Inscription dans les lycées : New-York discrimine-t-elle les Asiatiques ?

Patrick J. Buchanan se demande dans Taki’s Magazine si Bill de Blasio, maire centre-gauche de New-York, a ou va aggraver la discrimination dans le système scolaire de la ville-monde qui compte environ 8 millions d’habitants.

En tout cas, le New York Times a écrit que « la ville de New-York a le système scolaire le plus ségrégationniste du monde » et que de Blasio reste « étrangement silencieux sur le sujet ».

Par ségrégation dans les 8 écoles les plus prestigieuses (comme la Stuyvesant High School et la Bronx School of Science dont les admissions se font par écrit), il faut entendre qu’elles ne reflètent pas la diversité ethnique de la ville. « Les Noirs et les Hispaniques forment 70% des étudiants des high schools (lycées) mais ne reçoivent que 10% des places dans les écoles spécialisées. »

Environ 27% des offres échoient aux Blancs pour 15% de représentation ; 52% aux Asiatiques pour une représentation de 16%. A Stuyvesant, seulement 10 étudiants sur 900 admis cet automne sont noirs. Certains lycées comptent même 62% d’Asiatiques.

Le maire a donc réagi en estimant que les lycées doivent rendre une image plus proche de la ville en terme racial. « Donc s’il faut truquer les examens pour avoir moins de Blancs et d’Asiatiques, truquons les examens », s’exclame Patrick Buchanan.

Est-ce mal si une école a trop d’Asiatiques ? C’est la question posée par Soo Kim, président des Anciens élèves de Stuyvesant.

Car pour Peter Koo, ombudsman, les tests d’admission écrits sont le moyen le moins biaisé d’accéder aux établissements scolaires. « Il ne nécessite aucun CV ni de relations. Le fils du maire est diplômé de Brooklyn Tech et s’est inscrit à Yale. Et maintenant le maire crée une barrière contre les Asiatiques américains et particulièrement nos enfants ? »

« Je ne sais pas si le maire est raciste », souligne Kenneth Chiu, président du New York City Asian-American Democratic Club, « mais sa politique est certainement discriminatoire ».

Des Asiatiques ont manifesté et réclament comme standards des admissions l’inscription basée sur le mérite et la performance mesurés par des tests objectifs.

Selon Taki’s Magazine, la situation discriminatoire envers les Asiatiques qui réussissent généralement mieux les tests se poserait partout aux Etats-Unis.

Selon le New York Times, rapporté par Taki’s, « Une étude de Princeton a démontré que les Asiatiques doivent scorer 140 points au-dessus des Blancs au test ‘SAT’ pour être admis dans les collèges privés, une différence qu’on appelle la ‘taxe asiatique’. »

La Californie ayant abandonné la discrimination positive, les Asiatiques américains formaient en 2013, 34,8% du corps étudiant à l’Université de Californie, 32,4% à Berkeley et 42,5% à Caltech.

En 1965, Richard Goodwin (Howard University) déclarait : ‘C’est l’étape suivante et la plus profonde pour l’égalité des droits. Nous ne recherchons pas seulement l’égalité comme droit et théorie mais l’égalité comme un fait et l’égalité comme résultat. »

Conclusion de Buchanan : « Dans le clash actuel au sein de la citadelle libérale à propos de quelle race (ndlr: au sens américain du terme notamment en matière de statistiques officielles) a trop de places à Brooklyn Tech et quelle race n’en a pas assez, nous avons un aperçu de l’avenir de l’Amérique : nous aurons des conflits incessants au sujet de ceux qui méritent et ceux qui obtiennent quelque chose en fonction de l’ethnie ou la race. »

Source : Taki’s Mag