Les ambassadeurs de la Cité du Vin

150 000 visiteurs depuis son ouverture. Pourquoi un tel engouement ? Donnons la parole aux principaux acteurs.

Photo : Jean-Baptiste Lamaignere

Serge

Serge, sexagénaire, profite de sa retraite en se baladant dans les jardins de la Cité du Vin.

« C’est la 6ème fois que je viens visiter ce lieu »

Grand amateur de vin, Serge nous précise que c’est un lieu unique en France, qui dispose d’une architecture étonnante et qui propose des concepts remarquables. Serge est ici pour la sixième fois, n’hésitant pas à revenir accompagné de ses amis. Paradoxalement, il n’a jamais payé le parcours permanent : selon lui “Il n’est pas nécessaire de payer pour passer un bon moment.”

« On y trouve tous les vins de la planète »

Il ne vient pas uniquement ici pour se promener, mais également pour découvrir les nouveaux vins à Lattitude20, la cave à vins du monde. Elle lui permet de découvrir des saveurs provenant de tous les horizons, du simple Bordeaux à un vin Syrien ou Péruvien à prix raisonnable. Il se laisse parfois tenter par une ou deux bouteilles.

« C’est un des rares endroits où on retrouve l’utilisation des toutes dernières technologies »

Serge précise que cet endroit est aussi l’un des seuls en France à utiliser les nouvelles technologies innovantes pour aider les visiteurs, en leur mettant à disposition des tablettes tactiles afin qu’ils soient plus autonomes. Des oenologues et cavistes restent tout de même à leur disposition.

Pour finir, cet amateur de vin n’hésite pas à nous préciser que cet endroit est avant tout un véritable lieu de partage, qu’il est ouvert à tous, et qu’il n’est pas nécessaire d’être oenophile pour venir le découvrir.

Inauguration de la Cité du Vin — Photo : Rémy Martineau

Catherine et Marie-Agnès

Près des terrasses extérieures, Catherine et Marie-Agnès, deux bordelaises d’origine, reviennent sur leur visite.

« L’architecture ? C’est très laid »

Ce couple bordelais ne se rend pas à la Cité du Vin pour la première fois non plus. Il vient principalement ici pour s’y promener et profiter de cet environnement accueillant et convivial. Elles restent réservées sur l’esthétique de ce lieu : elles n’hésitent pas à s’insurger contre l’architecture.

« Ce lieu n’était pas indispensable »

Elles jugent qu’il n’était pas nécessaire de la construire pour savoir que Bordeaux est une grande ville viticole. Mais par rapport à un musée, la ville a réalisé un gros coup : pour elles, la Cité du Vin est un lieu unique en son genre proposant des découvertes inattendues. Elles n’hésitent pas à recommander ce lieu aux personnes intéressées (ou non) par le vin, insistant sur la très bonne préparation des visites accompagnées.

« La cave est trop petite, et les prix sont très chers ! »

Elles trouvent la cave trop petite comparée à d’autres de Bordeaux. Même si elles affectionnent le concept de mettre en vente des vins provenant du monde entier. Pourtant, elles n’apprécient pas les prix des produits mis en vente dans la Cité du Vin : “C’est beaucoup trop cher !”, et c’est la seule vraie raison qui, pour elles, discréditent l’image du lieu.

Malgré leur dires, ce couple recommande ce lieu à toute personne souhaitant découvrir l’univers du vin. Sans oublier l’accès direct depuis le BatCub.


Marc de l’Office du Tourisme

Installé au sein de la Cité, Marc prodigue des conseils sur le tourisme viticole.

“C’est un centre d’interprétation du 21ème siècle”

La Cité du Vin n’est pas qu’un simple musée ou vignoble. Ce lieu abrite d’autres activités que le parcours permanent. L’exposition provisoire, un centre de documentation, une cave à vins, ou encore un lieu de restauration sont les incontournables de ce lieu.

Avec pour objectif 450 000 visiteurs sur un an, 150 000 se sont déjà déplacés depuis son ouverture, ces chiffres prometteurs dépassent leur attente.

L’idée provient du maire, M. Alain Juppé. Bordeaux étant considéré par beaucoup comme la capitale du vin, il était nécéssaire d’affirmer ce statut.

“J’ai la sensation que beaucoup de personnes viennent ici sans savoir ce que c’est”

Malgré une forte campagne de communication, notre interlocuteur s’étonne de voir que beaucoup de gens viennent découvrir le bâtiment un peu par “hasard”, sans trop savoir ce qu’ils peuvent trouver en y allant.


Julien, oenologue expert

Un des aspects les plus importants de la cité : la cave. Nommée Latitude20, elle est disposée sous forme circulaire. Julien gère le lieu.

Photo : Jean-Baptiste Lamaignere
« Nous avons privilégié les vins issus de cépages autochtones »

C’est là ce qui plaît vraiment à Julien, la Cité du Vin ne capitule pas uniquement sur les vins de la région. Avec des vins provenant de 74 pays sur 92, il y a une vraie culture internationale des spiritueux. Cépage autochtone signifiant qu’il provient du pays où il habite de base.

« Nous sentons une vraie demande des producteurs pour être exposé ici »

L’avantage de cette cave est l’attractivité qu’elle représente pour les producteurs. Julien nous parle d’une vraie ambition pour certains de faire exposer leurs bouteilles, cela permet d’obtenir une certaine renommée et une forme de prestige.

« Les gens sont très étonnés de voir autant de vin du monde »

Latitude20 ne propose pas que des vins de la région, les visiteurs sont agréablement surpris de pouvoir passer d’un vin Ukrainien à un autre venant d’Argentine. D’après Julien, les retours sont très positifs, cependant il y a un manque d’information concernant la cave : elle est en accès libre.

« J’aime proposer une expérience unique en goûtant la bouteille avec eux, et un suivi lorsqu’ils reviennent »

C’est aussi ça la culture du vin, passer un moment agréable avec des connaisseurs et professionnels afin d’enrichir sa culture. Julien aime proposer à ses clients une véritable expérience d’achat avec un suivi personnalisé.

Photo : Jean-Baptiste Lamaignere

Les touristes et intervenants sont à la fois le moteur social et les premiers ambassadeurs de la Cité du Vin. Ils créent l’attractivité et la réputation du lieu pour en faire un symbole international.

Article écrit par Antoine Albaut, Corentin Bernadou, Maeldan Delpy et Jean-Baptiste Lamaignere