A Anderlecht, un “accommodement raisonnable” avec la religion islamique dès la primaire

À l’école primaire Maurice Carême d’Anderlecht, dès la troisième primaire, certains enfants font le Ramadan, selon un article de La Capitale du mercredi 23 mai.

En conséquence, la Direction de l’école a invité les parents des enfants concernés à venir les reprendre sur l’heure de midi, pour éviter qu’ils ne côtoient au réfectoire les enfants qui prennent leurs repas. On croit rêver, d’une part que des enfants aussi jeunes fassent le Ramadan chez nous et d’autre part que la Direction ait une telle attitude. Officiellement, la Commune “déconseille aux enfants de faire le Ramadan sans l’interdire et préfère privilégier le dialogue”. Demander aux parents de reprendre leurs enfants le midi est typiquement un “accommodement raisonnable” avec la religion musulmane, de même, comme cela se pratique dans certaines écoles, que de dispenser les élèves de cours d’éducation physique. Officiellement, tous les partis francophones refusent les accommodements raisonnables mais préfèrent fermer les yeux sur des situations comme celles-ci. Rappelons également qu’en Belgique il y a une obligation scolaire, qui implique de suivre les cours, tous les cours, y compris ceux d’éducation physique. Il est donc absolument déraisonnable de permettre aux enfants et aux adolescents dans le primaire et le secondaire de faire le Ramadan et il est évident que ne pas manger et surtout ne pas boire en ces périodes de chaleur est néfaste, tant pour les capacités physiques que de concentration des jeunes.

Voici encore un problème que le monde politique va sans doute soigneusement éviter d’aborder. Pourtant, il se pose.

Les pouvoirs publics doivent faire preuve de courage. Il faut interdire la pratique du Ramadan pour les élèves qui sont en obligation scolaire et il faut que les imams et l’Exécutif des musulmans de Belgique lancent des appels en ce sens.

Voici une bonne occasion pour ces autorités de montrer leurs intégrations aux valeurs et aux coutumes de ce pays, ainsi que de montrer que leurs propres conceptions religieuses ne nuisent pas au vivre ensemble.