“La normalisation des relations obtenue entre M. le Ministre Gérard Darmanin et nos partenaires suisses est le symbole d’une relation diplomatique franco-suisse inspirée”

Jeudi 13 juillet 2017

Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérard Darmanin, a annoncé avant-hier soir, dans un communiqué de presse, la reprise des échanges de renseignements fiscaux entre la Suisse et la France. Cette coopération est garante de la paix fiscale et cimente les liens indéfectibles et historiques entre nos deux pays.

Il faut trouver des conditions cadres qui permettent une approche pragmatique sur le règlement des éventuels différents liés au passé et permette de dépasser de manière systématique tout obstacle au bien de la relation entre les deux états, basée sur une relation de confiance, des standards internationaux identiques, et avec bien sûr l exigence que notre pays se doit d'avoir face à l’évasion fiscale.

La normalisation des relations obtenue entre Monsieur le Ministre Gérard Darmanin et nos partenaires suisses est le symbole d’une relation diplomatique franco-suisse inspirée en ce début de mandat de notre Président de la République. Sa portée dépasse de loin l’enjeu purement administratif.

A quelques jours de la rencontre prévue le 18 juillet prochain entre la présidente de la Confédération, Madame Doris Leuthard, et notre Président, Mr Emmanuel Macron, cette démonstration de dialogue constructif est l’occasion de rappeler les liens uniques et privilégiés qui unissent nos deux pays. La densité de nos rapports ne permettant de dresser une liste exhaustive, voici néanmoins quelques points à garder en mémoire.

En matière d’échanges commerciaux, la Suisse est en 2016 notre 9e client et notre 9e fournisseur et représente 3,4% du total des exportations françaises et 3,1% du total des importations françaises. Concernant la coopération bilatérale dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, nous entretenons une relation privilégiée avec la Suisse, qui est un modèle en la matière. Sur le plan culturel, la Suisse et la France sont indéfectiblement liées par une langue commune et par des valeurs partagées de liberté et de démocratie.

Mitterrand disait de la Suisse qu’il était «le pays le plus proche de la France». Cette phrase apparait plus que jamais justifiée au lendemain du discours devant le Congrès à Versailles de notre président ou il a rappelé son engagement pour une modernisation en profondeur de la société française créant les conditions d’attractivités nécessaires du pays.

Je me réjouis de ce premier moment fort entre la Suisse et notre nouveau gouvernement et souhaite qu’il s’inscrive dans une démarche pragmatique et exigeante qui renforcera l’amitié et la confiance placées dans nos relations franco-suisses et dans le cadre plus général des liens qui unissent les pays d’Europe.

Les perspectives d’avenir entre nos deux pays sont importantes et ne demandent qu’à prospérer: coopération contre le terrorisme, politique de stratégie énergétique & développement durable, systèmes de formation professionnelle et sécurisation des parcours professionnels, échanges commerciaux, investissements industriels, innovation, recherche. À suivre… et sous les meilleurs auspices qui aient jamais été.

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