Idiocratie agricole
Rappelez-vous que pendant des siècles, la terre était considérée comme plate, et puis un fou à remis cette certitude en question.

L’école et les certitudes
Prôner que l’homme est en haut de la chaîne alimentaire puisqu’il est omnivore et très malin, ce n’est autre qu’une faute d’orgueil; mais quoi de plus humain?
D’ailleurs, la chaîne alimentaire représentée comme une pyramide vient encore servir notre anthropocentrisme. J’ai chaque jour un peu plus l’impression que notre civilisation toute entière est bâtie sur cette représentation absurde et vieille de 5000 ans, qu’est la pyramide.
Le renversement
Alors pourquoi ne considère-t-on pas que l’homme serait plutôt en bas de la chaîne alimentaire? L’homme est en fait un des êtres vivants les plus dépendant de son environnement. L’homme a besoin de molécules construites pour pouvoir survivre, à la différence des végétaux et de nombreux animaux qui eux se contentent du strict minimum et parviennent à créer par eux-mêmes ce dont ils ont besoin. Je pense au riz par exemple qui, bien que simple d’apparence, et en fait un organisme extrêmement complexe capable de produire tout ce qu’il consomme — ou presque, reste le soleil et l’eau -.
L’homme est allé tellement loin dans son orgueil qu’il en vient à nourrir lui même des animaux qui sont pourtant bien capables de se trouver à manger. En fait, on est passé de la complémentarité, à l’assujettissement, et surtout, à la précarité
L’agriculture moderne, et son amour pour la monoculture, c’est la négation même de la complémentarité au profit de l’absurdité. Déjà, il faut bien comprendre qu’elle n’est viable que dans le cadre des subventions, puisque sans elles les agriculteurs auraient déjà fait bruler les surplus. On est bien d’accord, on produit trop. Ensuite, toute cette surproduction est destinée à l’élevage, aussi bien terrestre que marin — oui les poissons mangent du blé maintenant. Pourquoi pas après tout !
Le cercle plutôt que la pyramide
Ceci intégré, il devient tout de suite évident que l’homme s’inscrit dans un cercle plutôt qu’une pyramide, dans son rapport à la chaîne alimentaire. Toutes les parties sont dépendantes. Elles ne sont pas dépendantes au sens dominant/dominés, elles sont INTER-DEPENDANTES.
Le fait de nettoyer un champ aux pesticides est une aberration en soi, qui s’inscrit parfaitement dans la logique de notre société de la peur. Peur de tout, peur des autres, du vivant, et surtout peur de nous-mêmes et de nos conneries.
La nature est un ensemble tellement complexe et bien rodé. L’homme quant à lui est orgueilleux et tente toujours de reproduire — en appauvrissant -. En fait il faut bien comprendre que la nature elle-même possède les clés de son équilibre qui échappe à l’Homme.
AperOffy startup agriculture @Officience

Ce sont ces sujets là qui ont notamment été abordés lors de l’Apéroffy hier. Ce meetup fut vraiment passionnant et méritera des interviews creusées avec
- Vincent de MAROU, faiseur de chocolat au Vietnam.
- Hang fondatrice de XanhShop, social business au Vietnam.
Un grand merci pour cette réunion passionnante.
A+