What Happened This Week #6 (2017)

Cette semaine, la newsletter revient sur les plus grandes hausses (ou baisses) de certains cours (en plus d’un article sur le retour d’Andersen). Bonne 2ème partie de « Shark Week » (événement créé pour les étudiants d’emlyon business school afin de sensibiliser les élèves au trading).

#Transaction #Stocks #Up #% #Newsletter

Gemalto

Gemalto, une entreprise spécialisée dans la sécurité numérique, a vu son cours augmenter de plus de 8% vendredi dernier. Ce fleuron technologique français a en effet annoncé de très bons résultats (1). Ce n’est pas l’activité traditionnelle (vente de cartes SIM) qui a porté le chiffre d’affaire de l’entreprise (2) mais plutôt la vente de documents officiels dits « sécurisés » (comme des passeports numériques). Bien que l’entreprise garde une longueur d’avance sur la plupart de ses concurrents, son désintéressement vis-à-vis de la technologie dite « blockchain » pourrait, dans un avenir plus ou moins proche, lui nuire.

1. « L’entreprise a d’ores et déjà atteint son objectif de chiffre d’affaire de 2017 pour sa filiale spécialisée dans les plates-formes logicielles et services » (newsletter de vendredi)
2. Dans de nombreux pays, les ventes de téléphones pré-payés sont conditionnées à la présentation d’une pièce d’identité. Un système qui aurait dissuadé beaucoup de potentiels acheteurs.

Groupe FNAC

Le groupe FNAC enregistre sans doute une des plus grandes hausses de valeur de la semaine. Avec une action qui a vu son cours augmenté de plus de 10% mercredi 1er mars, le groupe sait désormais que les marchés lui font confiance. En effet, après l’absorption de Darty, des doutes étaient émis quant à la viabilité d’une telle fusion. Darty, qui était alors à peine bénéficiaire, avait été acquis à 1,2 milliards d’euros après une longue bataille juridique contre Conforama. Cependant, le groupe montre des signes de croissance encourageants et les objectifs en terme d’économies seront atteints avant la date butoir de 2019.

CGG

CGG a annoncé ce vendredi des résultats : l’entreprise pâtit d’une situation difficile dans le secteur pétrolier. En effet, bien que le prix du baril soit reparti quelque peu à la hausse, les dépenses en exploration des compagnies pétrolières stagnent. L’entreprise croule donc sous les dettes (la dette nette est désormais de 2,3 milliards d’euros). Face à cette situation, l’entreprise a décidé une restructuration financière (1) qui aura lieu incessamment selon la direction.

1. La restructuration se divise en deux parties. Tout d’abord, les porteurs de dettes sécurisées (on dit qu’une dette est sécurisée s’il existe des garanties en cas de défaut de paiement du debiteur) vont se voir proposer un allongement de la durée des paiements. Puis pour les porteurs de dettes non sécurisées, leurs obligations seront « transformées » en actions.
#Transaction #Andersen #BackOnTrack #Newsletter

Alors qu’on croyait que le scandale Enron avait définitivement enterré le cabinet Arthur Andersen, celui trouve un second souffle en s’implantant dans 16 pays sur 5 continents. En effet, depuis 4 ans des personnes travaillent à la restauration de l’image du cabinet.

Tout commence en 2001 lorsque la SEC (1) s’intéresse aux comptes d’Enron. Du 24 octobre au 9 novembre 2001, les employés du cabinet d’audit Arthur Andersen, sont dès lors sommés de détruire un nombre important de documents en relation avec l’entreprise. Enron a en effet caché depuis un certain moment des échecs financiers graves grâce à des manipulations sur ses états financiers (entre autre…). Suite à la découverte de ce scandale, Andersen se retrouve aussi au milieu de la tourmente. Attaqué en justice, le plus grand cabinet d’audit au monde, membre du big Five (2), est interdit d’exercer son cœur de métier. Les conséquences sont dramatiques pour le cabinet qui voit ses filiales revendues aux Fat Four et son cours de bourse chuté de 90 à 0$.

Jusqu’aujourd’hui, Arthur Andersen n’avait donc plus aucune légitimité. Cependant, une vague d’entretiens a été lancée depuis 4 ans pour reformer l’entreprise créée en 1913 à Chicago. Cette renaissance prendra la forme d’un réseau de cabinets de conseil dans différents pays ; les cabinets membres pourront utiliser la marque contre le versement d’une partie du chiffre d’affaire (allant jusqu’à 2%). Pour le moment, sont exclues toutes les activités autour de l’audit.

Si cette initiative est saluée par certains, il n’en est pas de même pour les anciens de chez Andersen. Ils y voient un manque de respect pour le fondateur du cabinet et pour les valeurs que ce dernier défendait.

1. La Securities and Exchange Commission (SEC) est le gendarme boursier des États-Unis. Il est aussi en charge de la régulation financière.
2. Le Big Five regroupait les 5 plus grands cabinets d’audit (Arthur Andersen, Deloitte Touche Tohmatsu, Ernst & Young (EY), Klynveld Peat Marwick Goerdeler (KPMG) et PricewaterhouseCoopers (PWC)), au sommet duquel se trouvait Andersen. Après la faillite d’Andersen, on parle d’un Fat Four (ou Big Four) composé des mêmes cabinets.

Écrit par Bruno Marioli

Merci à Evan Toledano et Pierre Croci pour leurs contributions

#References #GoingFurther

Article 1 : le cours des actions

Article 2 : Andersen

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