Ma vie de freelance: une semaine (a)typique

La liberté n’a pas de prix. Mes prestas oui par contre :-)

Être à son compte c’est ne rendre de compte qu’à son client sur le temps où on est en presta pour lui. Pour ma part je me suis toujours battu pour ne pas être à plein temps chez mes clients de manière à garder du temps pour mes projets. A ce titre j’évolue dans 2 ou 3 structures différentes: je réalise des prestas de conseil pour mon compte. Je suis sollicité pour des prestas vidéos par un collectif et je monte régulièrement des projets entrepreneuriaux dans lesquels je travaille avec différentes équipes. A grosses mailles et de façon un peu caricaturale voici à quoi ressemble une semaine type qui conjugue ces différentes activités.

Lundi matin : atelier métier chez mon client

On commence de manière studieuse, le consulting c’est ce qui me fait vivre, et ce qui fait vivre aussi mes autres projets; donc je le soigne. Comme j’habite à Montpellier depuis peu et que beaucoup de mes clients sont à Paris: départ par le premier train 5h24. Arrivée à 8h53 à Gare de Lyon. La matinée se déroule comme un atelier d’expression de besoin utilisateurs. J’anime la session de façon à ressortir avec pleins de petits schémas des futurs écrans de l’application que nous sommes en train de concevoir.

Lundi aprèm’ retour à Montpellier-session de travail dans le train

Paris-Montpellier: 3h30. Ça laisse du temps pour travailler. Je rédige le compte-rendu des échanges et commence à travailler sur la mise en forme de la maquette, cela permettra aux équipes de dev de commencer rapidement la modélisation du prototype.

Mardi: travail “en chambre”

Le CR de l’atelier de la veille fait apparaître un certain nombre de besoins et de règles de gestion à consigner dans un document de cahier des charges. J’entreprend donc ce travail depuis mon bureau (chez moi).

J’ai quelques réunions de gestion de projet et de coordination que je réalise par skype.

17h: réunion projet perso

J’ai monté avec deux potes un concept de réseau de coworking pour travailleurs nomades. L’idée est de construire une plateforme web qui puissent permettre à nos espaces partenaires de gérer le système de réservation, la facturation à la minute et la gestion des quotas de disponibilités. Pour cela on a monté une petite équipe de dev freelance. Je les retrouve au bar pour notre weekly meeting sur l’avancée des dev’.

Mercredi : journée de presta vidéo à Nantes

Je participe à un collectif qui réalise de la presta vidéo pour des corpos. On a une date à Nantes pour réaliser la captation d’un atelier citoyen sur le thème de la mobilité et des rythmes de vies. J’endosse mon costume de cadreur; ce qui n’est pas désagréable d’autant plus que c’est pareil, c’est une équipe de pote et donc on commence la journée avec le petit dej en terrasse et la soirée dans un super restau de Nantes

Jeudi matin : COPIL projet client

Journée stressante, je me suis pas rendu à Paris, j’ai suivi par skype. Le Dg était assez énervé et a remis en cause les choix métiers opérés. Résultat il me faut mettre à jour pas mal de documentation en ce sens. Je déteste faire deux fois la même chose. Résultat je pars au chantier en fin d’après midi. Je viens d’acheter un appart’ à retaper. Il me faut casser un mur entre le salon et la cuisine, je vais passer mes nerfs dessus.

Le BTP a cela de bon qu’il décharge la tête de tous les soucis de la semaine.

Vendredi : Formation des ambassadeurs de la solution client

C’est une partie valorisante de mon métier: accompagner les gens dans la prise en main de meilleurs outils de travail. Alors c’est pas toujours facile, surtout si il y a une majorité de réfractaires, mais c’est agréable car il y a un vrai contact avec les gens et le sentiment d’aider.

Week-end à la montagne

Week-end où certes je ferais un peu de ski, mais où j’en profiterai entre deux tartiflettes pour faire quelques menus tâches administratives pour la gestion de ma société ou bien pour rédiger quelques retours d’expériences comme celui-ci pour la communauté ;-)

Pour faire simple, je travaille beaucoup mais je kiffe aussi beaucoup.

L’effort est ainsi inversement proportionnel à la masse de kif [1-e=m*k²] selon la fameuse loi de sociologie du travail.