Hongrie : Echec et mat

Par Jean-Louis Donnay

Voilà, c’est fait: le Parlement européen a décidé ce midi de déclencher une procédure de sanction contre la Hongrie, coupable à ses yeux de soutenir Viktor Orban dans son entreprise de sape de la démocratie.

Nous emboîterions le pas aux élus de Bruxelles si nous savions de quelle démocratie ils veulent parler. Celle que les forces “progressistes” entendent coûte que coûte nous imposer ou celle répondant à la volonté du peuple, seul parti mandaté pour se prononcer sur son propre destin.
 Or, tout récemment, le peuple magyar, qui a payé dans son histoire un très lourd tribut aux dictatures, ce peuple fier et libre a massivement voté pour Orban, aujourd’hui devenu, à l’image de Trump Outre Atlantique, le bouc émissaire d’une Europe qui n’a pas vu venir le danger de l’immigration massive et qui continue, contre vents et marées, jusqu’au tsunami final, à vivre dans le déni.
 S’il se retrouve aujourd’hui minoritaire dans l’hémicycle de Bruxelles in fine gouverné par les technocrates aux ordres du Système et des élites régentant à leur seul profit la mondialisation, le paria hongrois, qui a eu pour seul tort de vouloir, chez lui, remettre de l’ordre dans une justice sclérosée, dans une presse partisane, dans un mortifère envahissement migratoire comme dans un enseignement universitaire et des ONG manipulées par George Soros, peut en revanche compter sur le soutien de plus en plus massif des patriotes, des nationalistes et des populistes qui, lors des prochaines élections européennes, auront à porter un message désormais très clair: oui à l’Europe des peuples, non à l’Europe des diktats.
 Mis échec et mat par son propre camp de la droite qui l’a trahi pour un plat de lentilles — la succession de Juncker étant promise à son chef de file à la condition qu’il l’assassine politiquement -, Orban un des rares à se battre contre la montée de l’islamisme en Europe va maintenant pouvoir mieux identifier ses amis et ses ennemis. Les ennemis, c’est fait, les amis, il les compte déjà, en vrac, dans une majorité de pays de l’ex-URSS mais aussi, maintenant, en Autriche, en Allemagne, en France et en Italie.

Le piège dans lequel Macron, chantre de l’Europe dévoyée voulait l’enfermer a ce mercredi fonctionné. Orban est désormais condamné à mener campagne à la tête des sans-dents, des gueux, des va-nu-pieds et des derniers défenseurs d’une civilisation judéo-chrétienne en voie d’extinction. Son combat s’annonce désespéré. Il n’en sera que plus beau.