[PRESSE] Le label de la Grande école du numérique s’impose dans l’écosystème de la formation professionnelle

Copyright, Alain Potignon

Dans le cadre des « 10 000 formations au numérique » du Plan d’investissement dans les compétences (Pic), les 347 nouvelles formations labellisées par la Grande école du numérique s’engagent à former 12 000 personnes d’ici fin 2019.

Chargé de piloter, conjointement avec Pôle emploi, le programme « 10KNum » (https://travail- emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/10-knum-10–000-formations-au- numerique), ce réseau créé par le gouvernement en 2015 a su imposer son label et impulser des initiatives innovantes. « Notre approche se veut à la fois agile et exigeante. Nous avons fait émerger une nouvelle offre sur tout le territoire en encourageant l’innovation pédagogique et la créativité. Au total, nous avons labellisé 750 formations dont nous évaluons chaque année les résultats », déclare Samia Ghozlane, directrice de la Grande école du numérique. Ce label est aujourd’hui reconnu par les entreprises, les financeurs et les apprenants.

Des entreprises engagées

Victime de son succès, il intéresse de plus en plus les organismes de formation. « En dehors des trois appels à labellisation, nous recevons de plus en plus de demandes de labellisation. Aujourd’hui, nous n’avons ni la vocation ni les ressources pour les traiter. Nous sommes plutôt dans une logique de consolidation. Mais demain, cela pourrait faire partie de nos axes d’évolution », confirme Samia Ghozlane qui anime une équipe d’une petite quinzaine de personnes appelée à s’étoffer. Concentrée sur sa mission d’inclusion de jeunes peu ou pas qualifiés, ni en emploi, ni en formation (les Neet), des femmes et des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la Ville, la Grande école du numérique a su convaincre de grandes entreprises séduites par des parcours d’apprentissage adaptés à leurs besoins. Le groupe Capgemini s’est ainsi engagé à recruter chaque année 10 % de candidats issus de ses formations labellisées, ce qui représentait plus de 600 personnes en 2018. Et c’est loin d’être un cas isolé. La Société Générale, Google, Microsoft ou encore Orange, mais aussi des start-ups et la métropole de Saint-Étienne lui font confiance et embauchent ses apprenants. Autre reconnaissance, celle des financeurs. « Nous avons travaillé avec la région Hauts-de-France sur l’instruction des dossiers dans le cadre de leurs appels d’offre », illustre Samia Ghozlane.

Des leviers d’innovation

La capacité à travailler en partenariat avec tous les acteurs constitue un levier d’innovation et un des critères clés pour être labellisé. « Nous demandons comment la formation s’inscrit dans l’écosystème », confirme Samia Ghozlane. L’organisme de formation Simplon a ainsi travaillé avec Microsoft sur un parcours de 7 mois de formation théorique puis de 11 mois d’intégration dans une entreprise partenaire du géant de l’informatique avec, à la clé, une certification délivrée par Microsoft. En matière d’innovation pédagogique, le label a fait ses preuves. « Outre l’exigence d’un accompagnement socio-professionnel personnalisé pouvant aller jusqu’à 60 heures, nous sommes très attentifs aux méthodes d’apprentissage déployées dans la formation », précise Samia Ghozlane. Elles doivent être « engageantes », favoriser l’autonomie, la prise de risque et l’adaptation dans un secteur où les rotations technologiques sont de plus en plus rapides. Les stagiaires y apprennent à apprendre, passer d’un langage informatique à l’autre et travailler en mode projet. Des compétences très appréciées par les recruteurs.

Rédigé par Catherine Trocquemé, Centre Inffo (https://www.centre-inffo.fr/author/catherine). Publié le 15 mars 2019 sur centre-inffo.fr