Je ne suis pas vraiment d’accord.
Luc Landrot
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En recherche, c’est la différence entre positivistes (qui pensent à une réalité propre qu’on tente de comprendre) et interprétativistes (qui donnent sens aux choses et pour qui la réalité n’existe pas). Effectivement, ce sont deux extrêmes où peu d’entre nous se placent, on pourrait y voir un spectre sur lequel tout le monde s’étale.

Mais depuis que j’ai étudié le zen bouddhisme, je fais définitivement partie des seconds. Il y a des façons de penser la souffrance, de s’y faire, parfois de la faire disparaître (à ce sujet, Alan Watts a fait une longue interview qu’on retrouve sur YouTube, «how to deal with pain»). Est-ce alors toujours de la souffrance ? Je pense que la marge de manœuvre est tellement importante que l’on peut ici se permettre d’être catégorique. En revanche, je ne comprends pas ton dernier point. Pour moi, si tout est relatif alors rien est grave, et si rien est grave, nous sommes enfin en confort avec nous mêmes, ce qui nous permet de nous tourner vers les autres. Parce que regarder son nombril c’est signe de ne pas avoir confiance en lui. Ce sont nos inquiétudes et nos insécurités qui nous tournent vers nous mêmes, et l’on se protège par la construction d’un égo à la taille de ces inquiétudes. Alors, comprendre que rien n’est vraiment grave, ça calme, et on peut enfin détendre notre égo.

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