises. Ce n’est que plus tard, face à les viscissitudes de la vie que j’ai compris combien de fois la présence d’un père était importante. Les coups de la vie sont parfois durs, portés par ces personnes qui jadis nous étaient chères. Certains de ces coups nous font parfois sombrer dans le désarroi total. Et c’est à ces moments que mon envie de me retrouver dans tes bras se fait plus que jamais sentir. C’est à ces moments que je puise ma force sans ton courage et dans ta capacité à faire face aux obstacles avec ton sang froid.

Je voudrais que tu saches papa, combien tu me manques. Je voudrais que tu saches combien j’aurais voulu que tu restes encore un peu plus auprès de moi. Je voudrais que tu saches combien je m’en veux de ne pas avoir prié jour et nuit le ciel de te délivrer de cette maladie. Je voudrais que tu saches combien ma désolation est grande quand je pense à toutes ces vacances passées loin de toi. Mais aussi et surtout je voudrais que tu saches combien je te suis reconnaissante d’avoir choisi maman comme mère pour moi, car elle joue à perfection son rôle. Je voudrais pour finir qu’en ce jour spécial ce message te parvienne pour que tu saches combien je t’aime!

J’espère te rendre un jour fier!

Repose en paix mon lion! Mes regrets pour toi resteront éternels.

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