Happy Time #8 : Altruisme

#EMMA #ALTRUISME
« Tout bonheur en ce monde vient de l’ouverture aux autres, toute souffrance vient de l’enfermement en soi-même. » Bouddha

L’altruisme est une intention, un état d’esprit. C’est le désir d’accomplir le bien d’autrui, dans l’intérêt d’autrui et non dans le nôtre.

Encore une leçon moralisatrice et bien-pensante ? Loin de là. Car si l’altruisme est une vertu conforme à l’éthique, c’est aussi une règle d’or pour votre bien-être personnel.

Si vous donnez Y à la société, au long-terme, vous recevez (K x Y) avec K > 1.
Attention, cela fonctionne aussi si Y < 0 ;)

Disons le d’une manière plus provocatrice : l’altruisme est rentable.

Certains auront du mal à voir comment le fait d’aider les autres de manière désintéressée peut augmenter leur propre bonheur. Peut-être à cause de notre définition biaisée du bonheur : nous le voyons comme une succession de petits plaisirs, un enchainement de paradis artificiels. Mais en agissant de cette manière, nous fonçons dans le mur, car nous ne sommes jamais vraiment comblés, il en faut toujours plus. Comme le dit Matthieu Ricard, « le vrai bonheur, c’est une manière d’être qui permet de traverser l’existence avec les ressources intérieures nécessaires pour en gérer les hauts et les bas. La compassion pour l’autre, l’amour altruiste, la détermination à ne pas être indifférent et à remédier dans la mesure du possible aux souffrances, cela donne un sens à la vie. »

Plusieurs études scientifiques ont mis en avant l’impact positif de l’altruisme sur notre bien-être. L’expérience menée par Elizabeth Dunn en est un exemple. On a donné à 46 participants 5$ ou 20$ pour qu’ils les dépensent de deux manières : le premier groupe devait utiliser la somme pour quelqu’un d’autre, et le second devait la dépenser pour lui-même. À l’issue de l’expérience, on a évalué chez le premier groupe un niveau de bien-être bien plus élevé.

Vous vous dites sûrement : « C’est un beau principe, malheureusement impossible à appliquer. » Détrompez-vous. Être altruiste, ce n’est pas être mère Teresa, ce n’est pas non plus tout plaquer pour partir en mission humanitaire. C’est simplement un état d’esprit à intégrer dans son quotidien. Comme pour toute nouvelle compétence, vous pouvez avoir besoin de temps pour adopter les bons réflexes. Voici 2 petits hacks pour commencer en douceur :

1) Soyez à l’écoute

L’altruisme commence par une plus grande ouverture à autrui. Souvent, on entend. À partir d’aujourd’hui, vous pouvez écouter. Pour vous entrainer, essayez le « quart-d’heure d’écoute » : le soir à table, promettez-vous d’être attentif à ce que disent les autres pendant 15 minutes. Vous verrez que, lorsque l’on développe un intérêt sincère pour ce que dit l’autre, on en tire beaucoup de valeur.

2) Adoptez la vision d’autrui

Lors d’un conflit, n’importe qui peut réagir en pointant l’autre du doigt. Prendre du recul et se mettre à la place d’autrui demande beaucoup plus de sagesse. Si vous trouvez le calme et la force pour faire cela, vous réglerez les situations plus facilement. Tout ce dont l’autre a besoin, c’est de la reconnaissance, de la compassion. Pensez-y lors de votre prochaine dispute, reconnaissance et compassion sont une forme d’altruisme ;)

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