Et oui, se remuer les fesses, ça donne la forme et de belles formes. Devenir sportif est souvent plus simple qu’il n’y paraît. Pour les plus démotivés, voici quelques conseils pragmatiques pour vous y mettre !

Le sport, c’est parfois un long et douloureux périple

Suer. En voilà un mot qui transpire le dégoût. Dans la vie, il est bon de transpirer, parait-il. Mais pour certains, ce n’est pas une mince affaire.

A l’école, je n’ai jamais été de ceux qui prenaient les cours de sport pour une récréation. Je conchie ces obscures années où le prof de sport me regardait de son œil blasé, moi qui m’explosait le poignet à chaque passe au volley ou quand je me prenais le pied dans cette « haie » par dessus laquelle il faut sauter, tel un cheval désemparé.

La piscine, un calvaire : dans la file pour aller au plongeoir, la goutte au nez, à trembloter et renifler sans aucun mouchoir pour sauver ma dignité. À la merci de la première pneumonie qui guette. J’étais devenue aussi angoissée et abattue d’avance qu’à l’idée d’aller en sport qu’en contrôle de maths. (Oui, j’étais aussi phobique des maths. On n’a pas toujours tout pour plaire).

Avec un tel passif difficile de croire qu’un jour j’aurais le courage et l’envie de mobiliser mon pauvre petit corps si frêle et si sensible pour m’adonner à cette torture ! Mon image du sport était associée à la dévalorisation, à la contrainte physique, et puis, la flemme, quoi.

«Suer comme une vache asthmatique, perdre ma dignité en public, moi, jamais !»

Pourtant, au jour ou j’écris, il m’est arrivé cette chose incroyable : je fais du sport régulièrement, sans subir la moindre menace de quiconque.

Accepter l’évidence et agir pour soi

Voila, il est temps de vous révéler mon secret, l’ultime secret de ma motivation : je me suis rendue à l’évidence, j’ai pris conscience que comme tout le monde, je vieillis ! Tout simplement. Telle est la triste réalité. (Amadou et Mariam savaient). Un jour, surprise ! Madame se réveille la fesse qui pend, Monsieur les pectoraux mous en 95B. Et là, c’est le drame, la désespérance, le dégoût de son corps, les regrets qui surgissent et la spirale de la dévalorisation qui nous engloutit.

Nous avons bien caché la réalité sous le tapis pour ne pas penser à nos muscles qui s’affaissent sournoisement. Mais nos tendons et articulations nous réveilleront tôt ou tard et ça risque de faire mal.

Les médias n’ont de cesse de nous rabattre les oreilles de bon conseils en matière d’alimentation et de santé. « L’activité physique et une alimentation équilibrée contribuent à une bonne santé, et BLA BLA BLAA… » au point que ça nous donne envie de nous enfiler trois tartes aux fraise à la suite, pour prouver qu’on est encore libre de faire ce qui nous fait plaisir sans subir la pression de quiconque. (Le goûter est pour moi ce que Michael Jackson est à ses fans : une rockstar. Vous êtes ravis de le savoir).

Alors nous restons englués à notre canap’ avec le petit espoir que la motivation nous prendra par la main. Autant croire qu’une licorne va débarquer un beau jour dans votre salon pour s’entrainer avec vous à faire de la muscu.

Il n’y a pas de secret : il ne faut pas attendre la motivation, mais aller la chercher. Je me suis résolue à vouloir inverser la tendance avant que le travail à fournir ne devienne plus important et ne me demande encore plus d’efforts et de motivation.

Mais je suis restée longtemps à me dire “il faut faire quelque chose” sans agir. Alors comment passer à l’action ?

5 clés pour trouver votre motivation :

Ne plus procrastiner

On n’a pas les mêmes capacités physiques à 25 qu’à 45 ans. Plus tôt on se bouge, plus les efforts sont faciles et les résultats rapides.

Et à 80 ans, vous pourrez vous remercier d’avoir toujours la souplesse nécessaire pour enfiler vos chaussures sans vous faire un “tour de reins”, comme dit mamie Simone.

Mais tant que vous vous dites à peu près ceci :

« Il faudra que je me mette à faire un sport avant la trentaine / quarantaine … »

… Mais vous disiez déjà la même chose à 23 ans, nourris par l’espérance que d’ici vos 26 ans vous seriez un addict confirmé de la salle de sport…

« Je suis encore forme et en plus, je récupère pas si mal les lendemains de cuite. »

Rien ne changera. Jamais. Non, jamais, car vous procrastinez. A défaut de transpirer, vous vous encrassez…dans l’inaction ! Vous aurez toujours une excuse, quelque chose que vous devez faire, d’autres priorités avérées ou inventées. Tant que vous ne cessez pas de trouver des excuses bidons, vous aurez beau être plein de bonne volonté, vous ne vous mettrez pas “en marche” (je précise que cet article à été écrit avant même l’existence du parti politique du même nom) pour de bon et vous pourriez même culpabiliser.

La seule chose à laquelle vous devez réfléchir, c’est quelle activité choisir, selon vos objectifs et votre tempérament.

Vous aimez plutôt :

  • vous dépasser
  • vous détendre
  • rencontrer des gens
  • vous défouler

Il existe une multitude d’activités physiques à pratiquer selon votre profil.

Attention, une fois que vous avez trouvé basket à votre pied, on évite de se faire de futurs plans hypothétiques et on agit MAINTENANT. C’est en croyant que vous êtes capables de faire l’effort que vous y parviendrez.

Remplacez le devoir par l’envie

Faire du sport n’est pas un but en soi, c’est une routine qui vous amène à votre objectif / envie : rester en forme, améliorer sa santé, se muscler, etc. Votre attention doit se fixer sur les bénéfices que vous tirerez de ces efforts, plutôt que sur la pénibilité de l’effort en lui même. Cela est plus motivant quand on débute. Avec l’habitude, on perçoit l’effort comme source de plaisir, puisque notre corps produit ces fameuses hormones du plaisir, les endorphines.

Sortez de votre zone de confort

Changer ses habitudes, ce n’est pas toujours facile. Trouver un partenaire, au début tout du moins, est source de motivation. C’est ce même réflexe qu’avait notre maman quand elle nous refilait Jeannot Lapin dans les bras quand nous devions affronter la piqûre du vaccin. Le besoin de soutien et de réconfort est parfois appréciable pour affronter les premières petites douleurs de la vie…Oui, au début, vous aurez des courbatures, oui, vous vous sentirez plus vache que gazelle, vous transpirerez et tout ça, c’est moche et ça pue. Alors autant partager sa souffrance à deux.

Mais sachez ne pas dépendre de votre partenaire pour vous motiver. Si il est une aide précieuse pour se lancer, vous devez avoir la motivation en vous coûte que coûte, même s’ il ne vous suit plus dans la course !

Accordez-vous le temps nécessaire

Soyons honnêtes, même les PDG arrivent à se dégager 1 heure dans la journée pour s’activer. Si vous êtes à ce point débordé, optez pour les exercices à faire chez vous. Cela vous prends au minimum entre 10 et 45 mn par jour.

Si vous n’êtes pas spécialement débordé, mais juste de mauvaise foi, sachez vous convaincre que non, regarder un énième épisode de GOT n’est pas indispensable à votre survie. Remplacez le par 45 mn de sport à la maison.

Le regard perdu de Jon Snow sera votre récompense quand vous aurez osé affronter la maison Procrannister.

Vous voyez, même Jon Snow est d’accord avec moi.

Allez hop, on dévie sur ces vidéos qui vous veulent du bien.

Et par ici, l’excellent programme de Sonia Tlev : le Top Body Challenge.

Restez pragmatique !

L’important est de ne pas décrocher. Régularité avant tout ! Donc si vous n’êtes pas certain de toujours pouvoir assurer une séance hebdomadaire, restez réaliste : 20 minutes d’exercice tous les deux jours valent mieux qu’une heure une fois par semaine. Si vous loupez une séance, vos efforts ne seront pas ruinés, c’est moins démotivant.

De même, si vous débutez en course, mieux vaut se fixer des courses fréquentes et courtes pour commencer, quitte à marcher quand vous ressentez la pénibilité de l’effort. Vous augmenterez la durée progressivement, sans pression. Le sport doit rester un plaisir. Le principal est de garder un rythme régulier.

L’erreur à ne pas faire : s’engager dans un abonnement à la salle de sport si vous n’êtes pas de nature sportive et que moyennement motivé, en pensant que si vous avez payé, vous vous sentirez obligé d’honorer votre engagement financier. Je l’ai fait, je suis allée à la salle régulièrement pendant un mois, puis une ou deux fois par mois pour soulager ma conscience, et…. plus du tout. Ma paresse était plus forte, car au fond de moi je n’étais pas réellement déterminée. Être déterminé, c’est s’engager pour soi, s’en tenir à son programme et ne pas écouter sa petite flemme. Et ça, c’est gratuit.

Des bénéfices physiques et psychologiques : l’exercice est un réel investissement sur vous même !

Faire du sport contribue à avoir une bonne estime de soi : réussir à dépasser sa paresse y contribue. La perte de poids qui en résulte peut aussi améliorer l’image que l’on a de soi.

C’est votre persévérance et votre ténacité qui feront la différence. Ces qualités là ne sont pas innées pour tous et c’est aussi l’occasion de les développer. Vous augmenterez votre sentiment de fierté et de valorisation.

Les bienfaits de l’activité physique ne se limitent pas à notre corps. Le corps et l’esprit sont liés. Et oui, vous n’êtes pas qu’une tête pensante posée sur un tronc ! Notre corps est une éponge qui s’imprègne de nos pensées et de nos émotions. Nous passons la plupart de notre temps en tension sans même en avoir conscience. Se focaliser sur son corps, c’est prendre conscience de ces crispations, de lâcher le mental et donc les muscles. Évacuer le stress, se défouler. Il se pourrait même que votre entourage vous remercie d’être plus zen et que vous dormiez mieux.

Il s’agit de maintenir sa santé sur le long terme. Voyez-le comme un investissement sur vous même. Garder souplesse, fermeté, réduire les risques d’ostéoporose, d’accumulation de graisses, éviter le mauvais cholestérol. Les bénéfices physiques sont prouvés et innombrables !

En clair, le sport, ça maintien la forme et les formes ! Alors plus d’excuses, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Et vous, quel à été votre leitmotiv ? Est-ce difficile de rester toujours motivé ou êtes vous devenu accro au sport ? Racontez-moi !

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