La théorie de “l’adorement”

Je suis vidéaste et réalisatrice de vidéos pour le web en tant qu’indépendante. La plupart des gens à qui je présente mon métier trouvent ça super. C’est vrai… mais encore faut-il que ça le reste !

C’est comme ça que j’ai inventé la théorie de “l’adorement”. Cette dernière consiste à refuser les contrats et collaborations qui ne “matchent pas” pour se focaliser sur ceux qui m’inspirent et faire en sorte que mon métier reste super.

La dépression post-trop-cool-je-monte-ma-boîte-je-suis-libre !

Au fur et à mesure que je développe mon projet, la réalité vient percuter l’idée que j’ai de mon métier. Je me suis vite rendue compte que même dans le “petit monde” de l’audiovisuel et de l’entrepreneuriat, dérives et contraintes fortes persistent :

1- La contrainte technique est tellement forte que si j’ai pas l’énergie, mentale, physique et financière pour investir dans le matos et la formation je suis foutue.

2- Si je suis pas reconnue “de ouf” je suis obligés de faire comme tout le monde : courir après les contrats pour finalement me retrouver à filmer des conférences d’experts comptables….

3- Dans la rencontre, on est plus loin de la bande de potes artistes inspirés qui met la technique au service de l’art que de la course à celui qui aura le plus gros objectif (si vous voyez ce que je veux dire).

4- En tant qu’indépendant je dois être multitâches (comptable, commercial, artiste, technicien, manager….) et être performant pour chacune d’elle.

5- Je dois souvent faire face à ceux qui me demandent « un petit film rapido » pour leur concert, conférence, anniversaire… qui sont souvent des amis ou des amis de mes amis et à qui je dois pouvoir dire non.

Tout ça peut vite aurait pu vite me faire déchanter et basculer en dépression post-trop-cool-je-monte-ma-boîte-je-suis-libre !

La théorie de « l’adorement »

Adorement (nom masc.) désigne l’état de grâce qui advient lorsque tu adores faire quelque chose et qui te rapproche de l’état de super héro.

Je ne suis pas devenue indépendante pour finalement tomber dans les travers propre au salariat. J’ai choisi d’être indépendante pour être libre de choisir des projets enthousiasmants et motivants. Ce qui signifie pour moi, se tenir bien loin des conférences d’experts comptables !

La théorie de « l’adorement » c’est l’idée que je me suis inventé pour rester en accord avec mes valeurs (liberté, créativité, congruance). Concrètement ça signifie me focaliser sur les projets et les personnes qui m’inspirent et refuser tout le reste.

Pour que le sens fasse autorité

En choisissant de travailler sur des projets inspirants je suis sûr « d’y trouver le sens ». Résultat : je suis beaucoup plus inspirée, motivée, créative et donc performante :

1- J’adore mes clients et leurs projets m’inspirent. J’ai établi une relation de confiance et de collaboration qui me donne vraiment envie de les aider. Réussir le projet devient alors plus fort que les contraintes techniques inhérentes à mon activité. Résultat : rencontrer mes clients, réfléchir à leur projets, trouver des solutions…est plus “l’occasion de faire encore mieux” qu’un problème.

2- Je ne m’oblige pas à faire des trucs chiants que je n’ai pas vraiment choisi. Cette approche permet de me positionner fort dans un univers et un fonctionnement qui me ressemblent. Résultat : je réalise des films pour des entrepreneur(e)s « qui font du bien » (yoga, écologie, alimentation saine, innovation…) au lieu de filmer les vœux du maire de ma commune.

3- Je n’ai peut-être pas une grande bande de potes artistes engagés mais je m’entoure de personnes que je choisi, qui me correspondent et qui m’inspirent : pas besoin de comparer nos performances (là aussi vous voyez ce que je veux dire). Résultat : on se focalise sur le projet et on fonctionne bien ensemble !

projets que j’adore = enthousiasme = performance = qualité = collaborateurs contents = projet réussi = reconnaissance = nouveaux projets que j’adore ect…

En gros, pas besoin d’en faire des tonnes y’a plus qu’à me promener de choses que j’adore en choses que j’adore et laisser la vie faire son job ! Tant pis si j’ai pas tout les sous tout de suite…

C’est une sorte de référencement naturel qui s’opère.

Mon truc pour atteindre cet état de grâce

Primo, il m’est indispensable de me poser la question du sens que je donne à mes actions : “qu’est-ce qui me motive à faire ce que je j’entreprends ? Est-ce bien en accord avec mes valeurs ? ”.

Deuxio, m’y référer systématiquement avec cette question magique : “est-ce que la contrainte est plus forte que la valeur ou la valeur plus forte que la contrainte ? “ et orienter mes choix en fonction.

Tertio, écouter et suivre ma petite voix (d’autres appellent ça l’intuition). C’est ce truc qui s’impose comme une évidence et qui me fait dire “oh oui cette idée, je la kiffe ! ce mec là est génial, j’y vais !”

Quarto, ne pas accorder trop d’importance à mes flips’ (trop facile !) et tracer ma route en me focalisant sur toutes les fois où ça a bien marché pour moi.

« L’adorement», une porte vers une société plus épanouie et responsable ?

Oui !

Imagines une société dans laquelle chaque individu sait suffisamment qui il est et ce qui le motive pour choisir précisément des projets, entreprises, associés… qu’il adore : fini les dépressions, les coups de gueules, les projets non aboutis, les calomnies… et en route vers des adultes créateurs et responsables.

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