9 questions sur Heidi.news que vous avez osé nous poser

par Serge Michel, rédacteur en chef

L’équipe de Heidi.news au travail / Crédit: Bontron SA.

Heidi.news est un nouveau pure player basé à Genève et lancé au printemps 2019. Découvrez le projet et devenez Membre fondateur: heidi.news.


Heidi.news vous souhaite une année 2019 pleine de bonnes surprises — et travaille dur ces jours pour en faire partie

Pour cette première newsletter de l’année de notre lancement, je vous propose de répondre aux nombreuses questions que vous nous avez posées ces dernières semaines. N’hésitez pas à nous en adresser de nouvelles via mon adresse serge.michel@heidi.news.


1.

Heidi.news, ce n’est pas un peu suisse-allemand comme nom pour un nouveau média romand?

Pour nous, c’est suisse tout court! Et cela a l’avantage d’être court (cinq lettres) et un nom que personne n’oublie, que l’on peut prononcer de manière identique en français, anglais et allemand.

Le nom est venu d’une blague aux Rencontres d’Arles il y a deux ans. La responsable d’une grande institution de photographie à qui nous parlions de «journalisme de précision» a proposé qu’on appelle notre média «Haute Définition», parce que c’est un des critères de qualité dans son domaine. En prenant les initiales, HD, nous sommes arrivés à Heidi et avons ajouté le «.news».

Après, s’il faut parler de Heidi, la fillette du roman, elle est moins caricaturale que dans le dessin animé de notre enfance! Elle raconte les transformations radicales de l’Europe à la fin du XIXe siècle, les grandes villes qui s’industrialisent, les débuts de l’ère automobile, les campagnes qui se vident. Et en creux, la nostalgie d’un alpage sain et généreux. Cette aspiration à se reconnecter à la nature résonne dans ce XXIe siècle lui aussi trépidant!

Sans parler du fait que l’auteure du roman, Johanna Spyri, a vécu à Yverdon-les-Bains, ma ville natale…

2.

Allez-vous pratiquer l’écriture inclusive?

Pour ma part, j’y suis favorable mais pas mes deux adjoints. On cherche le compromis helvétique!

3.

Vous ne serez que sur le web?

Sur le web ET sur papier. Heidi.news sera là où sont ses lectrices et ses lecteurs et s’adaptera à leur rythme de vie. Les usages ont changé. Nous publierons principalement pour les écrans, à commencer par celui du téléphone, mais cela ne signifie pas que le papier est mort. Nous imprimerons aussi une revue pour chacun de nos grands reportages, les «Explorations». Soit en vitesse de croisière une dizaine de numéros par an, envoyés aux abonné.e.s, en vente en ligne et en librairie.

4.

Pour qui roulez-vous?

On roule pour nos lectrices et nos lecteurs! Heidi.news sera farouchement indépendant. Pour nous, la liberté d’un média et sa capacité à questionner les pouvoirs politiques et économiques, ce sont tout simplement sa raison d’être. Cette liberté, et l’ambition qui va avec, n’est possible que grâce à vous.

5.

Qui sont vos investisseurs?

Les premiers fonds sont venus de notre petite équipe des fondateurs, sur leurs deniers personnels. Nous avons ensuite levé des fonds auprès d’une dizaine de personnalités romandes qui ont acquis chacune au maximum 1% des actions de la société. Elles ont ainsi permis de préparer le lancement du site au printemps 2019. Ces personnalités décideront si elles veulent ou non rendre public leur soutien.

De notre côté, nous sommes très fiers de leur présence à nos côtés. Elles ont apporté de l’argent, mais aussi des compétences et de saines attentes. Pour accélérer le développement du projet, Tibère Adler et moi allons d’ailleurs poursuivre cette levée de fonds, sachant que les fondateurs resteront toujours majoritaires afin de garantir notre indépendance.

6.

Vous êtes de droite ou de gauche?

Sincèrement, nous ne nous sommes jamais posé la question, dans aucune des dizaines de réunions pour préparer le projet! Nous nous définissons comme ouverts, pragmatiques, adversaires du repli sur soi, partisans d’une société lucide qui relève les défis contemporains comme le réchauffement climatique, la santé pour tous, les migrations, la construction de la paix et l’avenir de nos démocraties.

Comme rédacteur en chef, je n’impose pas à mes journalistes une ligne de pensée, mais une exigence de qualité, de vérification, d’équilibre des points de vue. Ce sont avant tout les faits qui comptent, et croyez-moi, si nos infos sont solides, nous ne nous priverons jamais de mettre les pieds dans le plat.

7.

Est-ce que vous allez tout couvrir?

Non! Aucun journaliste ne peut parler un jour du shutdown américain, le lendemain de la réforme de l’AVS en Suisse et le surlendemain de la blockchain en Chine tout en restant pertinent.

Chez Heidi.news, vous préférons faire peu mais le faire bien. Nos journalistes sauront de quoi ils parlent et avec le succès, nous augmenterons le nombre de sujets et la taille de l’équipe.

8.

Pourquoi commencez-vous par la science et la santé?

Ce sont deux thématiques cruciales pour notre région. Entre les quatre universités romandes, l’EPFL, le CERN, les hôpitaux cantonaux et tout le secteur médical, les start-up, les PME, la Health Valley, on estime que ces deux secteurs représentent plus de 150’000 emplois en Suisse romande.

9.

Pourquoi vous soutenir et vous faire confiance ?

Pour que vous puissiez nous juger sur pièce. Les membres fondateurs sont ceux qui nous permettent de lancer le projet et de démontrer concrètement ce que Heidi.news fera.


Merci de votre engagement. Je reste à votre pleine disposition pour répondre à vos questions: serge.michel@heidi.news.

Serge Michel
rédacteur en chef de Heidi.news