Joëlle Tremblay
Jul 27, 2017 · 1 min read

L’apprentissage d’outils de connaissance est de toute époque et de tout temps. Sans un but, qui est celui d’apprendre mieux ou de comprendre mieux le réel, l’outil est inefficace et inadapté. L’accumulation d’informations en soi ne sert à rien, si ce n’est qu’à nourrir notre pensée afin de permettre à notre intelligence de faire des liens entre des réalités et entre des connaissances. Sans connaissances, qui est autre chose de qu’un stock d’informations, il n’y a pas de pensée par soi-même. Pour pouvoir discriminer une information, il faut détenir un savoir. Autrement, nous suivrons bêtement ce qu’en disent les médias ou les informateurs auxquels nous donnons notre confiance aveugle. Penser par soi-même, c’est pouvoir entendre ce qui est dit, saisir le discours et analyser l’information, pour en faire la synthèse. Ça demande du travail, un peu d’effort et une rigueur intellectuelle. Tout ça s’apprend, depuis des générations. L’outillage a peu changé, l’intelligence ou la pensée fonctionne de la même manière que les vieux penseurs grecs l’ont démontrée. Elle n’est pas infinie, elle a ses limites, mais elle nous permet de comprendre des choses qui la dépasse largement comme l’expansion de l’univers ou le microcosme qu’on ne voit pas à l’oeil nu.

    Joëlle Tremblay

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    Philosophe, mais aussi professeure, chroniqueuse, conférencière et consultante en philosophie. Et parfois auteure.