Chroniques de deux entrepreneurs

‘Mr. President, I’m helping put a man on the moon.’

Avertissement : En suivant cette aventure, vous n’entendrez que la stricte vérité. No bullshit. Coeurs fragiles, âmes sensibles s’abstenir….

Il était une fois dans un grand groupe, en mission auprès du CEO, dans une de ces réunions interminables et sans objectif….

Je remets en route mon cerveau, je regarde le mec à ma droite , mon futur associé, et lui dis incrédule “Je vais lancer une boîte dans le ménage”. Surpris, il écarquille les yeux et me répond : “Mais qu’est ce que tu me racontes ?!”

Il n’en était pas encore conscient, mais il allait lui aussi plonger dans cette aventure improbable.

3 semaines plus tard, le projet démarrait avec comme ambition de réinventer l’office management en partant du ménage….. Qu’est ce qui l’a convaincu ? Cela sera pour un autre chapitre…

Starting-block

De retour dans notre bureau, les bases de l’idée et du projet se forment. Comme deux entrepreneurs aguerris, nos deux premières questions surgissent instinctivement :

Quel est le problème & comment acquérir des clients ? Dès lors, on applique les meilleurs méthodes de création de startup dont le Lean :

  • Café (pour stimuler)
  • Cold calls (raccrochés au nez….)
  • Visios (tous azimuts)
  • Meetings improvisés (annulés)
  • Hacks en tout genre (inutiles)
  • Scraping dans tous les sens (on avait du temps à perdre et la data c’est toujours utile)
  • Tracking d’ouverture de mails (dans le doute t’abstiens pas)
  • Sleep
  • Repeat

Après 1 mois, 100% des interlocuteurs nous expriment un “sympa votre solution, ça sort quand ?”, autrement dit “passez votre chemin, je n’en ai cure”. Bref un “nice to have” mais pas de “Shut up and take my money”…. Aucune solution miracle ne vient à l’esprit.

Pour ceux qui veulent du détail et des chiffres, on offre le café volontiers pour une explication plus poussée.

The relevant question

Le “nice to have” c’est toujours bon à prendre mais ça ne paie pas le café de chez starbucks à opéra, notre centre de commandement “officiel” (free tip — bon spot pour un free office et c’est moins froid qu’un garage).

S’en suit : réflexion, ingestion de caféine — double dose (“moi j’aime pas le café” — Joackim Boucetta) pour les neurones

Soudain, sortie de nulle part, une dame vient nettoyer notre table, avec un balai et une éponge, le regard hagard….Je lis sur le visage de Joackim — “Ca doit être horrible de réaliser ces tâches répétitives de ménage”. J’interpelle mon futur associé — “On est en 2019, on est capables de développer des voitures autonomes, d’évoluer dans un trafic aléatoire, de planifier une colonisation de mars, et là.…Tu penses qu’on passera encore le balai sur mars ?”

Alors on se remémore cette dame qui poussait son chariot dans les bureaux du fameux grand groupe, tous les soirs, répétant tristement les mêmes passages au sein de milliers de m2.

Un éclair de lucidité nous traverse et nous pousse là où personne ne veut aller…. Vous savez cet endroit, opérationnel, pur, dur au mal, stressant, éprouvant, routinier, automatique, rébarbatif et dans lequel personne ne vous voit agoniser….le nettoyage des locaux.

La révélation

On se pose, je reprends mon frappuccino, lui son ice tea, dans nos mains respectives. On gamberge, on réalise que ce sujet existe pour toute entreprise et qu’il est :

  • Indispensable
  • Récurrent
  • Opaque

D’un autre côté on a un marché :

  • Antédiluvien
  • De rente
  • Basé sur l’exploitation humaine
  • 0 brand love
  • Faible marge
  • Business model inadapté au client

Tous ces éléments sont les indicateurs d’un marché qui est prêt à être disrupté par un nouvel acteur….(clin d’oeil à la famille ;-) )

L’incubation

On reprend notre session lean, on se penche sur les questions essentielles : Comment faire pour amener un vrai service, du style, de la brand love, des marges positives pour permettre d’établir un nouveau standard, de qualité, ? L’objectif est de créer un service user-centric, rentable, fiable, réactif qui aura pour conséquence de :

  • Payer mieux les opérateurs de nettoyage
  • Fiabiliser le service avec de la transparence
  • Automatiser et digitaliser l’expérience

Une fois ces bases posées, on a cherché un business model optimal pour nos clients.

En premier lieu on s’est demandé ce qu’on aimerait avoir en tant qu’utilisateur. Et pour ne pas mourir idiot, on a regardé ce que faisaient les acteurs actuels…Pas à notre goût…. On a vu une opacité, un business model non user centric — engagement de X années, prix horaire et souvent à la tête du client, cahier des charges moyenâgeux & illisible.

Bref à l’opposé de nos expériences, de la nouvelle génération, avec les conséquences habituelles — Insatisfaction, friction et mise en marge de l’utilisateur.

Lancement !

Enfin, le projet se met en route, le nouveau monde se visualise, les idées pleuvent, la phase de préparation s’amorce très rapidement et le lancement approche : Myroffice réinvente le nettoyage de bureaux avec une offre totalement innovante, digitale et humaine. Les principes sont :

  • Transparence
  • Qualité & Réactivité
  • Sans engagement
  • Technologie & Innovation

On s’est lancés, sans filet, avec ces principes. En moins de 6 mois, nous avons travaillé comme des acharnés, galéré sur des problématiques de communication, de sales, de marketing, développé la technologie et enfin obtenu nos premiers clients avec une toute nouvelle offre intrigante, surprenante et enivrante.

Concernant notre mission, en 1962 un opérateur de nettoyage de la NASA a déjà expliqué au Président Kennedy les prémices de notre startup :

“John F. Kennedy visited the NASA space center, he saw a janitor carrying a broom and walked over and asked what he was doing. The janitor responded: ‘Mr. President, I’m helping put a man on the moon.’”

Notre mission : Aider les entreprises à réaliser la leur

Comme dans toute mission spatiale, Myroffice est à la recherche de :

  • Membres d’équipage surentraînés et adeptes des turbulences
  • Early adopters voulant mettre leur bureau sur orbite
  • BAs et VCs pour alimenter le vaisseau pour aller plus vite, plus loin

P.S : On n’a pas eu le temps de se présenter, mais tu peux toujours nous retrouver sur linkedin, on se fera un plaisir de prendre un café avec toi !