Le pouvoir au patient

Les temps changent. Organismes et entreprises enquêtent de plus en plus sérieusement sur les zones de friction à chaque niveau du monde de la santé. La transmission de l’information médicale et sa compréhension en sont des points décisifs.

Et puis il y a les patients, le grand public lui-même qui s’y penche également et qui pèse de tout son poids pour que le changement arrive. Et faites moi confiance, il arrive. Depuis l’arrivée d’Internet, les forums les plus fréquentés de France sont orientés sur le sujet de la santé. Ce n’est pas une coïncidence. Cette soif de connaissance, de recherche et de documentation proactive d’un patient pour le compte de sa propre santé démontre une envie croissante et irrépressible de prendre part au processus décisionnel. Les études montrent qu’au plus un patient est impliqué dans les décisions concernant sa santé, au plus il sera investi dans son traitement et ratera moins souvent ses doses, déclarera ses effets secondaires, etc.

La notice facile à rechercher, lire et naviguer en ligne n’est qu’un début. Elle permet de faire tomber cette première barrière que l’on suspecterait presque d’avoir été construite volontairement. Opaque et décourageante, elle exclut le patient plutôt qu’elle ne l’invite, préserve le praticien de sa position dominante, de détenteur du savoir, de la “vérité”. Sans renseignements objectifs, celui-ci consomme aveuglément (voir le récent scandale autour du vaccin contre le cancer du col de l’utérus par exemple), ce qui sert plus les intérêts des grands groupes pharmaceutiques que ceux de l’individu. Ce déséquilibre ne saurait durer.

Jérôme Dewit
Fondateur d’Encyqlo.com

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