De l’absurde utilisation de nos espaces de travail

Nous autres citadins avons appris à nous accommoder des petits espaces. Dans une ville comme Paris, où le mètre carré se négocie autour de 9000€, l’espace est définitivement une ressource rare qu’il s’agit d’utiliser de la manière la plus efficiente possible.

Pourtant à l’heure de Blablacar et d’Airbnb, qui permettent respectivement d’optimiser l’utilisation de son véhicule ou de son appartement, je m’interroge sur le manque d’initiative visant à optimiser l’utilisation des espaces de bureaux. En effet, en prenant comme base de calcul une journée de travail de 8 heures, soit 40 heures d’utilisation hebdomadaire des bureaux, on arrive à un taux d’utilisation moyen de 25%. Quid alors des 75% du temps où ces espaces ne sont pas utilisés ? Avec un parc de bureaux de 52,8 millions de mètres carrés pour la seule Ile de France, l’enjeu économique est de taille.

Mais au-delà de l’aspect économique, il s’agit d’un enjeu social et écologique majeur. En effet, dans le rapport « Chiffres clés de l’énergie — 2016 » du Ministère de l’Environnement on constate que 45% de l’énergie produite en France est utilisée pour chauffer nos bureaux et nos logements. Avec un taux d’inoccupation de 75% il est urgent d’adresser ce problème.

A l’heure où des startups comme OLY Be permettent aux particuliers, depuis leur smartphone, d’organiser des cours de yoga à domicile, la technologie nous invite à repenser les usages de nos espaces de vie et a fortiori de nos espaces de travail. Dans la ville intelligente de demain les bureaux ne seront plus seulement des espaces dédiés au travail à l’usage exclusif des collaborateurs, mais des espaces de vie à l’usage des citoyens.

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