Et si j’intégrais une école d’ingénieur ? ⚙️

Les écoles d’ingénieurs françaises paraissent peu nombreuses (200 en 2018) pour accueillir le chiffre croissant des 140.000 étudiants qui foulent leurs bancs chaque année. Filières généralistes et spécialisées, les formations d’ingénieurs connaissent un véritable essor, résultat de l’excellence de leur contenu et d’une employabilité sans équivalent à la sortie des cursus.

Si le chômage chez les jeunes est une réalité, le secteur ingénieur français fait partie des exceptions par un taux inférieur à 5% et une insertion professionnelle avoisinant les 90% sur l’ensemble du territoire « avec un salaire brut médian annuel de 56.400€ » (source : L’Etudiant).

“Salaire brut médian annuel de 56.400€” — L’Etudiant.

Avant de parler du détail des procédures d’admission et d’épreuves en tout genre, un point central est à bien comprendre : la place de la motivation. En effet, les chances de réussite sont décuplées, peu importe le niveau académique initial, si la motivation est au rendez-vous. Selon l’Etudiant, « un candidat a une chance sur deux ou trois d’atteindre son objectif s’il est motivé ». Sur les 724 admissibles en 2017, 177 ne se sont pas présentés aux oraux du concours ATS.

Ce chiffre témoigne du degré de motivation différent qu’il peut exister entre l’ensemble des candidats, sous-entendant que sur les 724 admissibles, les 547 qui sont allés aux oraux comportent des candidats plus ou moins déterminés à décrocher leurs places : ce qui réduit encore le nombre de candidats en concurrence réelle… donc attention aux chiffres !

“Un candidat a une chance sur deux ou trois d’atteindre son objectif s’il est motivé” — L’Etudiant.

La moitié de ces formations s’organisent en cursus de 5 années, débutant par un cycle préparatoire de deux ans et débouchant sur le cycle ingénieur de 3 à 4 ans (en fonction de l’année de césure). Le consensus fait force au niveau de l’internationalisation des formations. L’année à l’étranger est dans la majorité des cas obligatoire, son contenu demeurant souvent à la liberté de l’étudiant : stage ou partenariat au sein d’une université du pays en question (exemple de l’EEIGM (Ecole européenne d’ingénieurs en génie des matériaux) qui a su développer de solides alliances avec l’Allemagne, la Suède, l’Espagne et la Russie.

Certaines écoles d’ingénieur vont même jusqu’à créer des établissements à l’étranger pour accueillir leurs étudiants : c’est le cas de Centrale-Supélec qui s’est installé en Inde, en Chine et au Maroc. Cette internationalisation des formations commence à faire ses preuves avec une proportion d’ingénieurs toujours plus importante qui décroche leur premier emploi à l’étranger avec des rémunérations pouvant doubler selon le pays employeur.

Double diplôme, échange universitaire et mutualisation des enseignements font des élèves ingénieurs des éléments rares et recherchés par les employeurs pour leur maîtrise de plusieurs langues et la preuve de leur capacité d’adaptation et d’ouverture d’esprit.

Pierre Launay, co-fondateur de www.myorientation.co !💡🚀


Originally published at www.myorientation.co.