Comment lutter contre l’exclusion grâce au plein emploi ou à la pleine activité ?

par Jean-Marc Fortané, ex candidat à la première primaire présidentielle citoyenne sur https://laprimaire.org

I. Constats

L ’idée d’un chômage de masse se profile par le développement de la robotisation qui entraîne essentiellement la perte de travail pour de nombreux ouvriers.

Mais que vont-ils devenir ?

Nos dirigeants vont sans doute leur distribuer quelques aides financières pour les aider à survivre et leur proposer de nombreuses formations sans débouchés pour les occuper ; mais comment vivront tous ceux qui se sentiront atteint dans leur dignité d’être humain ?

Combien de temps la paix sociale pourra t-elle être achetée et maintenue de la sorte ?

L es grands groupes financiers qui délocalisent et qui intensifient la robotisation vont s’enrichir de plus en plus car, après s’être exonéré d’une grande partie des impôts sur les sociétés grâce aux combines et aux paradis fiscaux, ils rêvent de ne plus financer de nombreux salaires et les cotisations sociales qui y sont attachées. D’autre part les machines ne font pas grève et elles sont faciles à réparer ou à remplacer quand elles tombent en panne.

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Avec toutes ces baisses de rentrées financières pour l’Etat, l’argent manquera pour maintenir tous les systèmes de solidarité mis en place (chômage maladie, retraites…). D’autre part, il n’est pas raisonnable de continuer à recourir aux emprunts d’Etat car nos dirigeants ont déjà endetté chaque français à hauteur d’environ 30.000 euros sans lui demander son avis.

2. Que se passerait-il si nous connaissions le plein emploi ?

Les patrons peu scrupuleux ne pourraient plus faire pression sur leurs salariés car ces derniers n’hésiteraient plus à quitter leur emploi pour trouver de meilleures conditions de travail ailleurs.

La forme actuelle des syndicats serait remise totalement en question.

Le pole emploi regorgerait d’offres.

3. Alors, comment y parvenir ?

Le principe est d’assurer à tout citoyen un revenu minimal suffisant pour couvrir ses besoins fondamentaux en contre-partie d’un emploi en entreprise ou d’actions participatives d’intérêt général. La solidarité nationale garantirait un tel revenu seulement en cas d’incapacité à assurer de tels actes ou après un certain âge.

On peut constater que des millions de petits patrons sont prêts à recruter si les contraintes sociales, fiscales et administratives sont simplifiées. Le manque de personnes formées à leurs besoins ou le manque de motivation de nombreux chômeurs pour exercer certains emplois est aussi un frein à l’embauche. Le recours à des travailleurs étrangers ou le renoncement au développement de l’entreprise deviennent alors les seules alternatives.

D’autre part, une petite entreprise sur deux ne trouve pas de repreneur et disparait au profit de structures plus grosses qui finissent par former des multinationales toutes puissantes imposant leurs lois, non seulement à leurs employés mais aussi aux dirigeants politiques.

1. Couplage emploi/formation: une double chance

1.1. Travail en entreprise

Modalités:

. Chaque entreprise peut embaucher un ou plusieurs chômeurs, dans des conditions définies, sans frais pendant un an en contrepartie de leur dispenser une formation de qualité.

. Après quelques mois de travail en entreprise, le patron a la possibilité d’envoyer la nouvelle recrue en centre de formation spécialisée et de lui verser une somme d’argent défiscalisée.

. Dès qu’un CDI est signé, l’employeur peut renouveler l’opération.

Intérêt pour le chômeur:

. Choix du travail et d’une formation pratique.

. Rémunération nette minimale d’au moins 1000 €.

. Pas d’engagement: en cas de mésentente, il lui est donné la possibilité de quitter son emploi facilement et de bénéficier d’un autre contrat mais, une seule autre fois dans ces conditions.

. L’emploi est local et non délocalisable.

Intérêt pour l’employeur:

. Coût nul provisoire en échange de la dispensation d’une formation adaptée à son entreprise.

. Possibilité de rémunérer un supplément à moindre coût pour encourager et fidéliser la nouvelle recrue.

.Pas d’engagement: en cas de mésentente, le contrat peut être rompu très facilement mais la possibilité de le renouveler dans ces conditions n’est que d’une seule autre fois.

. Le développement et la transmission des entreprises sont facilités pour les bons patrons.

1.2. Heures de solidarité

Après qu’ils aient eu deux expériences non concluantes en entreprise, des emplois en collectivité publiques ou associatives sont proposés aux sans emploi dans des domaines d’activités qui ne concurrencent pas déloyalement des entreprises locales.

Par exemple, peuvent être organisées ainsi des actions de nettoyage, de ramassage de déchets verts, d’embellissement de clôtures, de débroussaillage, de restauration du patrimoine (chemins, murets, bâtisses…), en maisons de retraite, de soutien aux personnes malades, handicapées, âgées ou jeunes…

2. Développement de l’esprit d’entreprenariat

. Développement des formations à la création d’entreprises

. Mise en place d’un organisme de gestion national des stages en entreprises

. Instauration dans les lycées d’un concours de création d’entreprise dont les prix seraient des stages en petite entreprises dans le monde entier pour lesquels des expatriés français volontaires pourraient être sollicités.

3. Revalorisation des métiers peu demandés

A l’instar des éboueurs il y a une trentaine d’années par la création d’un fonds de valorisation de ces métiers.

4. Encouragement de l’emploi local

En sensibilisant les consommateurs à acheter local en priorité.

En imposant des normes minimales de logement pour les ouvriers saisonniers non locaux et en imposant le paiement de charges sociales en France, au moins dans un premier temps vers une caisse spéciale. Toute fraude serait sanctionnée très sévèrement pour réduire très fortement la concurrence déloyale entre les entreprises respectueuses des droits sociaux et celles qui font appel à des travailleurs sans papiers ou des travailleurs détachés (voir l’article sur las migrants).

5. Création de structures et d’assurance spéciales de gestion des litiges

4. Financement

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Une caisse est constituée par les cotisations chômage ainsi que par les montants de diverses aides qui ne trouvent plus de justification avec le plein emploi. D’autres économies sont envisageables sur les budgets formation, santé et prévention de la délinquance entre autres.

Une contribution financière de citoyens est apportée dans certains cas : récolte de déchets verts, embellissement de clôtures…

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Cet article fait partie d’une série d’articles présentant mon projet politique exposé dans le cadre de LaPrimaire.org. LaPrimaire.org est une primaire citoyenne démocratique et ouverte dont le but est de faire émerger une candidature citoyenne forte pour les élections présidentielles de 2017. Vous pouvez retrouvez tous mes articles et mon profil sur ma page candidat : Jean-Marc Fortané.