Le jouet


Elle était jolie, douce et libre. Ses courbes, si bien dessinée. Ses hanches, si bien marquées. Son visage, si jeune et si fin. On imaginait facilement, derrière son léger pull, une poitrine ferme, rebondit et généreuse. On apercevait son nombril, ses reins, sa peau mat et bronzée, intacte et harmonieuse.

Puis, en abaissant un peu le regard, on observait ses jambes, élégantes et élancées, fluide comme un morceau de piano. Ses fesses callipyges, découlant de ses hanches galbées, étaient bombées, rondes et rebondies. Et on sentait son parfum, léger encore une fois, doux et sucrée. Enivrant, son parfum s’incrustait aux creux des narines.

Ses écouteurs vissés dans ses oreilles, assise, seul dans le RER, les yeux fermés, elle s’apprêtait à rejoindre ses amies.

Le RER s’arrêta, les portes s’ouvrirent et un jeune homme entra. Il se dirigea vers le wagon dans lequel se trouvait la jeune fille puis, calmement, il s’assit à côté de la jeune fille. Elle ouvrit les yeux et le regarda. Le jeune homme se tourna vers elle et appuya sa main sur sa cuisse. Elle le repoussa violemment.

Alors, le jeune homme se colla à elle, appuyant de plus en plus son flanc sur le sien. Collée à la paroi du RER, son cœur s’emballait, c’était tout son corps qui tremblait. Elle essaya de se lever, mais une fois debout, il se mit debout à son tour et la poussa sur les sièges d’en face.

Les joues mouillées, noircies par son maquillage, elle tremblait, elle se demandait ce qui allait se passer, qu’allait-il lui arriver ? Elle le devinait…

“ Sale pute ! “, il lui mit une baffe qui marqua sa joue. Sa ceinture défaite, il baissa son pantalon puis son caleçon, faisant apparaître sa fierté, laissant voir l’arme avant le crime. “ Tu m’excites ! “, il lui arracha ses vêtement et par la même occasion sa pudeur, sa dignité et bientôt sa virginité. Immobile, elle aurait voulu crier, courir, voler… Impossible… Il la tenait, elle était à lui, son objet, son jouet pour quelques minutes.

Comme un chien avec sa balle, il joua violemment avec elle, jusqu'à ce qu’elle soit complètement détruite. Il s’habilla, mit sa capuche. Une fois le RER arrêté, il sortit. Laissant là chaque morceau de la jeune fille brisée.

Assise, inanimée, blanche, un visage inondé de larme, nue, le monde venait de s’écrouler.