Le design n’est pas mort, le design est bien vivant*, et il s’appelle le design d’expérience (et pas le User eXpérience)

Malgré les grèves, malgré les intempéries, et pour clôturer 2019, un bilan et une grosse semaine pour Choregraphy avec la rencontre de non pas 1, ni 2 mais 3 ministres !

En effet, le design d’expérience s’est montré cette semaine au carrefour de 3 grands engagements ministériels avec :

1_ La rencontre de Bruno Le Maire et Franck Riester et les engagements en faveur du design formulés lors des Assises du design 2019

2_ La rencontre de Marlène Schiappa et ses préconisations en faveur de l’émancipation économique et entrepreneuriale des femmes

3_ Les avancées du design d’expérience et de Choregraphy en tant qu’entreprise à mission et à impact!

1_ Les assises du design 2019

C’est dans l’amphithéâtre Pierre Mendès-France à Bercy que Bruno le Maire et Franck Riester ont pris des engagements forts en présence de la communauté des professionnels du design, et les associations professionnelles telles que l’Institut Français du design, l’APCI, et l’Ensadlab en reconnaissant :

  1. que les travaux sur la forme innovante classiquement attribué au design doit être soutenue par le crédit impôt recherche, au même titre que l’invention d’une nouvelle technologie
  2. que des dispositifs fiscaux et les dispositifs d’incitatifs d’investissements tels que les PIA et le Pacte Productif doivent également soutenir le design, depuis longtemps oublié, en tant que démarche de pensée originale qui soutient la croissance économique française par la différenciation.

Le Ministre de l’Économie et des Finances rappelle que le design permet les 3V : vie, valeur et vision, et nous affirmons que nos services publics, ville, hôpitaux, nos organisations, institutions financières, industrie, notre numérique, notre culture, nos musées ont intérêt à s’emparer du design d’expérience pour penser une transformation numérique conviviale, chaleureuse, et vivante !

V de vie, car le design d’expérience est ce qui fait que nous concevons des technologies, scénarios, et modèles dépaysants et déroutants qui méritent d’être vécus.

V de valeur, car en effet une grande part de la valeur d’un projet innovant c’est le sens qu’on met sur ce projet, et donc son dessein. Sur ce point, à l’instar de Tim Burton qui dit “Je n’écris jamais seul le scénario sinon il n’aurait de sens que pour moi’, le design d’expérience propose un partage du sens et donc de la valeur à travers la notion de conception en double-empathie du scénario d’expérience. Cette double empathie s’inscrit dans l’identification et la collecte des moments motivants et irritants de l’ensemble des parties prenantes. De celui qui tient la plume à celui qui lit, perçoit ou ressent le message.

L’industrie du cinéma et les arts vivants devraient inspirer plus largement designers et innovateurs pour incarner le sens et encapaciter son public dans la compréhension de son produit, service, ou expérience.

Les outils du script et du storyboard (ou le partition chorégraphique) étayent et illustrent chaque projet de transformation et permettent l’accélération de l’innovation et l’engagement des collaborateurs, à l’image d’une équipe de tournage et des acteurs qui comprennent le film qui va se jouer à la lecture du script.

V de vision, car en effet l’économie française sera prospère sur la durée, si nous sommes capables de nous emparer des compétences, outils et du génie créatif du design et de ses inspirations culturelles : arts vivants, cinéma, art contemporain.

Imaginez à quoi pourraient ressembler nos services publics s’ils étaient conçus grâce au design d’expérience (et pas au UX) !

En témoignent les premiers pas de Scenary, notre communauté de designers d’expérience qui réunit designers, enseignants, chercheurs, innovateurs, industriels, artistes et curieux sur des problématiques d’innovation et de transformation.

Chaque mois, de nouveaux aventuriers viennent s’essayer à un design du vivant et plongent dans nos Expéditions Créatives pour construire avec nous le dépaysant, le déroutant.

Certains se redécouvrent et deviennent même poètes :

« L’expédition créative est d’abord un moment accueillant et de partage. J’y ai fait un peu l’école buissonnière. Et ça me rappelle la chanson d’Alain Souchon: “j’ai 10 ans, je sais que c’est pas vrai, mais j’ai 10 ans, laisse-moi rêver que j’ai 10 ans…”. Je suis retombé un peu en enfance, une enfance de l’art cela dit, dans un espace où se mêlent évasion, activités créatives, animations, amusement et rires (nous y faisons volontiers les clowns avec toute sa symbolique, comme dans une comédie humaine, la commedia dell’arte), un espace qui nous invite au développement et à l’éveil, comme y aspire tout jeu éducatif.

Parce que comme Alice (Lewis Carroll), “pour pénétrer par la petit porte dans ce beau jardin”, il faut avoir “dix pouces de haut”. Il n’y a pas de lapin, de manège, de petit train, de piscine à balles ou de toboggan, certes, mais c’est tout comme.

C’est une aire de jeu intérieur, au sens propre (indoor) comme au sens figuré, une exploration du labyrinthe de toute conception individuelle ou collective, intérieure ou extérieure, de nouvelles représentations ou de nouvelles choses (idée, comportement, objet), un labyrinthe où se perdre et s’éloigner nous rapproche en fait de l’issue.

Je cherchais le mot, on pourrait dire que c’est un Serious game, en partie réel et en partie virtuel, où nous entraînent nos hôtes bienveillants. Et puis il y a le final, un apéro sain et bien convivial. »

— Gilbert Giacomoni, Responsable GIPE AgroParistech

Heureux.se celui ou celle qui n’a pas encore vécu l’expérience.

Si la jeune génération s’ennuie à faire du design routinier, nous l’invitons à la Story Room découvrir le design d’expérience. Le voyage commence ici !

Nos articles récents sur :

— > la culture expérientielle

— > la finance expérientielle

— > la ville expérientielle

— > la data expérientielle

2_ 1ère journée de la femme à impact

C’est au siège de la BPCE que Marlène Schiappa et les organisateurs de l’événement Willa, Sista et Mouves et les intervenantes Éva Sadoun, Noémie Philippe, Stéphanie Goujon, Raphaëlle Martin-Neuville, Merete Buljo ont rappelé les principales injustices sociales auxquelles les femmes entrepreneures font face aujourd’hui : entre 2009 et 2019 le pourcentage de fonds levés par des femmes entrepreneures est de 2%, elles fondent pour 70% d’entre elles leurs entreprises sur des fonds personnels et font face à 20% de questionnements orientées vers l’échec en entretiens.

Ces acteurs formulent des préconisations en faveur du déploiement des visions portées par les femmes et notamment dans la santé, le sanitaire et le social qui souffrent d’un manque de transition vers l’innovation notamment numérique, et pour cela demandent :

1. Obtenir la parité dans les équipes de partners de fonds d’investissement

2. Instaurer des quotas pour soutenir davantage de projets portés par des femmes dans les phases de financement

Alors que les femmes designers n’ont été citées lors des Assises du design 2019 que parce qu’elles sont femmes de designers, suédoises ou danoises, je suis femme, française designer et ouvre la voie vers le design d’expérience à mission et souhaite en témoigner :

3_ Témoignage sur le 1er comité de mission de Choregraphy (prototype)

Choregraphy dans le sillage des entreprises telles que la Camif, la Maif et Open Class Rooms, Émery Jacquillat, Pascal Démurger, Pierre Dubuc ont souhaité s’engager sur le chemin de l’innovation juridique mondiale proposée par la France en 2019 pour réparer le capitalisme : l’Entreprise à Mission (Loi pacte). Ce statut a pour objectif de protéger par la loi le projet d’entreprise et les valeurs de l’entrepreneur.

  • À sa création, en 2016 Choregraphy se dote d’un statut cumulatif, la société à objet social étendu, avec des engagements sociétaux envers les collaborateurs et les clients. On portait déjà haut notre regard.
  • Depuis 2017, Choregraphy s’engage dans la Communauté des entreprises à mission, en participant notamment à des groupes de travail, et en dédiant une expédition créativesur le sujet :

— > la politique expérientielle :

  • En novembre 2019, trois ans après sa naissance elle réunit son 1er comité de mission. Choregraphy est très fière de dévoiler les membres de son comité de mission !

- Elizabeth Crémieu — Professeur de géographie et d’histoire — Spécialiste des questions d’éducation des femmes dans le monde

- Julie Blaise — Entrepreneure Tiers Lieu en Bourgogne, discosoupe, et XR

- Jérémy Levêque — Doctorant à MinesParisTech auprès de Kevin Levillain et Blanche Segrestin sur les entreprises à mission

- Alain Schnapper — Gouvernance responsable et porte-parole de la Communauté des entreprises à mission

- Maurille Larivière — Fondateur de la Sustainable Design School (et ancien fondateur de Strate — École de design)

- Gilbert Giacomoni — Responsable du programme innovation à AgroParisTech

- Freddy Gaved — Évaluateur et créateur d’une coopérative Futurability

Ce comité a pour rôle de formuler son rapport 1 fois par an pour évaluer les engagements, et et se donne pour feuille de route de se réunir 1 fois tous les trimestres sur 2020 afin de valider raison d’être, mission et engagements vis-à-vis des parties prenantes.

  • Enfin en juin 2020 prochain, nous portons une ambition forte :

Celle de mettre notre capacité à immerger, à favoriser la subjectivité et l’identification, et la création de déclics, pour pousser à l’action et à la co-création au service d’un enjeu majeur de notre temps, l’Urgence Climatique. Le prochain sujet d’ampleur du design d’expérience sera celui de l’écologie expérientielle, à destination des tops managers et Hauts dirigeants à Lille Capitale Mondiale du design en 2020. Stay Tuned!

Rendez-vous :

  • le 13 janvier 2020 pour notre prochaine expédition créative sur l’écologie expérientielle, chers expérienceurs !
  • Ou notre intervention “Du design industriel au design d’expérience” du 14 février 2020 aux Universités pour tous d’Arras : programme ici

Quelques liens utiles sur le design d’expérience :

le livrele podcastinstagramyoutube

Toutes les préconisations des Assises du design à télécharger ici :

*titre en référence à l’article Benoît Drouillat, designers interactifs, “Comment l’UX a tué le design” https://blog.fastandfresh.fr/benoit-drouillat-pourquoi-lux-tue-le-design/

We make (and teach) experience design for transformation, innovation and strategy, the perfect mix of innovation management, design and living arts

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