Jérôme Huffer
Aug 25, 2017 · 1 min read

Le Soldat inconnu

Pourquoi ne s’arrêtent-ils pas de courir?

Dans la boue ne me voient-ils donc pas?

Puisses cette fange me nourrir

Le spectacle mérite bien ce repas.

Tombe la pluie entre les bombes,

Je n’avais jamais vraiment écouter l’eau

Avez vous remarquez le souffle des trombes?

Elles claquent comme la liesse après l’adagio.

Ici les cordes mordent, en un concert sourd,

Mes tripes exposées aux quatre vents

Maintenant l’orage tonne en place des tambours.

Que pleurais-je les requiem auparavant.

Sont ils en train de fuir ou conquérir?

Las, ils ne le savent pas eux même…

Sur les plaines que nul ne peut tenir

La victoire ne dépend que de la mort qu’on sème.

Sous ma joue la boue est tiède

Comme la terre de mon pays chaud

Dont j’escaladais les parois raides

Pour respirer le ciel d’en haut.

Puis-je maintenant me rapprocher de lui

Y élever mon dernier souffle de vie,

Qui reste en ma chair

Qui reste en cette terre.

Puisse cette boue s’enfoncer tel un puit,

Me laisser, misérable, tomber dans l’oublie.

Que seul mon âme garde la paix,

mon visage, une icône dont on efface les traits.

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