Tsunami de droite en Europe : austérité, ou chaos migratoire ?

Depuis que l’horizon se barre d’un tsunami de partis de droite partout en Europe, d’abord en Europe centrale, aujourd’hui en Europe occidentale, la gauche médiatico-politique s’est perchée sur son ultime position de rempli : c’est la faute à “l’austérité”.

Si seulement l’Europe/l’Allemagne renonçaient à leurs conceptions étriquées en matière budgétaire et économique, alors l’Etat pourrait rouvrir les vannes de la dépense publique et ces affreux partis “populistes” — ie, populaires et de droite — retourneraient dans leurs catacombes.

Cette thèse est amusante à un double titre : d’abord, parce qu’elle est fausse. Ensuite, parce qu’elle est fausse.

Des Etats tels que la Belgique, la France, l’Italie et quantité d’autres en Europe n’ont jamais autant dépensé qu’ils ne le font aujourd’hui. Cela est vrai en pourcentage du PIB — 57% en France, record mondial et dans l’histoire de France — ça l’est a fortiori en valeurs absolues, puisque les PIB n’ont jamais été aussi élevés. De façon corrélative, les prélèvement obligatoires n’ont jamais été aussi élevés. Parler d’austérité dans un tel cas de figure revient à faire violence aux mots et n’a, en vérité, aucun sens. (Le problème de l’Euro, distinct, n’a pas à être abordé ici).

Surtout, les enquêtes d’opinion et les campagnes électorales successives en attestent : la première motivation de l’électeur européen n’est en rien l’austérité, mais l’immigration. L’ Européen a compris qu’on lui inflige depuis 15 ans, en suite de décisions proprement politiques, une immigration comme il n’en a jamais connue dans le passé. Il mesure les effets de cette anarchie migratoire dans tous les compartiments de son existence : écoles, milieu de vie, violence urbaine, islamisme, prélèvements obligatoires.

En Autriche comme en Hongrie il ne fut question, durant les dernières élections, que de maîtrise des frontières; et le rapatriement des 600.000 clandestins d’Italie était le seul point d’accord durant la campagne des deux partis qui forment le nouveau gouvernement italien (M5S, Lega).

L’anarchie migratoire n’est en rien le “phénomène naturel” qu’on nous présente. Elle est le résultat de décisions politiques et de l’idéologie “no border” qui a, depuis 30 ans, les faveurs de la gauche occidentale. Cette idéologie domine aujourd’hui les sphères dirigeantes de l’UE comme du Conseil de l’Europe (dont dépend la Cour européenne des droits de l’homme).

Par ce motif, le divorce entre “l’Europe” — ses institutions — et le citoyen n’a jamais été aussi radical.

En démocratie, il revient au dirigeant de se plier à la volonté du peuple. L’érection de frontières — concept noble s’il en est, parce qu’il conditionne la civilisation, comme le rappelait récemment Bart De Wever — est au programme des prochaines années.

Mieux : la gauche y contribuera activement, si elle ne veut pas disparaître.

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