Le CERFAN Autrement

par Jean-Marc Fortané, auteur-éditeur, ex candidat qualifié à la première primaire présidentielle citoyenne française sur https://laprimaire.org

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Extrait du chapitre II publié en version papier en mars 2016 de la trilogie de livres “Le CERFAN Droit dans l’iceberg ou changer de cap ?” et téléchargeable gratuitement sur http://cerfan.fr

Le CERFAN est un pays européen (à peine) imaginaire atteint d’une maladie dénommée la cerfanite. Elle est due au fait qu’il est dirigé depuis une quarantaine d’années par une caste qui s’est auto-professionnalisée à vie et qui traite les conséquences et non pas les causes de la maladie.

La cerfanite s’aggrave de jour en jour.

Dans l’objectif des élections présidentielles cerfanaises de 2017, des citoyens s’y rassemblent dans un mouvement solidaire pour élaborer et présenter un projet de société alternatif à celui du pouvoir qu’ils appellent le CERFAN Autrement.

« Notre monde est menacé par une crise dont l’ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l’homme a tout changé, sauf nos modes de pensée, et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l’humanité veut vivre »

Albert Einstein

Par le passé, dans les situations devenues trop difficiles, des chefs guerriers ont toujours fini par prendre le pouvoir à cause de l’incapacité des personnes les plus raisonnables à s’entendre autour d’un projet pacifique. Ils ont été à l’origine de guerres dévastatrices avant que le pays ne se reconstruise sur de nouvelles bases.

Aujourd’hui, les armes conçues sont devenues si destructrices que quelques personnes peuvent décider du sort de l’humanité.

Si, en amplifiant les actions localisées de groupes terroristes, les nouveaux médias répandent l’inquiétude dans le monde entier, ils peuvent aussi permettre aux peuples d’échanger quasi instantanément pour la première fois de leur histoire.

Il est devenu maintenant possible de faire prendre conscience aux citoyens du monde entier des risques encourus par l’humanité et de fédérer une majorité d’entre eux pour créer un monde meilleur plus respectueux de l’homme et de son environnement.

« Une révolution mondiale pacifique est aujourd’hui devenue possible »

Chaque citoyen cerfanais pouvant s’exprimer librement, tous les sujets évoqués peuvent faire l’objet d’une multitude d’avis différents. Le pays est devenu ingérable par ses gouvernants car toute décision est prétexte à discussion ou à protestation. La cacophonie est telle que tout nouveau mode constructif de pensée peine à être entendu, alors que de nombreux citoyens espèrent du changement.

Malgré ces difficultés, un citoyen anonyme, dénommé Jan Contraméfera, a décidé de faire des propositions issues de ses expériences acquises au cours de ses multiples activités.

I Jan Contraméfera

A. Que souhaite Jan Contraméfera ?

Refusant le fatalisme et bien qu’il soit souvent qualifié d’utopiste ou d’idéaliste, Jan pense qu’avec du pragmatisme, tout devient possible. Cela est d’autant plus vrai qu’en démocratie la parole est donnée au peuple. Si une majorité de citoyens partage les mêmes objectifs, elle a la possibilité de choisir ses pilotes et les moyens pour les atteindre. L’utopie peut alors devenir une réalité.

«Le choix des urnes peut transformer l’utopiste en un visionnaire »

Alors que Jan souhaite vivre dans la sérénité et le bonheur comme la majorité de ses concitoyens, il constate que les tensions montent entre les individus et que les risques d’une troisième guerre mondiale sont de plus en plus évoqués.

Il ne veut pas rester sans réagir car il a réalisé pourquoi les dirigeants de ce monde sont incapables d’améliorer la situation sans avoir le soutien d’une majorité effective de citoyens.

B. Qui est Jan Contraméfera ?

Jan est un robin des bois des temps modernes, surgi de l’inconnu. Doté d’un esprit critique, il n’hésite pas à se dresser contre les anomalies qu’il constate. Poussé par son pragmatisme, il est toujours prêt à faire des propositions pour tenter d’améliorer les choses.

Issu d’un milieu modeste, il a pris conscience de la chance qu’il a d’être né au Cerfan en rencontrant, au cours de ses voyages, des gens vraiment pauvres. Malgré leurs conditions, il les a trouvés souriants et heureux de vivre. Travaillant très durement, ils ne se plaignaient pas et ils étaient toujours prêts à partager le peu qu’ils avaient. Aussi, Jan refuse de voir le Cerfan s’effondrer parce que ses concitoyens sombrent dans la morosité, l’assistanat, la perte d’envie de travailler et d’entreprendre.

C. Qu’est-ce qui motive Jan Contraméfera ?

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre »

Albert Einstein

Il voit disparaître rapidement les valeurs qui ont contribué à faire la grandeur du Cerfan et qui lui ont été transmises par ses parents.

Il constate que le pays ne cesse de régresser: chômage croissant, illettrisme grandissant, nombreux entrepreneurs tués à la tâche sans relève, taxation outrageuse du travail, gaspillage de l’argent public, cacophonie politique, désindustrialisation, délocalisation, paupérisation, délinquance galopante, écologie mise aux oubliettes, budgets déficitaires, dette exponentielle…

Il est écœuré de voir l’incapacité des dirigeants à gérer le pays et leurs manipulations pour monopoliser le pouvoir.

Il a pris conscience, à l’occasion des élections européennes, que les partis extrémistes et populistes progressent partout dangereusement.

Il ne supporte plus les lois irréalistes votées, notamment celles qui découragent les employeurs qui voudraient rester honnêtes.

Il ne fait plus confiance aux dirigeants asservis aux puissances financières, qu’ils soient professionnels de la politique, du syndicalisme ou « grands patrons».

Il ne supporte pas que la Nature si nourricière soit autant torturée.

Il pense qu’il faut que le pays change ou qu’il doit le quitter. Comme il n’y a pas beaucoup de pays où l’herbe est beaucoup plus verte, il n’a pas envie de le quitter, et donc, il veut qu’il change. D’autre part, il éprouverait un sentiment de lâcheté à fuir un aussi beau pays sans essayer de participer à son redressement.

Deux devises l’animent

«Tout problème a une ou des solutions »

« Il ne peut être reproché à quiconque d’échouer, mais il est possible de lui reprocher de ne pas avoir mis tous ses moyens pour réussir, dans le respect des autres »

Comme il adore relever des défis, il a décidé de tout faire pour diffuser ses idées et ses propositions. Il pourra être ainsi libéré de ses pensées, et enfin savoir, s’il est un utopiste ou un visionnaire.

D. Jan Contraméfera n’a-t-il pas peur ?

Cette question lui est souvent posée mais aucun idéal n’est vaincu par la peur. Jan est un optimiste de but et un pessimiste de chemin. Il est animé d’une force intérieure qui le fait avancer vers un but que beaucoup de personnes aimeraient atteindre. Il est aussi conscient qu’il va déranger les profiteurs des systèmes pervertis actuels, dont certains pourraient être tentés de lui nuire.

Cependant, ces derniers comprennent quasiment tous qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Jan pourrait plus les servir que les desservir, pour plusieurs raisons:

1. Penser autrement est devenu indispensable

« Inventer, c’est penser à côté »

Albert Einstein

Jan veut participer à rediriger cette machine infernale que les dirigeants ont mis en route et qu’ils sont incapables de maîtriser. Ils savent qu’elle va bientôt faire de gros dégâts auxquels ils n’échapperont pas. Trouver des volontaires pour essayer de la remettre dans le bon chemin ne peut que les servir avant que le peuple ne leur demande vraiment des comptes.

2. Jan pense qu’une amnistie est nécessaire(hors crimes et gros délits)

« Faites du bien à vos amis et à vos ennemis; vous conserverez les uns, et peut-être vous gagnerez les autres »

Jean-Benjamin de Laborde (Pensées et maxime 1791)

Conscients de leurs nombreuses « casseroles », beaucoup d’élus à des postes importants savent qu’ils ne pourront plus les masquer si la nouvelle force politique populiste accède au pouvoir. Des têtes risquent alors de « tomber » comme à l’occasion de la révolution cerfanaise. Il est ainsi possible de mieux comprendre les raisons pour lesquelles certains d’entre eux tiennent tant à constituer un Front Républicain.

Devant la gravité et l’urgence de la situation, Jan pense que le pardon est le seul moyen de recréer une unité nationale afin de repartir sur de bonnes bases.

Certes, il faudra bien écarter les plus gros responsables, mais la plupart d’entre eux préféreront se retirer d’eux-mêmes pour profiter tranquillement de leurs biens. Tous ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose à se reprocher seront les bienvenus pour aider à redresser le pays.

3. Jan a le courage de dénoncer les abus d’élus mais aussi ceux de nombreux autres concitoyens. Beaucoup de dirigeants savent ce qu’il faudrait faire. Cependant, ils n’osent pas traiter les causes des problèmes car ils en sont les principaux responsables, pour avoir manipulé les électeurs en abusant de clientélisme et en jouant avec les idéologies. Comme il est indispensable de bien poser tous les problèmes avant de pouvoir les résoudre, ils sont dans une impasse depuis des années.

Le mur glacé (ou iceberg) qui approche leur fait froid dans le dos.

4. Les temps ont changé grâce à internet

Il n’y a pas si longtemps, les rois et les seigneurs pouvaient censurer totalement ou exercer des pressions diverses pour intimider leurs contradicteurs (menaces personnelles, familiales, épandage de fausses rumeurs… interpellation après dépôt de produits illicites au domicile et même suicide suspect*).

De nos jours, la possibilité d’auto édition permet d’éviter la censure des écrits et internet permet leur diffusion en contournant les verrous de la distribution si besoin. D’autre part, avec la décentralisation des organes de presse et le développement de la toile, tous les journalistes ne peuvent plus être muselés par le chantage à l’emploi. Maintenant tout finit par se savoir.

* Des suicides suspects ont eu lieu au Cerfan mais ils n’ont, bizarrement, fait l’objet d’aucune interrogation de la presse comme cela a pu se passer à l’inverse dans des pays démocratiques comme la France. Même si dans ces pays les affaires ont fini par être classées quand elles s’approchaient trop d’instances politiques, patronales ou syndicales dirigeantes, il est possible d’y trouver encore des informations les concernant sur le net. Les affaires Poucet ou Lucet en sont des exemples concrets en France

«Les gêneurs sont ainsi mieux protégés des mesures répressives qui pourraient être orchestrées par ceux qu’ils dérangent»

5. Jan n’a rien contre les financiers raisonnables

Certains financiers craignent de plus en plus que la dette qu’ils détiennent auprès du Cerfan ne leur soit plus payée à cause du surendettement du pays. Les cerfanais risquent de refuser sous peu de la payer car ils ne se sentent pas concernés par ces emprunts que leurs dirigeants contractent quotidiennement sans leur accord.

Jan souhaite expliquer pourquoi les cerfanais ont tout intérêt à assumer les engagements de ceux qu’ils ont élu et pourquoi les financiers ont tout intérêt à ne pas entraver le rétablissement d’une vraie démocratie avec des bons gestionnaires au pouvoir.

E. Comment Jan Contraméfera agit-il ?

Son constat de départ

L’homme ayant constitué de grandes sociétés contre nature, il a dû fixer des règles pour assurer la cohésion des groupes. Il existe deux modèles de base qui en ont inspiré beaucoup d’autres, à savoir:

- la dictature: un chef s’impose et dirige. Tout contradicteur est exclu de manière plus ou moins violente. Le fonctionnement reste simple et efficace

.-la démocratie: un chef est élu. Tout contradicteur peut s’exprimer et agir dans certaines limites. La situation devient très vite ingérable quand les règles établies ne sont pas respectées.

Le Cerfan a testé de nombreuses variantes au cours des siècles jusqu’à l’établissement actuel d’une république démocratique bi royaliste oligarchique. Les rois sont choisis obligatoirement parmi les adhérents des partis politiques, auxquels n’adhèrent qu’entre 0,06 et 0,3 % des électeurs. Leurs décisions sont sans cesse contestées car elles n’acquièrent qu’exceptionnellement l’adhésion d’une majorité de citoyens. Même le résultat d’un référendum populaire peut être purement et simplement annulé.

Dans le reste du monde, les meilleures démocraties n’arrivent pas à faire diffuser leur modèle et la majorité des pays ont instauré des simulacres de démocraties. Des enquêtes de bien-vivre des populations existent mais elles n’ont jamais décidé les dirigeants des pays les plus puissants à se remettre vraiment en question.

Du constat à l’action

Fort de ces constats, Jan a décidé d’agir en trois temps pour tenter de construire, avec ceux qui le souhaitent, un modèle de société différent basé sur la démocratie participative opérationnelle:

1er temps: Motiver des citoyens pour qu’ils deviennent acteurs de leur destin. Dans cet objectif, il publie des écrits donnant une base de compréhension simple et synthétique des dysfonctionnements de la société. Chacun dispose ainsi d’un outil qui peut l’aider à y réfléchir pour exprimer des propositions constructives afin d’y remédier.

Sa situation de petit entrepreneur ne lui permettant pas de bénéficier en cas d’arrêt de travail d’indemnités financières, il décide de vendre son entreprise afin de financer ses publications et se consacrer à l’écriture et à ses autres actions bénévoles.

Certaines personnes de son entourage le soutiennent tandis que d’autres le considèrent comme loufoque, même s’ils le connaissent bien. Quant à lui, Jan sait que son savoir-faire et son expérience dans son métier, lui permettent, comme à tout technicien, de reprendre si besoin, une activité rémunérée.

2e temps: Créer une force de proposition réunissant tous les citoyens motivés. Pour cela, il initie le Mouvement des Transmetteurs Réunis Cerfanais (MTRC) dont l’objectif est de recueillir les propositions concrètes et réalistes de citoyens pour établir un projet national.

3e temps: Créer une force d’action en essayant de fédérer tous les mouvements existants sur des valeurs communes, afin de mettre en application les propositions souhaitées par la majorité d’entre eux pour réformer le pays dans l’intérêt général.

A cette fin, il initie le Nouveau Front Citoyen(NFC) pour apporter des idées différentes de celles du Front Républicain droite-gauche et du Front populiste.

II Le Mouvement des Transmetteurs Réunis Cerfanais (MTRC)

A. Objectifs

Le Mouvement des Transmetteurs Réunis Cerfanais a pour objectif de mettre en place, développer et soutenir toute action citoyenne qui permet l’épanouissement et le développement de la qualité de vie de tout être vivant, animal ou végétal, dans le respect de tous les autres.

Il commence par rassembler tous ceux qui veulent participer à la reconstruction du Cerfan et il pourrait diffuser dans d’autres pays.

Les transmetteurs réunis sont des personnes, qui souhaitent transmettre l’expérience et le savoir de façon verticale, au niveau historique et trans-générationnel, pour que les jeunes et les plus anciens s’entraident mutuellement, afin de construire le présent et le futur sans répéter les erreurs du passé. Ils ont aussi pour objectif de transmettre de façon horizontale, en expliquant les propositions ou les décisions, qui seront parfois difficiles à prendre, pour rétablir un bon fonctionnement de la société, sans compromettre l’avenir des générations futures.

B. Principes de fonctionnement: la démocratie participative transparente opérationnelle

Le fonctionnement est participatif. Tout citoyen, qu’il soit adhérent ou pas, est libre de venir s’exprimer dans les réunions qu’il organise. Chacun a la possibilité d’accéder à la place qu’il souhaite. Plus il y aura de monde et plus l’action sera rapide et efficace. Les votes se font à bulletin secret pour que chacun s’exprime en son âme et conscience.

Il est transparent. Tout adhérent peut obtenir aisément des réponses à toutes les questions qu’il peut être amené à se poser sur le mouvement. Les dirigeants qui n’en respectent pas l’éthique peuvent être relevés de leurs fonctions par les adhérents.

Il est opérationnel. Tout en respectant certaines règles fixées, ses élus peuvent s’exprimer et prendre des décisions en son nom, sans être obligés de consulter tous ses adhérents.

C. Organisation du MTRC

Elle est structurée autour de différents comités composés pour la plupart d’entre eux d’élus mais aussi d’adhérents tirés au sort.

Tous les postes de responsabilités sont occupés par des personnes qui ont fourni un dossier de candidature présentant entre autres une profession de foi, un bilan d’expériences et de compétences.

Détail en cliquant ICI

D. Construction du programme : la démocratie participative opérationnelle

L’objectif du programme est d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés dans la société. Il se construit autour de réunions thématiques en petits groupes où ne sont discutées que les solutions apportées par les participants au sujet problématique abordé.

Il ne s’agit pas de passer des heures à discuter pour se conforter dans la réalité du problème en évoquant de nombreux exemples mais d’étudier des solutions afin de déterminer celle qui peut améliorer au mieux la situation. Cela est plus difficile mais surtout plus constructif.

Une méthode de réunion efficace est définie et appliquée.

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E. Le programme du MTRC

Le MTRC propose un programme simple et sans surcoût pour le pays. Il consiste en:

* L’établissement d’un système politique démocratique transparent. Les électeurs doivent pouvoir voter pour des candidats responsables et porteurs de projets réalistes,

*La relance de l’économie par la remise de tout le pays au travail dans le but de:

- Diminuer très fortement, voire résorber, tous les déficits ainsi que la dette du pays,

- Donner à chacun la possibilité d’avoir un emploi,

- Augmenter le pouvoir d’achat pour ceux qui participent aux réformes,

- Conserver tous les emplois publics au service des concitoyens,

- Assurer à chacun la possibilité d’avoir un logement décent,

- Sauvegarder tous les systèmes de solidarité,

- Lutter contre la désertification des campagnes par le rétablissement des services publics et des commerces entre autres,

- Développer des liens entre les générations et entre les communautés,

*La relance de l’éducation en rehaussant le niveau scolaire et sans délaisser personne,

*L’établissement d’un service public audiovisuel au service de la grandeur du pays,

* L’amélioration du système de santé pour le rendre accessible facilement à tous sur tout le territoire,

*L’amélioration de la justice,

*La réduction de la délinquance,

* La promotion de toute action en faveur de la qualité de l’environnement.

L’objectif de ce programme étant d’être proposé au vote des cerfanais, le Nouveau Front Citoyen a été lancé pour permettre l’application des propositions retenues par l’ensemble des partenaires qu’il rassemble.

III Le Nouveau Front Citoyen (NFC)

Les élections présidentielles et de députation cerfanaises de 2017 approchent et les électeurs ont montré par leurs abstentions massives lors des précédentes élections qu’ils rejettent la caste politique médiatique. Ils sont très nombreux à attendre une offre nouvelle.

Jan a pris conscience que de nombreux mouvements alternatifs d’intérêt général existent et qu’ils ont tous les mêmes difficultés pour se faire entendre.Ils sont dirigés par des bénévoles qui ne disposent que de peu de temps car ils sont souvent occupés par d’autres activités, professionnelles notamment. Ils défendent des causes généralement spécifiques par conviction, tout en y investissant souvent de l’argent personnel pour les animer. Leur action est limitée par manque de moyens financiers et par un accès aux médias dépendant du bon vouloir des partis politiques.

La motivation considérable dont doivent faire preuve les bénévoles finit souvent par s’estomper à cause du manque de résultats ou de soutien, même si certains de leurs concitoyens reconnaissent leur courage et la noblesse de leur cause. Beaucoup finissent par capituler face aux systèmes et sous la pression des conséquences de leur investissement sur leur vie professionnelle et personnelle.

Jan constate que la demande de transparence est commune à tous, et que, par manque de temps, peu d’entre eux s’intéressent ou se sentent concernés par la cause des autres.

Fort de ces constats, persuadé que l’union est la seule façon de pouvoir changer les choses en mieux et réalisant que les mêmes changements permettraient de faciliter l’action de chacun, il décide de proposer:

* La constitution d’une fédération de mouvements, sous le nom de Nouveau Front Citoyen, autour de valeurs et d’un socle commun. La moralisation et la transparence de la vie politique sont les points prioritaires à modifier car c’est d’eux que dépend la pose ou la levée d’entraves sur chaque cause.

* La présentation par chaque mouvement de ses exigences et de ses autres souhaits, afin d’étudier les possibilités de construire ensemble ce rassemblement,

* L’établissement et l’adoption, avec ceux qui veulent aller plus loin ensemble, d’une méthode de démocratie participative opérationnelle. Elle doit permettre d’obtenir rapidement, pour chaque problème à traiter, la proposition retenue pour constituer le programme fédéral.

Des citoyens ont déjà entamé des actions concrètes pour changer de société. Ils sont très nombreux à agir à l’échelon individuel ou à celui de petits groupes. Ils prouvent qu’il existe de nombreuses méthodes alternatives efficaces, autres que celles qui sont validées par les gouvernants et relatées par la plupart des médias. Même si ces personnes ont raison de penser que la prise de conscience individuelle des citoyens est indispensable pour obtenir des améliorations et qu’ils souhaitent travailler à cette échelle, d’autres pensent, devant l’urgence de la situation, qu’il faut aller plus loin en changeant rapidement les gouvernants à l’occasion des prochaines élections.

Seuls des nouveaux dirigeants plus ouverts, moins formatés et surtout dégagés des lobbies financiers peuvent autoriser le développement avec pragmatisme de certaines méthodes alternatives, en complément d’une rénovation de celles qui sont en place.

Ces méthodes sont développées avec succès, par exemple en agro écologie, dans des écoles d’enseignement privé ou encore dans certaines entreprises.

Des personnes n’ont pas eu le temps de réfléchir aux actions à mettre en place pour améliorer la situation tant elle est complexe, mais elles ne veulent pas rester passives. Elles ont décidé d’apporter leurs compétences au service de ceux qui aimeraient proposer aux électeurs des idées nouvelles et qui sont privés de parole par les systèmes d’informations gouvernementaux.

C’est le cas par exemple d’équipes de juristes et d’ingénieurs informatiques qui développent des outils à l’instar de LaPrimaire.org en France. Ils organisent une élection primaire citoyenne pour l’élection présidentielle en parallèle des primaires des apparatchiks médiatisés.

Le pouvoir va réagir face à l’apparition de dizaines de candidats potentiels non officiels à l’élection suprême. Il ne peut plus, comme cela se serait fait dans le passé, censurer cette organisation parallèle mais il peut chercher à monnayer l’arrêt de son développement.

Cependant, il est trop tard pour deux raisons:

* si tel est le cas, les réseaux sociaux vont s’animer et en exiger l’aboutissement,

*le renoncement à leur idéal de rétablissement d’une véritable démocratie ne peut plus être acheté auprès des organisateurs car il repose sur des valeurs différentes de celles affichées par les dirigeants. D’autre part, tous les sacrifices personnels qu’ils ont fait pour avancer et le fait d’avoir été snobés par des personnalités du pouvoir, ne font que renforcer leur envie de réussir.

C’est cette envie d’entreprendre avec peu de moyens qu’ignorent les politiques et qui fait la force et la valeur des vrais entrepreneurs.

«Le changement est en route et plus rien ne peut plus l’en empêcher»

A. Exigences du MTRC pour le programme commun

Chaque mouvement peut garder ses statuts et son indépendance même si les fusions sont probables. Aucun ne doit être phagocyté par un autre.

Exclusion de tout parti politique existant ayant exercé au pouvoir à l’échelon national. L’adhésion de leurs membres démissionnaires est toutefois possible,sans qu’il ne leur soit garanti de retrouver une place de responsabilité. À eux de postuler et de convaincre selon les règles définies.

Définition de valeurs communes claires

Règles de fonctionnement politique

*Exiger des candidats la publication d’une profession de foi, d’un bilan d’expériences et de compétences

*Exiger la publication claire et synthétique de toutes les rémunérations, les cumuls de mandats et tous les avantages associés aux différentes fonctions de tous les élus.

*Etablir un vote secret afin que chaque élu ait la possibilité de s’exprimer sur la qualité de tous les projets qui lui sont présentés en son âme et conscience, sans être obligé de suivre la ligne des dirigeants de son mouvement sous peine d’être réprimandé.

*Accès libre à tout citoyen aux commissions d’attribution des marchés publics.

* Définir un quota d’heures de présence obligatoires aux assemblées de travail et établir un lieu de pointage accessible à tout citoyen. Pour chaque élu, toute absence doit donner lieu à une amputation de sa rémunération, quel qu’en soit le motif.

N’oublions pas que les élus sont rémunérés par les impôts et que par conséquent ils sont les employés de tous les électeurs. Tout patron peut connaître les revenus de ses employés dans la société civile.

B. Souhaits du MTRF pour le programme commun

1. Fonctionnement commun

Les propositions adoptées par la majorité constituent le programme que chacun s’engage à soutenir sous peine d’exclusion de la fédération. Cependant, chacun peut faire reconsidérer un choix, s’il apporte des éléments permettant de faire douter de son opportunité.

2. Communication externe des leaders

Concernant le vote des élus aux différentes assemblées:

* Sur les sujets du tronc commun: obligation morale de suivre les décisions du collectif

* Sur les sujets non votés: expression dans un vote à bulletin secret selon son âme et conscience

En public:

* Sur les sujets du tronc commun: obligation de suivre les décisions du collectif

*Sur les sujets non votés: ils peuvent s’exprimer au nom de leur mouvement en le précisant ou différer leur réponse pour consulter les partenaires

Une commission de discipline représentative de tous les mouvements est mise en place pour trancher tout litige.

3. Élection des représentants

Après dépôt d’un dossier de candidature (lettre motivation, bilan d’expérience et de compétence), chaque candidat se présente devant une commission représentative de chaque mouvement et composée pour chacun d’entre eux de moitié d’élus non candidats et de moitié d’adhérents tirés au sort parmi des volontaires. Cette commission élit les représentants.

4. Intégration des valeurs fondatrices du MTRC (extraites du livre LE CERFAN Chapitre I)

Authenticité: encouragée, elle permet de reconnaître les gens sur ce qu’ils sont et non pas sur ce qu’ils paraissent.

Coopération: c’est l’entraide avec les pays étrangers pour permettre à chacun de vivre correctement dans sa patrie et éviter ainsi les flux migratoires incontrôlés.

Démocratie: des élus au service des citoyens et non pas l’inverse.

Devoirs et droits: nul ne doit pouvoir prétendre à des droits tant qu’il ne respecte pas les devoirs du citoyen établis par et pour la société.

Différences: accepter les différences et se poser la question de ce que l’on veut faire ensemble.

Écologie: citoyenne et non pas politique, respect de tous les êtres vivants, animaux et végétaux. La Nature est beaucoup plus vieille que l’humanité et nous lui devons le respect.

Éducation: éducation pour apprendre nos règles de société. L’autorité des parents, des enseignants et des forces de l’Ordre doivent être rétablies et soutenues par les dirigeants. Des règles claires et simples sont indispensables

Égalité: l’égalité des chances doit être mise sur la ligne de départ afin de redonner une possibilité d’ascension sociale. À l’arrivée les différences doivent être acceptées, de telle sorte que les plus méritants ne soient pas spoliés et découragés de faire des efforts. La contribution à la solidarité doit avoir des limites.

Paix: établie grâce à l’application de sanctions strictes en cas de débordement.

Respect de toutes les règles de la société.

Responsabilité assumée et acceptation des erreurs dès lors qu’elles sont involontaires.

Solidarité, entraide et non pas assistanat: l’aide n’est pas un dû, elle doit être reconnue et appréciée à sa juste mesure par ceux qui en bénéficient.

Transparence des règles de fonctionnement, des décisions politiques (documents, marchés publics…), des rémunérations de ceux qui sont payés par la collectivité.

Travail et mérite

IV Les enjeux nationaux des élections de 2017

La société civile cerfanaise bouillonne et de plus en plus de citoyens attendent des débats plus ouverts de la part des dirigeants politiques et des journalistes. Ils ne se contenteront pas d’accepter l’un de ceux qui sont déjà choisis par les médias. L’inégalité des temps de parole a déjà été largement constatée à l’occasion des dernières élections cerfanaises en occultant les « petites » listes. Pourtant, elles avaient eu le mérite de respecter les règles électorales contraignantes, sans bénéficier d’argent public, pour parvenir à être présentes dans les bureaux de vote.

Le peuple cerfanais est un peuple révolutionnaire qui s’est battu pour la démocratie. Il n’acceptera pas qu’elle soit ainsi bafouée beaucoup plus longtemps car les enjeux deviennent vitaux pour tous dans un monde où tout s’accélère.

Quels seront les groupes qui pourront être représentés à l’occasion des prochaines élections de 2017 ?

Les grands médias ont déjà établi le podium plus de 15 mois avant les élections. Il ne leur reste plus qu’à commenter la distribution des médailles au gré des sondages à paraître en attendant le résultat final.

Le tiercé gagnant désigné est composé par le parti populiste extrême et les traditionnels partis de droite et de gauche qui s’entendront une nouvelle fois sous la bannière du Front Républicain pour faire attribuer la médaille d’or à l’un d’entre eux.

Quelques outsiders traditionnels sans danger pour les leaders seront présents pour donner l’illusion que le Cerfan est encore une démocratie. Personne ne sait encore si d’autres mouvements tels que le Nouveau Front Citoyen auront accès à cette élection.

Que peut donner le résultat des élections avec les différents candidats ?

Le parti populiste

Sans programme détaillé, ses leaders vendent du rêve comme l’ont fait les dirigeants en place depuis 40 ans. Composé de mécontents, leur accession au pouvoir risque de faire exploser les tensions entre les individus, car il leur sera impossible de satisfaire tous leurs électeurs, tant les revendications sont variées.

Les puissants financiers l’ont bien compris. Ils savent qu’ils en feront leurs nouvelles marionnettes en cas d’accès au sommet de l’État. Comme à leurs équivalents grecs, ils fermeront les robinets financiers pour les soumettre à leur bon vouloir. Dans l’impossibilité de financer la paix sociale, les nouveaux venus s’inclineront pour obtenir de nouveaux crédits en contrepartie de quoi ils se contenteront de bénéficier du train de vie royal de leurs prédécesseurs. Leur accession au pouvoir pourrait permettre de mettre un grand coup de balai dans les privilèges abusifs instaurés mais elle ne pourrait aussi donner lieu qu’à une simple redistribution.

Même si la majorité des cerfanais ne veut pas de ce parti familial au pouvoir et que sa saga n’intéresse que les journalistes, ils sont de plus en plus nombreux à se faire à l’idée qu’il doit être essayé faute de mieux. Pour ces différentes raisons, les financiers les laissent évoluer dans les médias, tout en tentant d’influencer le peuple pour qu’ils ne les choisissent pas, par crainte qu’une nouvelle révolution ne soit pas maîtrisée.

La caste dirigeante au pouvoir

D’ores et déjà certains de leurs dirigeants prévoient de s’entendre comme leurs rapprochements le montrent dans certaines apparitions médiatiques. En cherchant ainsi à rassurer les financiers pour les convaincre de continuer à miser sur eux, ils ne font que dérouter leurs militants.

Sans changement de mode de pensée, ils ne peuvent pas imaginer d’autres recettes que celles qu’ils appliquent depuis quarante ans sans résultats. Sans réformes structurelles le pays continuera à régresser.

Les partis outsiders traditionnels

La plupart de ceux qui ont cru être devenu assez populaires pour refuser de nouvelles alliances avec leurs bienfaiteurs du passé ont vu leurs finances s’assécher à l’occasion des dernières élections. Leurs leaders devront de nouveau faire allégeance aux plus grands partis pour sauver leurs postes, en contrepartie de quoi ils donneront des consignes de vote.

Le Nouveau Front Citoyen

Un mouvement hors des partis traditionnels tel que le Nouveau Front Citoyen émergera-t-il en séduisant bon nombre d’abstentionnistes et de partisans idéologistes éclairés ?

Même si les difficultés sont énormes (absence de financement public, barrage médiatique, fatalisme d’un grand nombre de citoyens…), internet permet désormais à des individus de se rencontrer et de s’organiser à distance.

Des citoyens ont commencé à s’investir par amour de leur pays mais ils s’essouffleront vite sans soutien massif rapide. Issus de la société civile, dans laquelle ils ont fait leurs preuves et acquis leurs expériences, ils souhaitent remettre de l’ordre à tous les niveaux dans le pays et donner au moins une double chance à chacun pour y trouver sa place.

Recréer des liens entre les générations devient aussi une priorité avant que le conflit des générations n’éclate vraiment.

Basé sur la démocratie participative opérationnelle, le mouvement se veut à l’écoute des citoyens tout en étant réactif pour réformer. En s’appuyant sur les forces vives du pays et sur la raison des citoyens, il peut détacher le pouvoir politique de la dépendance des lobbies financiers et remettre la finance au service d’une économie saine. Il pourra ainsi recenser et faire connaître toutes les solutions pragmatiques, alternatives à celles imposées par les multinationales, afin de les développer pour le bien-être de tous.

La démocratie devrait exiger, qu’avant les élections, tous les partis débattent en détaillant les mesures pratiques de leurs programmes. Les plus fantaisistes seront alors démasqués et les électeurs pourront choisir en toute connaissance.

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Qui est Jean-Marc Fortané ?

Jean-Marc FORTANÉ, ex candidat à la primaire présidentielle citoyenne

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.“Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais plutôt, demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays”

John Fitzgerald Kennedy.