Que boire en lisant “Mimikaki” de Yarô Abe ?

Antoine Blanchard
Sep 26, 2018 · 3 min read

Le livre

Autant le dire tout de suite, vu d’ici, “Mimikaki” est un OVNI. Pas tant par la forme, même s’il s’agit d’un manga japonais et que sa lecture s’effectue de la droite vers la gauche. Mais surtout pour le sujet dont il traite, l’art du curage d’oreilles, réalisé dans un salon portant la même appellation que l’objet qui y est utilisé pour officier, le mimikaki.

Au fil de 180 pages illustrées en noir et blanc, l’auteur, Yarô Abé, nous plonge dans neuf chapitres, soit autant d’histoires dont l’action se passe en partie dans le salon de mimikaki de Madame Yamamoto. Ainsi nous voyons défiler hommes et femmes, enfants, adultes et vieillards, qui tous vont se faire curer les oreilles. Attention, que l’on ne s’y trompe pas : l’art du mimikaki est plus subtil qu’il n’y paraît. Certains y ont recours par nécessité, pour extraire un corps étranger mal logé dans le conduit auditif par exemple, d’autres dans un souci d’hygiène, et d’autres encore par plaisir.

Car oui, il est bien question de volupté. Le mimikaki, si l’on en croit les réactions des personnages mis en scène dans l’ouvrage, a tendance à provoquer la petite mort. Cela évoquera certainement à ceux qui l’ont vu la scène d’Intouchable lors de laquelle le personnage incarné par François Cluzet, paraplégique, se fait masser les lobes des oreilles… Pour en revenir à notre livre, vous y découvrirez des clients du salon de mimikaki les yeux hagards, un peu d’écume à la commissure des lèvres ou encore le pantalon mouillé, tout cela sous l’effet de l’onde de plaisir. Vous voilà avertis.

Ainsi est le don de Madame Yamamoto. Don qu’elle pratique enveloppée de son kimono, maniant son mimikaki d’une main gracieuse et habile, la tête de son client posée sur ses genoux, elle-même étant assise sur son tatami, les genoux repliés sous elle.

L’accord livre-boisson suggéré

L’image de Madame Yamamoto n’est pas sans rappeler celle de la geisha (芸者 en japonais). Le mot, composé de deux kanjis, “gei” (芸) pour “art”, et “sha” (者) pour “personne”, signifie littéralement une “personne pratiquant les arts”. Ainsi la geisha incarne le raffinement de la culture japonaise : habillement, maquillage, coiffure, musique, danse, chant, cérémonie du thé… L’on pourrait ajouter ici à cette liste l’art du mimikaki.

Ce rapprochement m’oriente sur la piste d’un thé vert typiquement japonais. En l’occurrence, il existe au Palais des thés, parfumé à la fleur de cerisier, le bien nommé “Fleur de geisha. Doux et léger, avec de subtiles notes de cerise, ce thé a été conçu par cette maison comme “un hommage aux femmes de Kyoto”. Son raffinement vous envoûtera et vous transportera à l’autre bout du monde sans quitter votre fauteuil ou votre canapé.

Pour préparer votre thé, le Palais des thés recommande d’utiliser 6g de thé par tasse que vous laisserez infuser 3 minutes dans une eau chauffée à 75°. Cerise sur le gâteau, ce “Fleur de geisha” se déguste aussi bien chaud que glacé.

Le thé “Fleur de geisha” est une création du Palais des thés à découvrir dans ses boutiques ainsi que sur son internet : www.palaisdesthes.com.

Bonne lecture & bonne dégustation !

“Mimikaki” & le thé “Fleur de geisha” du Palais des thés

Source :

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