5 lettres pour décoller dans les médias


Depuis 17 ans, je prépare des élus, des responsables associatifs et des chefs d’entreprise pour leurs prises de parole dans les médias. J’ai toujours pensé que les outils que je leur apportais devaient être accessibles au plus grand nombre. Aujourd’hui, je peux vous dire que les secrets d’une interview réussie se résument en 5 lettres : OPIUM. Faites-en bon usage !

Pour Démosthène, “les paroles qui ne sont suivies d’aucun effet sont comptées pour rien”. La plupart des hommes et femmes politiques l’ont bien compris. Comme les leurs, vos interventions doivent viser un effet précis sur la perception ou le comportement de votre auditoire… Avant de penser à ce que vous allez dire, fixez-vous un objectif précis, atteignable et mesurable en la matière.

Montaigne écrivait que “la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute”. Les orateurs modernes vous le diront aussi. Il faut parler à son public de ce qui l’intéresse : lui ! Les fameuses “lois de proximité”, chères aux journalistes, vous aideront à identifier les bons angles et les meilleurs leviers pour « toucher » vos publics.

Pour Paul Valéry, “le naturel n’existe pas, il s’acquiert”. Le para-verbal et le non-verbal constituant 80% de la trace que laisse une intervention publique, un interviewé avisé saura activer la corde d’une émotion sincère pour donner corps à ses mots.

“Si je parle à quelqu’un, [ ] l’autre n’est plus un ennemi : il devient un partenaire.” Cette citation de Jean Guitton s’applique parfaitement au journaliste : le “bon client” aura su s’accorder avec lui pour créer les conditions d’un échange gagnant-gagnant… Sachez vous mettre à la place du journaliste pour l’aider à faire de votre message un bon “produit d’information”.

Au moment de construire votre message, repensez à cette phrase de La Rochefoucauld : “l’éloquence consiste à dire tout ce qu’il faut et à ne dire que ce qu’il faut”. Un bon orateur sait qu’il faut concentrer et illustrer son propos pour le rendre vivant et mémorisable. C’est tout un art de structurer ses arguments, de les renforcer par des faits… et du ressenti.

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