“La grande vie” par Christian Bobin★★★☆☆.

Le monde a tué la lenteur. Il ne sait plus où il l’a enterrée. (p.17).
Un jour, très tôt dans la vie, quelque chose se jette sur nous et nous donne notre visage inguérissable. Il prend forme à deux ou trois ans puis se cache dans l’ombre des travaux. (p.28)
Nous avons mille visages qui se font et se défont aussi aisément que les nuages dans le ciel. Et puis il y a ce visage du dessous. (p.29).
Les livres sont des gens étranges. Ils viennent nous prendre par la main et tout d’un coup nous voilà dans un autre monde. (p.43)
Des nomades campent dans mes yeux. Les feux qu’ils allument, ce sont les livres que je lis. (p.51)
Rien de plus beau que l’objet invisible. (p.53)
La nuit. La revoilà la bien-aimée, avec son voile de silence et ses yeux d’encre. (p.55).
Il y a des heures pour les livres comme pour l’amour. (p.58).
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