Jean-Lou Fourquet
Aug 23, 2017 · 2 min read

Merci Silvère pour ce commentarticle! :) (2 fois plus long que l’article, commence pas à vouloir commenter celui sur la zététique! :))

Je suis assez d’accord avec toi quand tu dis que vous avez gagné la bataille des idées. En gros pour moi la réflexion se fait en 2 étapes:

  1. La réflexion sur le spécisme qui te pousse éthiquement à te dire qu’il n y a pas vraiment de critères/raisons valides au spécisme
  2. Une fois que tu reconnais que le spécisme ne correspond à rien d’éthiquement solide, tu peux grâce à l’analogie du racisme ou du sexisme (sans dire qu’il s’agit de la même chose mais en reconnaissant des process/argumentations similaires) démonter quasiment tous les arguments.

Là où je me questionne par contre sur ta et plus généralement sur la manière dont la plupart des vegans amène la chose:

  1. Une idéalisation de la vie et des bêtes sauvages et une culpabilisation constante de la société humaine et des humains. Bien entendu nous sommes loin d’être parfaits et il faut mettre de l’énergie pour qu’on s’améliore (et probablement que le veganisme est sur la voie de cette amélioration) mais quelle autre société animale s’est posée un jour la question de la souffrance des animaux au-dessous de son espèce dans la chaîne alimentaire? Quels animaux peuvent faire preuve d’autant d’empathie à un niveau individuel et collectif? Sur ça, j’aimerai bien avoir ton avis par exemple sur cette vidéo où j’ai trouvé des arguments intéressants: L’humanité est elle nuisible à la nature?
  2. Le fait que j’ai l’impression que vos “lunettes” vegans nient la complexité du monde, le monde n’est plus que “souffrance animale”. Je pense que le monde est extrêmement complexe, des imbrications et des rapports de domination dans tous les sens et je pense mettre autant d’énergie (parce qu’il en faut énormément pour devenir vegan) sur ce rapport de domination là, ce n’est pas un choix stratégique parce qu’étant (encore) spéciste, je préfère par exemple essayer d’acheter le moins de produits fabriqués par des personnes étant eux-aussi dans des rapports de soumission et domination terribles, quitte à manger des oeufs!
  3. Non, le cas #5 ne me va pas, c’est le cas #2 idéalisé par les lunettes vegans
  4. L’emploi rapide et sans préambule de termes un peu trop grandiloquents (soit trop philo soit trop émotifs) en permanence qui à mon avis desservent l’argumentation face à certain public (dont je fais partie :)).

A toute :),

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    Jean-Lou Fourquet

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