Vis ma vie de digital nomad — 1

J’écris cet article depuis Valence, Espagne. On est aujourd’hui le 1er Octobre. Il est actuellement 10h00 et il fait déjà 21° dehors ; un grand soleil, aucun nuage.
L’objectif n’est pas de vous rendre jaloux (bon, un peu quand même), ni de jouer au commandant de bord, mais de vous partager les débuts de ma vie de digital nomad.
Digi… Quoi ?
Pour ceux qui seraient là par hasard sans savoir ce qu’est un digital nomad, voici la définition du Wikipédia anglais (n’allez pas sur le français, il est chelou) :
Digital nomads are a type of people who use telecommunications technologies to earn a living and, more generally, conduct their life in a nomadic manner. Such workers often work remotely from foreign countries, coffee shops, public libraries, co-working spaces, or recreational vehicles.
En gros, un digital nomad est quelqu’un qui travaille via des outils numériques (ordinateurs, tablettes, …) tout en étant nomade (plus ou moins).
Mon cas — Le déclic
Moi, je suis développeur. Un des métiers grâce auquel la vie de digital nomad est accessible.
Donc je suis développeur depuis 6 ans, spécialisé dans les technos JS (front ou mobiles).
Depuis mon premier road trip en 2015 (j’avais 22 ans), j’ai choppé la bougeotte. Impossible pour moi de rester en place dans une ville sans m’ennuyer à mourir au bout de quelques mois. Même si je ne voyageais pas à l’étranger, j’avais souvent besoin de changer d’air.
Mais, comme la plupart des personnes, je suis entré dans le moule : un CDI, un appart’, une copine. Cette vie ne me satisfaisait qu’à moitié mais bon, c’est pour ce genre de vie qu’on est conditionné donc, fallait faire avec.
Sauf que…
Mai 2018, première étape : je deviens freelance, en micro-entreprise. J’en avais marre de la façon dont les boites fonctionnaient, de la hiérarchie et aussi, j’ai appris le TJM que l’ESN par qui j’étais employé facturait… Donc j’ai posé ma dem’, et j’ai créé ma structure.
Octobre 2018, deuxième étape : ma copine me quitte. Quelques semaines plus tard, je réalise que plus rien ne me retiens ici, et que je peux partir sans problème maintenant.
Je donne quelques formations, fait quelques missions histoire d’économiser de l’argent pour mon lancement.
Septembre 2019, troisième étape : je me sens enfin prêt. J’ai rendu mon appart’ et économisé assez d’argent. Je n’ai toujours pas de mission en full remote mais hé, fait chier d’attendre, je veux me barrer, je verrai sur place. Donc je me barre.
Les débuts — L’organisation
Je suis quelqu’un de très organisé, j’aime tout préparer au poil de cul. Donc j’ai fait beaucoup de recherches, sur quoi emmener avec soi, où partir, avoir le maximum d’infos.
40L — 9,2kg — taille cabine. Mon sac à dos ; toute ma vie dedans. Je ne vais pas lister tout ce que j’ai dedans, ça serait trop long, mais allez voir ici pour avoir une idée.
Ok, tout est prêt. Maintenant, où aller ? Asie du sud-est, comme la plupart des digital nomads ? Pourquoi pas. Mais j’ai choisi l’Europe pour commencer. Déjà, parce que c’est pas trop loin, et aussi parce que c’est pas trop dépaysant culturellement parlant pour une première expérience.
Mon choix se porte sur l’Espagne. Mon espagnol est niveau collège en première semaine de LV2 mais l’Espagne a plein d’avantages. La météo, la plage, les filles…
Bref. Je fais mes réservations :
- Train Angoulême-Bordeaux Ouigo : 10 €
- Navette gare-aéroport à Bordeaux : 8 €
- Avion Bordeaux-Valence avec Ryanair : 24,99 €
Même pas 43 €. Les calculs sont bons, Kévin.
Mon arrivée — Ma vie là-bas
J’arrive à Valence un lundi soir, vers 21h30. J’ai réservé un hôtel Ibis à côté de l’aéroport pour éviter de galérer avec le métro dès mon arrivée (en fait, le métro de Valence est très cool).
Dès le lendemain, je me rends dans mon Airbnb. C’est une petite chambre chez l’habitant, dans un quartier très calme de Valence (à côté de l’arrêt de métro Patraix, pour ceux qui connaissent). Je l’ai choisi parce qu’il y a un bureau dans la chambre (et que c’était pas cher, j’avais pas de client, faut pas l’oublier).
Je prévois de rester deux semaines à Valence (j’y suis toujours quand j’écris ces lignes), et c’est une ville très cool. Safe, propre, ensoleillée, avec plein de parcs et la plage…

J’ai pas de taf, donc j’en profite. Je travaille le matin sur mes projets perso (ce blog, mon blog Devenir Développeur Freelance, mon appli Dragon Radar, démarchage de prospects) ; et les aprèms, je visite la ville sous son soleil 😎.
Débuts parfait de ma vie de digital nomad donc… Mais…
Les premiers revers
Aïe aïe aïe… Évidemment je savais que la vie de digital nomad n’était pas aussi cool que les photos sur insta (la meuf en bikini qui travaille sur son ordi au milieu de la plage oubliez, hein), mais je suis plus rapidement frappé par les premiers revers que ce que j’aurais pensé…
La barrière de la langue encore, ça passe. À part des employés de supermarchés, on ne m’a presque pas parlé en espagnol. Un “Sorry, I don’t speak Spanish” faisait l’affaire.
Non, ça a été la solitude qui m’a rattrapé. Je suis introverti et ai une légère anxiété sociale. Alors à voyager seul dans un pays étranger, on se sent vite isolé.
Bon, j’ai quand même eu quelques échanges avec d’autres êtres humains. Un date Tinder avec une Française notamment (Élisa si tu passes par là, on ne sait jamais ! C’était sympa, tu voulais qu’on se revoit mais tu m’as ghosté. Pas cool.)
Et ce soir, j’ai un autre date Tinder avec une Espagnole. Elle ne parle presque pas anglais. Avec mon niveau d’espagnol ça va être fun. Dommage, j’écris cet article avant, mais je raconterai sûrement l’aventure sur mon Twitter (hop, petite pub gratuite). Bon, à vrai dire ça ne me fait pas trop stresser, ça bien s’passer.
Espérons que ça m’aide à vaincre ma solitude !
La suite
Voilà ou j’en suis aujourd’hui. Qu’est ce qui va se passer ensuite ?
Dans quelques jours (le 6 octobre), je pars vivre un mois dans un espace de co-living un peu plus au Sud de Valence. Le co-living c’est, en gros, le mélange entre une grosse coloc’ et un espace de coworking. Beaucoup de digital nomads s’y retrouvent, notamment pour ne pas ressentir cette solitude, justement.
C’est là-bas que je compte réaliser les deux objectifs que je me suis lancés en venant en Espagne :
- Apprendre l’espagnol 🇪🇸
- Apprendre à surfer 🏄♂️
Mais aussi faire du networking, rencontrer de chouettes personnes et se faire des potes 🙂
Et puis en novembre, on verra où le vent me mènera…
J’espère que ce post vous a plu. Je pense que je ferai un update de ma vie de digital nomad tous les 3 ou 4 mois. Je sais que cette vie intéresse pas mal de monde, et j’ai envie d’en parler sans filtre, de la manière la plus objective possible.
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