Migrants ? Vous avez dit migrants ? Avec un “é” ou avec un “i” ?

par Jean-Marc Fortané, ex candidat à la première primaire présidentielle citoyenne sur https://laprimaire.org

L‘immigration a de tout temps joué un rôle considérable dans l’économie du pays mais il ne faut pas oublier les effets importants de l’émigration.

1. Les émigrants

Il y a les émigrants de travail

Ils sont très nombreux, essentiellement des jeunes, à quitter le pays pour trouver un travail et une opportunité de carrière qu’ils ne trouvent plus en France dans des entreprises sclérosées. Ces talents font le bonheur d’entreprises basées à l’étranger, devenues des multinationales pour certaines. Les plus performants se voient offrir de bons salaires et de belles perspectives de carrières et les autres subissent la précarisation. Ils sont des milliers à former des communautés françaises en Irlande, aux Etats Unis… Malgré leur amour du pays, beaucoup de ces jeunes formés en France n’y reviennent plus ensuite pour des raisons économiques. Leurs expériences représentent de réelles opportunités pour développer des entreprises créatrices d’emploi en France.

Il y a les émigrants fiscaux

Pixabay.com

Ils quittent le pays en toute légalité pour les uns et en toute illégalité pour les autres. Certains n’ont aucuns états d’âmes à fuir car leur seule motivation est de se faire taxer au minimum. D’autres émigrants prennent conscience qu’ils participent à l’effondrement de leur patrie. Beaucoup seraient prêts à y revenir à condition de contribuer de façon plus raisonnable à ses actions sociales et que l’argent public y soit dépensé de façon plus transparente.

Il y a les émigrants « sociaux »

Ils quittent le pays en toute légalité pour les uns et en toute illégalité pour les autres.

Pixabay.com

C’est le cas de certains retraités dont certains n’ont pas honte de vanter leur bien-être à vivre dans des pays chauds où la vie est agréable et peu chère parmi des autochtones accueillants et bienveillants à leur égard, bien heureux de voir rentrer des devises pour alimenter leurs économies. Certains prennent conscience que leur pension provient de l’argent issu des cotisations sociales du pays dans lequel ils n’en remettent qu’un minimum en circulation pour y faire fonctionner les entreprises locales. En cas de maladie, ils n’hésitent pas cependant à revenir en France pour profiter des bénéfices d’un système de santé encore performant.

Si l’économie française continue de s’écrouler et qu’ils ne perçoivent plus leurs pensions, seront-ils toujours aussi bienvenus dans leur nouveau pays d’accueil ?

Pixabay.com

C’est le cas aussi de certains« pseudo chômeurs » qui provoquent une rupture conventionnelle avec leur employeur pour bénéficier d’une prime de leur entreprise et des droits au chômage associés. Conscients que l’avenir qui se profile en France pourrait être sombre, ils en profitent pour voyager dans le monde et parfois s’installer dans des pays étrangers plus accueillants tout en percevant des allocations de chômage.

Pixabay.com

Il y a les émigrants créateurs d’entreprise qui ont développé leur activité à l’étranger. Ils étaient très nombreux traditionnellement dans les métiers de bouche mais depuis des années ils ont emporté toutes sortes de technologies dans des pays émergents. Aujourd’hui beaucoup de jeunes créateurs d’entreprises s’expatrient directement sans même plus chercher à s’installer en France.

Pixabay.com

Il y a les émigrants de profits. Les premiers ont été des créateurs de grandes sociétés commerciales puis ils ont été rejoints par des groupes qui délocalisent leur production. Très vite de nombreux commerçants ont compris le filon. Ainsi, acheter très peu cher à l’étranger puis casser le prix des produits fabriqués en France en se gardant de dévoiler au consommateur les conditions de fabrication, aussi bien humaines qu’écologiques, des produits importés est devenu très courant dans tous les domaines.

Ceux qui ont ainsi fait fortune en occultant tout patriotisme économique, suscitent l’admiration de nombreux français qui ferment les yeux pour pouvoir surconsommer en toute sérénité.

2. Les immigrants

Il y a les immigrants travailleurs appelés en « contrat à durée indéterminée »

Ce sont les travailleurs venus du monde entier auxquels le pays a fait appel pour se reconstruire et se développer après chacune de ses nombreuses guerres. Beaucoup d’entre eux sont issus d’anciennes colonies et expliquent que la France soit devenue un pays multiculturel et multiethnique depuis très longtemps. Leur intégration s’est faite avec plus ou moins de facilités et leurs descendants sont devenus des français à part entière. Les dernières décolonisations ont amené massivement sur le territoire des populations de culte religieux très différent. Sans réelle politique d’intégration, ces nouveaux venus ont été ghettoïsés dans des cités construites à la va vite dans l’après-guerre, à une époque où les français les désertaient pour habiter de petites maisons individuelles avec jardin privatif dans des zones pavillonnaires en pleine expansion.

Le regroupement familial autorisé dans les années 1970 n’a pas imposé l’apprentissage du français. Le premier choc pétrolier a fait croître le chômage qui a touché de plein fouet ces populations peu qualifiées. La paix sociale a alors été achetée dans les cités à grand coup de subventions et d’aides diverses.

La forte natalité culturelle dans ces populations, encouragée par les aides financières de la politique familiale générale française, a permis aux dirigeants politiques d’afficher avec fierté les plus gros chiffres de croissance de la population en France parmi tous les pays européens. Ils étaient ainsi rassurés pour l’avenir du pays, car tous leurs modèles de développement étant basés sur un modèle pyramidal, ils pensaient que plus il y aurait de jeunes, plus il y aurait de travailleurs pour financer les retraites.

Cependant, ils ont omis de dire, et ils continuent à le nier, qu’ils n’ont rien vraiment fait pour former et intégrer tous ces jeunes vivants en surnombre dans des appartements trop petits. Avec un père travaillant durement aspirant au repos le soir et une mère incapable d’assumer le suivi scolaire de ses enfants pour des raisons linguistiques, beaucoup de jeunes se sont trouvés à traîner dans les rues où se sont développés des trafics en tout genre.

Des zones de non droit se sont progressivement installées dans les cités sans que les pouvoirs publics ne réagissent. La délinquance augmentant, les supermarchés situés à proximité ont dû faire face à des vols de plus en plus croissants. L’idée de recruter des vigiles issus de ces banlieues a permis de sécuriser ces temples de la consommation, les jeunes hésitant à venir voler dans les entreprises où travaillaient leurs aînés. Ces agents de sécurité ont été baptisés « les grands frères ». Ils témoignaient de la possibilité de s’intégrer par le travail.

La crise s’accentuant, ces jeunes, peu formés et sans réseau pour être pistonné, ont été « achetés » par l’octroi d’aides diverses, insuffisantes cependant pour se construire un projet d’avenir. Beaucoup d’entre eux ont fini par sombrer dans la délinquance car leurs nouveaux modèles sont devenus les trafiquants aux belles fringues et aux grosses voitures, narguant la police sans être toujours fortement réprimandés. Bien sûr, certains courageux ont fait l’effort de s’intégrer à force de travail grâce aux valeurs d’origine de leurs parents. L’ascension sociale a permis à beaucoup d’entre eux de déserter les cités. L’augmentation de leur pouvoir d’achat leur a permis de soustraire leurs enfants aux «mauvaises fréquentations».

La fracture de ces populations, maghrébines essentiellement, s’est effectuée. Les plus riches et travailleurs se sont totalement intégrés et les plus pauvres, vivants essentiellement de prestations sociales, subissent les lois des trafiquants dans des cités. Même si de jeunes talents réussissent à s’en sortir, ils sont de plus en plus nombreux à se retrouver marginalisés et exclus de la société. Avec le temps, beaucoup de ces jeunes issus de l’immigration ont perdu l’envie de travailler qui animait leurs parents. Le manque de motivation, la formation inadaptée et l’octroi de nombreuses aides non conditionnées par la recherche effective d’un emploi sont responsables du refus sans complexe de tout travail jugé trop pénible.

Ainsi, même si elle regorge d’emplois à pourvoir, la France est maintenant obligée de faire appel à des travailleurs étrangers.

Le paroxysme arrive aujourd’hui avec la venue de travailleurs détachés issus d’autres continents. Mais qui sont-ils?

Pixabay.com

Il y a les immigrants travailleurs appelés en intérim: les “travailleurs détachés”

Ce sont les travailleurs dont la France pourrait se passer mais qui viennent assurer le travail que les français refusent de faire. Les travailleurs détachés ont commencé à apparaître dans le bâtiment et l’agriculture mais d’autres secteurs d’activité font de plus en plus appel à eux en raison de leur statut.

Ils arrivent de pays pauvres et ils sont employés par des entreprises étrangères qui leur proposent de travailler dans des pays riches pour y effectuer des travaux refusés par la main d’œuvre locale. En travaillant très durement, même s’ils ne gagnent que l’équivalent du revenu d’un chômeur ou d’un assisté social français, cela représente plusieurs mois de rétribution pour un travail équivalent dans leur pays d’origine. Très motivés, ils cherchent à travailler autant que possible tout en évitant de dépenser localement pour ramener chez eux un maximum d’argent en fin de saison. Ils travaillent ainsi volontairement au delà du temps légal de travail institué en France et certains restent disponibles même le dimanche pour le bonheur de tous. Leur rémunération sous forme de prestations permet de contourner les réglementations de contraintes du temps de travail françaises sans émouvoir vraiment les syndicats. Leurs employeurs domicilient leur entreprise dans un pays européen dans lequel les cotisations sociales sont inférieures à celles de la France. Ainsi, les avantages sont nombreux:

. Pour le travailleur: le gain d’un maximum d’argent en peu de temps pour retourner au plus vite mieux vivre dans son pays d’origine

. Pour l’entreprise: en payant moins de charges, elle est moins chère que les entreprises françaises à qui elle rafle des marchés.

. Pour l’employeur final: coût moins important mais surtout possibilité de disposer d’une main-d’œuvre motivée, indispensable en particulier en agriculture où le temps presse pour rentrer les récoltes. Dans la construction les délais de livraison peuvent être raccourcis. On peut citer l’exemple de travailleurs équatoriens travaillant dans l’agriculture via des entreprises domiciliées en Espagne ou des travailleurs des pays de l’est dans le bâtiment.

Cela paraît formidable mais la France est la grande perdante pour plusieurs raisons:

. Les cotisations sociales sont versées dans un pays étranger et si le travailleur tombe malade, il est soigné gratuitement dans les hôpitaux français, pour lesquels il ne contribue pas au financement,

. L’argent qu’ils gagnent ne sert qu’à minima à faire tourner l’économie locale,

. Les entreprises qui les emploient ne payent pas d’impôt en France et elles créent des emplois administratifs à l’étranger, tout en concurrençant des entreprises nationales qui sont obligées de licencier par perte de compétitivité.

Ainsi, les irresponsables politiques français ont laissé s’installer et laissent perdurer une situation pire que le travail au noir en toute légalité. En effet, si l’argent du travail au noir est réinjecté dans l’économie nationale en grande partie, dans ce cas, l’argent fuit en majeure partie le pays. Des français opportunistes ont compris le filon et ils créent désormais leur entreprise de prestations de services dans les pays étrangers.

« Peut-on vraiment le leur reprocher ou ne faut-il pas fustiger les responsables politiques qui tolèrent qu’un entrepreneur français honnête soit contraint à la faillite à cause d’un entrepreneur domicilié à l’étranger qui lui fait de la concurrence déloyale en toute légalité ! »

Il y a les immigrants non travailleurs

Toujours aussi incapables d’anticiper l’avenir, les dirigeants politiques doivent maintenant faire face à des problèmes migratoires sans nécessiter de main-d’œuvre, pour avoir participé à la genèse de guerres dans des pays du Moyen-Orient. Ces migrants fuient des armées de fanatiques religieux qui massacrent toute personne refusant de se soumettre à leurs lois.

Nos propositions feront l’objet d’un autre article mais un peu de bon sens les fera deviner à tous

LA DOUBLE CHANCE : Tout le projet en quelques clics

“Il est temps que ceux vendent des rêves cèdent la place à ceux qui les réalisent” Jan Contraméfera

Proposer un nouveau modèle de société :

Mon premier interview télévisé

Jean-Marc Fortané est candidat à la primaire citoyenne organisée depuis plusieurs mois par le site la primaire.org. Distribuant de fausses boîtes de médicaments Democratol (qui élimine durablement l’impuissance politique), Jean-Marc Fortané sait faire preuve d’opiniâtreté pour faire entendre sa voix. Vétérinaire et entrepreneur, l’homme n’a peur de rien, se sent capable de déplacer les montagnes, de franchir toutes les portes (y compris de TV Libertés) pour présenter un programme qu’il a mûrement réfléchi. Même s’il n’est pas un “professionnel de la politique”, ce sportif de l’endurance se veut pragmatique et innovant. Et il pressent que la France doit changer de cap ou foncer droit dans l’iceberg. Jean-Marc Fortané, le candidat-citoyen entre rêve et bon sens ? A chacun de juger.

A propos de LaPrimaire.org

Cet article fait partie d’une série d’articles présentant mon projet politique exposé dans le cadre de LaPrimaire.org. LaPrimaire.org est une primaire citoyenne démocratique et ouverte dont le but est de faire émerger une candidature citoyenne forte pour les élections présidentielles de 2017. Vous pouvez retrouvez tous mes articles et mon profil sur ma page candidat : Jean-Marc Fortané.