Les travailleurs détachés: victimes ou coupables du dumping social ?

par Jean-Marc Fortané, ex candidat à la première primaire présidentielle citoyenne française sur https://laprimaire.org

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Les travailleurs détachés sont des travailleurs immigrants appelés en intérim dont le pays pourrait se passer mais qui viennent assurer le travail que les français refusent de faire.

Ils ont commencé à apparaître dans le bâtiment et l’agriculture mais d’autres secteurs d’activité font de plus en plus appel à eux en raison de leur statut. Ils arrivent de pays pauvres et ils sont employés par des entreprises étrangères qui leur proposent de travailler dans des pays riches pour y effectuer des travaux refusés par la maind’œuvre locale.

E n travaillant très durement, même s’ils ne gagnent que l’équivalent du revenu d’un chômeur ou d’un assisté social français, cela représente plusieurs mois de rétribution pour un travail équivalent dans leur pays d’origine. Très motivés, ils cherchent à travailler autant que possible tout en évitant de dépenser localement pour ramener chez eux un maximum d’argent en fin de saison. Ils travaillent ainsi volontairement au delà du temps légal de travail institué en France et certains restent disponibles même le dimanche pour le bonheur de tous leurs employeurs.

Leur rémunération sous forme de prestations permet de contourner les réglementations de contraintes du temps de travail en France sans émouvoir outre mesure les hauts responsables syndicaux. Leurs employeurs officiels domicilient leur entreprise dans un pays européen dans lequel les cotisations sociales sont inférieures à celles de la France.

Ainsi, les avantages sont nombreux:

. Pour le travailleur: le gain d’un maximum d’argent en peu de temps pour retourner au plus vite mieux vivre dans son pays d’origine,

. Pour l’entreprise: en payant moins de charges, elle est moins chère que les entreprises françaises à qui elle rafle des marchés.

. Pour l’employeur final: coût moins important mais surtout possibilité de disposer d’une main-d’œuvre motivée, indispensable en particulier en agriculture où le temps presse pour rentrer les récoltes. Dans la construction les délais de livraison peuvent être raccourcis. On peut citer l’exemple de travailleurs équatoriens travaillant dans l’agriculture via des entreprises domiciliées en Espagne ou des travailleurs des pays de l’Est dans le bâtiment.

Cela paraît “formidable” mais la France est la grande perdante pour plusieurs raisons:

. les cotisations sociales sont versées dans un pays étranger et si le travailleur tombe malade, il est soigné gratuitement dans les hôpitaux français, pour lesquels il ne contribue pas au financement,

. l’argent qu’ils gagnent ne sert qu’à minima à faire tourner l’économie locale,

. les entreprises qui les emploient ne payent pas d’impôt en France et elles créent des emplois administratifs à l’étranger, tout en concurrençant des entreprises nationales qui sont obligées de licencier par perte de compétitivité.

Ainsi, les irresponsables politiques français ont laissé s’installer et laissent perdurer une situation pire que le travail au noir en toute légalité. En effet, si l’argent du travail au noir est réinjecté dans l’économie nationale en grande partie, dans ce cas, l’argent fuit en majeure partie le pays. Des français opportunistes ont compris le filon et ils créent désormais leur entreprise de prestations de services dans les pays étrangers.

Peut-on vraiment le leur reprocher ou ne faut-il pas fustiger les responsables politiques qui tolèrent qu’un entrepreneur français honnête soit contraint à la faillite à cause d’un entrepreneur domicilié à l’étranger qui lui fait de la concurrence déloyale en toute légalité !

Mais au fait, combien de nos “irresponsables” politiques savent vraiment ce qu’est une entreprise honnête pour y avoir travaillé ?

Que se passerait-il si demain, un gouvernement instaurait le plein emploi et revalorisait tous les métiers délaissés par nos concitoyens à l’instar de celui des éboueurs il y a quelques années ?

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“Il est temps que ceux vendent des rêves cèdent la place à ceux qui les réalisent” Jan Contraméfera

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Jean-Marc Fortané est candidat à la primaire citoyenne organisée depuis plusieurs mois par le site la primaire.org. Distribuant de fausses boîtes de médicaments Democratol (qui élimine durablement l’impuissance politique), Jean-Marc Fortané sait faire preuve d’opiniâtreté pour faire entendre sa voix. Vétérinaire et entrepreneur, l’homme n’a peur de rien, se sent capable de déplacer les montagnes, de franchir toutes les portes (y compris de TV Libertés) pour présenter un programme qu’il a mûrement réfléchi. Même s’il n’est pas un “professionnel de la politique”, ce sportif de l’endurance se veut pragmatique et innovant. Et il pressent que la France doit changer de cap ou foncer droit dans l’iceberg. Jean-Marc Fortané, le candidat-citoyen entre rêve et bon sens ? A chacun de juger.

A propos de LaPrimaire.org

Cet article fait partie d’une série d’articles présentant mon projet politique exposé dans le cadre de LaPrimaire.org. LaPrimaire.org est une primaire citoyenne démocratique et ouverte dont le but est de faire émerger une candidature citoyenne forte pour les élections présidentielles de 2017. Vous pouvez retrouvez tous mes articles et mon profil sur ma page candidat : Jean-Marc Fortané.