Une réponse à Josée Legault d’un anglophone qui cherche sans doute à détruire le peuple québécois

Christopher Curtis
Nov 1 · 4 min read

Josée Legault trouve que les médias anglophones nuisent à la démocratie canadienne.

Pourquoi? Parce que d’une manière quasi-homogène, les chroniqueurs et reporteurs dans la presse « anglo-québécoise » et « anglo-canadienne » s’attaquent au mouvement souverainiste, à la loi 101 et (plus récemment) aux mouvement qui cherche a faire du Québec un état laïc.

Elle déplore le fait qu’il manque de nuance dans notre approche aux enjeux identitaire et de diversité intellectuelle. C’est vrai Josée, qu’on ne peut pas être aussi nuancé que votre cher collègue Richard Martineau qui porte une burka pour se moquer des musulmans sur la chaine TVA Nouvelles. Vraiment, c’était une superbe critique nuancé qui n’a aucunement servit à créé un climat d’intolérance et de méfiance contre les minorités religieuses (qui en grande majorité ne portent ni voile, ni burka).

Autre bel example du courage intellectuel de vos collègues à Québécor? En 2017 on sort un reportage exclusif sur une mosquée montréalaise qui ne permettait pas aux femmes québécoise de travailler sur un site de construction avoisinant leur lieu de prière les vendredis. Des scoops comme ça, sa s’invente pas! Ok… dans ce cas si l’article était littéralement inventé mais quand même. COURAGE!

Mais probablement le plus bel example de diversité intellectuelle chez les médias francophone est la platforme que le Journal de Montréal a accorder à la théorie du grand remplacement. La théorie du grand remplacement — abordée dans une chronique de Mathieu Bock Coté — est une thèse qui suggère que l’immigration « non européenne » (voir non blanche) menace l’avenir des « européens » (voir blancs) en Amérique du Nord. Si cet idéologie vous semble obscure, c’est parce que c’est rare de la voir en dehors de l’extrème droite. NUANCE! DIVERSITÉ!

Quand vient le temps de la diversité, faut souligner que Québécor emploi une grande diversité de baby boomers québécois blanc (et blanche). Il y en a avec des cheveux blonds, bruns, chatains et — je dois dire — beaucoup de cheveux gris. Il y a plus de chroniqueurs à QMI avec ‘Martin’ dans leur nom que de chroniqueurs issu d’une minorité visible.

Mais bon… avant d’adresser les critiques de Josée, j’aimerais offrir une tout petite correction. Les « anglo-québécois » sont des québécois. Désolé, Josée, mais je me considère québécois tout d’abord, Montréalais en deuxième et anglophone en dernier. Je suis canadien quand se me convient.

Voyez-vous, Josée, vous rapprocher aux anglophones de s’opposer au nationalisme québécois sans même nous demander pourquoi. Pour plusieurs d’entre nous, on a toujours eu à demander permission pour être membre de la grande famille québécoise. Et même quand cette permission était offert, on avait toujours l’impression que c’était probatoire notre affaire (je me souviens de gentil garçon au secondaire qui ma cracher dans la face avant de me traiter de « crisse d’anglais .» C’était vraiment génial).

Ce qui nous à toujours rendu nerveux avec le nationalisme québécois c’est les gens pour qui cette nationalité est basé sur le sang pûr laine d’une personne.

Malgré tout ça, les anglos de ma génération nous respectons le droit d’auto détermination des québécois et nous aussi on veut que nos enfants parlent français et contribuent à la joie de vivre dans une province/nation/pays aussi fucking majestueuse que le Québec. Je dirait que se support pour votre auto détermination est conditionelle de la reconnaissance de ces mêmes droits pour nos frêres et sœurs des premières nations et communautés Inuits. Et là aussi votre tribune pourrait faire une bien meilleure job de produire du journalisme qui expose les injustices auxquelles font face les 110 000 autochtones qui vivent dans le territoire québécois.

Nous sommes aussi pour une loi 101 qui cherche à protéger l’avenir du français en Amérique du Nord. On est pas stupide, on a vu ce qui c’est passer aux acadiens il y a pas si longtemps.

Finalement, pour moi le journalisme n’est pas de constamment défendre la majorité blanche contre les minorités qui cherchent tout simplement à vivre dans la paix et contribuer à notre société.

J’ai parler à une dame musulmane aujourd’hui et elle m’a montrez une lettre de son voisin qui voulait qu’elle enlève son hijab, que ses filles enlèvent leurs hijabs ou qu’ils déménagent en dehors du Québec. Pour moi, mon métier c’est pas d’être militant mais de me réassurer que le monde sans tribune, sans représentation se font pas piler dessus.

C’est pas une valeur québécoise ou canadienne, c’est une valeur humaine.

    Christopher Curtis

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