Une histoire de cuillère et de collaboration avec des prestataires.

Adrien Dehelly
Sep 13 · 4 min read
Les puppies n’ont rien à voir avec les articles, mais tout le monde aime les puppies. Ici puppy haut de gamme, parce que c’était le préféré de Tiphaine.

Je m’appelle Adrien et j’ai fondé Royalti, une start-up qui propose aux entreprises et à leurs prestataires de se rémunérer en pourcentage de chiffre d’affaires, appelés royalties. Parce que je rencontre tous les jours des histoires extraordinaires et que mes clients sont ceux qui ont le plus d’imagination pour utiliser notre solution, j’ai décidé de vous raconter quelques unes de nos aventures.

Si vous voulez entendre parler de cuillère, de propriété intellectuelle et de banquier grognon, vous pouvez retrouver toutes ces histoires sur notre site web.

Il y a quelques semaines maintenant, j’ai rencontré la fondatrice de Koovee, qui m’a raconté une histoire extraordinaire à base de problèmes de cuillères. Cette rencontre a été particulièrement inspirante et j’ai donc décidé de vous la partager.

Tiphaine a créé Koovee fin 2017 comme une réponse aux tonnes de plastiques déversées dans les océans et à l’interdiction des couverts en plastiques à partir de janvier 2020. Koovee, c’est en effet des couverts comestibles fait à base de farine de blé, qui résistent à toutes vos dégustations et qui ont, lorsque vous les croquez enfin, un petit goût de biscotte.

Alors que nous discutions autour d’un café, Tiphaine m’a raconté ses dernières péripéties avec Koovee. Elle avait consacré les derniers mois à mettre en production ses couverts. Pour cela, elle avait besoin d’un certain outillage. Elle a donc fait appel à des designers industriels pour pouvoir construire les machines. Sauf que les premières cuillères qui sont sorties de ces machines étaient inutilisables. Sans rentrer dans les détails techniques, les designers se sont contentés de suivre à la lettre le cahier des charges, sans prendre en compte l’usage final, sans se demander si ce qu’ils réalisaient allait fonctionner. Résultat, Koovee a perdu de l’argent et surtout du temps, et Tiphaine a dû tout recommencer pour arriver enfin à de belles cuillères et de belles fourchettes.

A ce moment-là de la discussion, nous avons parlé de la mission de Royalti et Tiphaine m’a expliqué qu’elle adorait le principe, mais pas pour les raisons que j’ai l’habitude d’entendre. En effet, la plupart de nos clients utilisent les royalties pour payer des prestations qu’ils ne pourraient pas se permettre autrement. Ils s’engagent à donner une partie de leur chiffre d’affaire à leur prestataire, plutôt que de creuser dans leur trésorerie. Ainsi, ils peuvent accéder aux services dont ils ont besoin très facilement et accélérer significativement leur développement. Une accélération qui est in fine bénéfique pour tout le monde.

Mais Tiphaine n’a pas de problèmes de trésorerie et donc de son point de vue, Royalti a un autre avantage qui aurait pu lui être très utile. En effet, le mode de paiement par royalties met le résultat final de la relation de prestation au premier plan : a.k.a. le chiffre d’affaire. Si les designers industriels de Tiphaine avaient été impliqué sur les ventes futures, ils auraient voulu s’assurer que celles-ci puissent se faire sans perdre de temps, grâce à un design correctement réalisé. Au lieu de voir une mission ponctuelle qui leur ramènerait une petite somme d’argent, ils auraient vu un partenariat de moyen terme, qui serait en outre plus rémunérateur, puisque l’utilisation des royalties entraîne un bonus.

Comment leur faire confiance pour réaliser des missions qui ont parfois pouvoir de vie ou de mort sur ton entreprise innovante, où l’usage final est si important ?

C’est pour cela que je pense que l’enjeu auquel nous répondons avec Royalti est plus qu’une histoire de trésorerie et de paiement de prestation. Il s’agit de confiance, de convergence d’intérêts, de réinvention des relations business. Tiphaine le résume très bien, en disant “Tu travailles avec des gens que tu connais pas, que tu as parfois même pas rencontré, comment les impliquer dans ta vision, dans ton produit, dans l’exécution concrète ?”. Et c’est pourquoi elle trouve notre solution pertinente : “En les associant aux péripéties de ton produit et en liant leur rémunération à ton chiffre d’affaire, tu es sûr que vous poussez dans le même sens tous ensemble”.

Les startups et les entreprises en général ont besoin de réinventer la manière dont nous travaillons les uns avec les autres. Le futur du travail passe peut-être par le freelancing, le flex-office et l’intelligence artificielle, mais je crois qu’il nous faut aussi tout simplement réfléchir à mettre davantage de confiance et de collaboration dans nos relations commerciales : à mettre la réussite de chacun au centre de la relation, plutôt qu’un bête cahier des charges.

Tous nos articles ici

Disclaimer : Les clients dont nous racontons les histoires ont accepté de figurer ici ou bien ont été anonymisé. Si vous aussi vous voulez finir dans notre rubrique, venez nous raconter vos problèmes à hello@ royalti.fr .

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