Encore un mois de Novembre à entendre une bonne dizaine de fois “Quoi tu ne fais pas Movember ?”, “Ben tu te laisses pas poustache ?”, “Encore un qui est trop fier pour se taper la honte avec nous.”

Ce qui est assez drôle quand on demande aux gens pourquoi ils font Movember, c'est que la plupart ne savent même pas que le mouvement d'origine est de déclencher un élan de soutien envers la recherche contre les maladies masculines (on prend souvent le cancer de la prostate comme exemple). Au final pour ces gens là, quel est le but …


Auprès de mes proches, après quelques échanges à l’Université Catholique de Lille ou régulièrement, lors de conférence, à l’évocation du statut des Tilleuls, une SCOP, les premières réactions sont toujours les mêmes :

Ça ne pourra pas marcher votre machin quand vous grossirez.

De toutes façons, votre truc, c’est juste une utopie gauchiste.

Pour replacer les choses dans leur contexte, je vais revenir brièvement sur ce qui définit cette forme d’entrepreneuriat collaboratif. Une Scop, c’est une entreprise comme les autres où les décisions importantes sont prises par un collectif d’actionnaires plus ou moins nombreux. La différence c’est que chez Les-Tilleuls


— Dis-moi Angular, ça fait combien de temps qu’on se connait ? Oui, je sais… C’est idiot, comme question. Tu ne le sais sans doute pas. Comment pourrais-tu le savoir d’ailleurs ? J’ai craqué pour toi quasiment au premier regard quand toi, de ton côté, tu m’ignorais. Encore aujourd’hui je me dis parfois que tu m’ignores… C’est vrai au final après tout. M’as-tu, ne serait-ce qu’une fois, regardé ?

Tu es arrivée de nulle part en 2009. Tout le monde ne parlait que de toi, de ton regard neuf sur le métier, de ton côté visionnaire, des volutes de fraîcheur…


Just do

Depuis plusieurs années, Clément Plou et moi-même, travaillons à l’affinage de nos méthodes de travail, notamment pour ce qui concerne le développement frontend. Nos recherches nous ont amené à utiliser une méthodologie de travail basée sur le confort : éviter de répéter continuellement les mêmes tâches rébarbatives, mais également éviter d’avoir à commencer un projet par un gros nettoyage de printemps (oui, c’est toi que je regarde Bootstrap). L’idée était de trouver un équilibre juste entre le trop et le rien du tout. …


Opération : nettoyage de printemps

Si comme moi vous utilisez Grunt (ou un équivalent) pour gérer l’automatisation de votre workflow : compilation des pre/post-processeurs, minification, synchronisation des supports, génération de documentation, etc. ; vous vous êtes sans doute déjà retrouvés confrontés à un fichier de configuration imbitable d’une centaine de lignes. Mon côté maniaque saurait vous vanter que les choses ne sont jamais aussi belles que quand elles sont rangées dans de petites boîtes bien alignées, mais laissez-moi plutôt vous présenter, de façon plus pragmatique, une méthode qui rendra la configuration de votre grunt beaucoup plus modulaire, lisible, maintenable, réutilisable… rangée quoi !!!


Devenez maître de votre temps.

Certaines journées défilent et laissent en bouche un goût d’inachevé. Sept heures de travail viennent de passer et entre les appels de clients, les questions des collaborateurs, le petit détour quasi obligatoire par Facebook ou autres, j’ai l’impression de n’avoir rien accompli.

Ça vous parle ? A dire vrai, ça parle à la plupart d’entre nous puisque l’Homme est un lifophile acharné. Que l’on soit de nature chevronnée ou distraite, nous avons tous de formidables capacités de concentration. Concentration que nous gâchons souvent en papillonant, en multipliant de longues et éreintantes sessions de travail ininterrompues, … Quand nous ne nous…


A l’abordage !

Sans attendre que les corps refroidissent complètement, les charognards se ruent... Quelques heures à peine nous séparent du plus grand rassemblement jamais vu en France que les plus avides de nos politiciens jouent déjà des coudes pour imposer leur vision d’une France où nos libertés seraient amoindries.

A-t’on assisté aux mêmes manifestations ces derniers jours ? Toutes ces personnes réunies avec des panneaux “Je suis Charlie”, le faisaient-elles dans l’idée de commettre les mêmes erreurs que les Américains, guidés à l’époque par la peur et qui le regrettent en grande partie aujourd’hui ? Voulaient-elles abandonner à jamais leur…


une rencontre anodine parmi tant d’autres

Il est là, assis en face de moi, la nuque droite, le front relevé, les yeux méprisant scrutant les autres passagers, prêt à bondir sur le moindre d’entre eux qui en appellerait à la bienséance. Son sourire en coin, satisfait, lance un défi à quiconque d’affronter son regard alors qu’il accomplit sa besogne. D’un énorme index noueux, il se cure le groin en quête d’on ne sait quel trésor. A voir sa mine enjouée, je pense qu’il a déniché quelque chose qu’il garde jalousement, tapi au creux de sa main. Le filon doit être bon, il y retourne déjà.


une rencontre anodine parmi tant d’autres

Ses yeux mi-clos parcourent lentement l’ensemble de ses amis. Assise au milieu d’eux, aussi présente qu’absente, elle les couve d’un regard envieux, vide de jalousie empli du désir d’être une autre, d’être comme les autres, de faire partie d’un tout qui lui sera à jamais inaccessible. Elle a renoncé depuis longtemps à ce rêve mais la résignation est une lente agonie. A l’abri des autres, elle ferme une dernière fois les yeux.


une rencontre anodine parmi tant d’autres

Les côtés du crâne rasés, les cheveux restant, blonds décolorés, plaqués en arrière, un tatouage incompréhensible redessine le col de son marcel qui laisse apparaître quelques poils naissants, les bras constellés de grains de beauté façon Jackson Pollock, ornés de bracelets de force à l’effigie de tête de mort. Il est beau mon spécimen ! La dernière touche du tableau, celle qui finit le travail, réside sans doute dans ses chaussures argentées à ailettes, sans doute un hommage à Hermès que nous pauvres badauds ne pouvons comprendre. La farde qu’il porte dans le dos n’est qu’un indice de plus, pour ceux qui décryptent lentement. Soyons clairs, nos étudiants esthètes cherchent tellement à être différents qu’ils se ressemblent tous. Il est beau mon spécimen. Il est beau mon mouton d’Art.

Grégory Copin

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