3 leçons
que j’ai appris en 2014
1. Le problème n’est jamais LE problème
Oui, lorsqu’il y a un problème, un souci, ce que l’on expérimente, aussi difficile soit-il, n’est qu’un des symptômes du problème, une conséquence ! Le problème se trouve ailleurs, enfoui bien plus profondément.
Imaginez-vous qu’en sortant tout à l’heure dans votre jardin, vous vous rendiez compte que votre beau petit jardin soit devenu un véritable gruyère, un champ infesté de dizaines de trous de taupes. Vous aurez beau chercher à reboucher chaque trou, replanter de l’herbe, tant que vous n’aurez pas décidé de descendre au fond des trous et de vous attaquer au vrai problème, les taupes en les éradiquant, vous vous condamnez à vivre la scène de la découverte de votre jardin défoncé encore et encore et à devoir recommencer le travail jusqu’à l’épuisement ou la crise de nerfs.
Les problèmes que nous rencontrons dans nos vies ne sont rien d’autre que des signaux qui nous indiquent que quelque chose ne tourne pas rond, que quelque chose doit être ajusté, modifié ou changé dans le “système” qu’est notre vie pour que tout refonctionne normalement. Or, nous passons le clair de notre temps à reboucher les trous, à courir d’un incendie à un autre, d’un souci à un autre, d’une galère à une autre, oubliant de faire une pause et d’essayer de comprendre la cause profonde de nos galères et d’agir sur elle de manière à éradiquer complètement le problème à la source et de prévenir toute récidive.
Est-ce que gagner un million d’euros au loto réglerait tous vos problèmes d’argent ? Peut-être bien, mais si votre souci profond est que vous êtes un dépensier compulsif, ou que vous avez la fâcheuse tendance à toujours dépenser plus que vous n’avez en banque, vous retournerez rapidement à la case départ, à rejouer au loto, espérant qu’un plus gros gain réglera définitivement tous vos problèmes d’argent !
2. Arrêter de travailler pour de l’argent.
Si vous avez une entreprise et que vous ne pouvez pas vous arrêter de travailler pendant 6 mois sans que votre entreprise ne périclite ou ne meurt, alors cela signifie que vous n’avez pas une entreprise mais un simple emploi, sans les avantages d’un salarié.
Créer sa propre entreprise part souvent d’une bonne intention, l’envie de liberté, d’avoir de nouveau le contrôle sur sa vie, son temps et ses revenus. Mais dans 90% des cas, ce rêve se transforme (plus ou moins) rapidement en cauchemar pour soi et surtout pour son l’entourage.
La première des erreurs est que l’on aborde l’entreprenariat avec le même état d’esprit que celui que lorsque l’on était un employé. Oui, bien entendu que l’on sait que maintenant on a de grandes responsabilités, que l’on ne peut se cacher derrière personne pour expliquer nos échecs etc. Mais ceci étant dit, au quotidien on y va comme lorsque l’on était salarié, à la petite différence que personne n’est là pour vous obliger à faire ceci ou cela. Cette petite fugue se termine généralement avec un échec cuisant et un retour à la réalité, le pole emploi.
POURQUOI ? Parce que l’on a une mauvaise approche de l’entreprenariat, du rôle de l’entrepreneur et de sa raison d’être.
Un entrepreneur ne travaille pas pour de l’argent !
Vous avez bien lu, il ne travaille pas pour l’argent. L’entrepreneur, vous, êtes d’abord un ingénieur en projet. Votre rôle est de créer un système, une machine ultra performante, faite de personnes, capable de générer du “cash” sans aucune intervention de votre part ou une surveillance constante et quotidienne. Dès lors, vous ne travaillez plus pour l’argent, c’est votre “machine” qui travaille pour de l’argent et cela que vous soyez là ou non. Votre rôle ne devient plus qu’un rôle d’isolation et de réparation des éventuels problèmes lorsqu’il survienne et de faire de la maintenance de votre système. C’est ainsi que vous pouvez multiplier indéfiniment vos revenus et gagner cette fameuse liberté recherchée. Que vous alliez ou non travailler, n’affecte en rien la survie de l’entreprise. Vos revenus, eux, ne sont plus liés au nombre d’heures que vous travaillez par semaine ou aux efforts que vous déployez mais seulement et seulement à ceux des systèmes que vous aurez mis en place. Vous laissant ainsi la possibilité de créer d’autres “machines” indépendantes génératrices de revenus.
3. Le leadership est incompatible avec les émotions.
“Un leader, ne devrait jamais prendre de décision sous le coup de la colère, de la fatigue ou de la faim” — Adrianna Huffington
Il est commun et connu que prendre une décision sous le coup de la colère est une mauvaise chose à faire. Mais il en est de même pour les décisions prises sous le coup de n’importe quelle autre émotion. Les excès de joie ou de gentillesse sont tout autant, si ce n’est pas plus, néfaste pour un dirigeant que ne l’est la colère.
Les émotions nous permettent certes de nous connecter aux autres, de socialiser, mais ils agissent également comme des drogues. Ils ont la fâcheuse tendance à biaiser et distordre la réalité, nous poussant ainsi à répondre de manière non adapté aux évènements. Le sang-froid et la distance sont pour tous les dirigeants leur plus grands alliés.
Les plus grands dirigeants du monde, ne réagissent JAMAIS. Lorsque quelque chose se passe, ils font 3 choses :
- Ils prennent immédiatement du recule sans réagir.
- Ils analysent les faits et la situation objectivement et consultent si besoin.
- Ils répondent clairement et détachés de toute émotion à ce qui s’est passé.
Quel que soit l’organisation que vous dirigez, le nombre de personnes sous votre responsabilité, les clients avec lesquels vous traitez. Les émotions sont à proscrire et à réserver à un usage privé uniquement : vos proches, votre famille, à vos amis… et à personne d’autre ! Cela vous évitera un grand nombre de désagrément.
Apprendre ces 3 leçons durant cette année a été quelque chose d’extraordinaire et de formateur. Un “game changer” pour moi !
Et vous ? Quelles leçons avez tiré de cette année 2014 ?