Brexit : les constructeurs automobiles dans la tourmente

Avec des perspectives plutôt sombres pour nombre de constructeurs automobiles. Premières « victimes » du Brexit : Peugeot et Renault. Logique d’après une analyse de Barclays qui expliquait que les constructeurs français seraient très exposés en cas de variation du cours de la livre. Résultat : les valeurs chutaient ce matin de plus de 15% en milieu pour Renault et Peugeot.

Brexit : l’industrie auto Britannique redoute une surtaxation à l’export

Pour l’industrie automobile britannique, en pleine renaissance, la confirmation du Brexit est très inquiétante. « Le gouvernement doit maintenir la stabilité économique et sécuriser un accord avec l’Union Européenne qui sauvegarde les intérêts de l’automobile au Royaume-Uni, a expliqué la SMMT (Society of Motor Manufacturers and Traders), association des constructeurs locale. Cela inclut un accès libre au marché européen et à d’autres marchés globaux, ceci permettant notamment d’assurer le recrutement de talents issus de l’UE et du reste du monde. » En Angleterre, l’industrie automobile représente 800 000 emplois, contribue à plus 15,5 milliards de livres chaque année à l’économie, et 80 % de la production est destinée à l’exportation (dont 57,5 % pour l’Europe). Avec le Brexit, une surtaxation de 10 % à l’export est fort possible.

Certains constructeurs ont tout misé sur le Royaume-Uni. Honda produit 100% de ses ventes européennes au Royaume-Uni et Ford 59%. La sortie du pays de l’Union européenne ne devrait pas remettre en cause la pérennité des sites actuels. En revanche, elle pourrait rebattre les cartes des projets d’investissements en Europe. « Les constructeurs réfléchiront à deux fois avant de décider d’investir au Royaume-Uni », pense Hadi Zablit, spécialiste automobile au Boston Consulting Group (BCG).