Tournage en résidence avec 2 clientes

Ce que je préfère (et de loin) dans mon métier c’est le challenge et l’aventure du moment du tournage. Bienvenue en imersion….!

Mercredi 15 février

10h45. Je suis prête. Caméras, lumières, micros… tout y est. Ma voiture est pleine. Je démarre. Je branche mon GPS : 34800 Canet. Je vais en pleine cambrousse…

11h30. J’arrive au village. J’ai rendez-vous avec Maëlle et Magalie les fondatrices de Ma BiHo Box pour tourner la vidéo qui présente leur univers, leur concept et leur produit. Elles sont avec Jeanne et Gabrielle, 2 ados venues prêter main forte.

Maëlle (2) et Magalie (4) fondatrices de Ma BiHo Box, nos 2 assistantes de tournage (1 &2) et moi-même (5) à la fin du tournage
Ma BiHo Box est une box de produits bios, secs et bruts, livrée à domicile. Elle s’accompagne de vidéos, de recettes et outils cuisine pratiques pour accompagner à manger sain avec gourmandise et autonomie.

Le challenge pour le lieu était de trouver une maison avec une cuisine adaptée au tournage : en accord avec l’univers des filles, ouverte, lumineuse, moderne, esthétique, suffisamment spacieuse pour qu’on ait de la mobilité une bonne marge de manœuvre en terme de cadrage.

Challenge réussi : on va passer les 3 prochains jours dans une maison d’architecte en pleine campagne.

14h. Pas de tournage aujourd’hui. Avant de filmer, il faut savoir de quoi on va parler. Cette demi journée va nous permettre de travailler le script : ce que l’on va dire, dans quel ordre on va le dire et comment on va le dire. “Les filles, pourquoi vous faites-ça ? Qu’est-ce qui vous anime ? Ces boîtes, finalement, ce n’est qu’un prétexte, un moyen : qu’elle est la motivation profonde qu’il y a derrière ?”. Et c’est partie pour 3h de questions/réponses et de feedback.

Il existe plein de façon de faire un film. Pour moi, un temps d’écriture poussée n’est absolument pas obligatoire. Ici on a choisi de faire une vidéo courte et à petit budget. J’ai donc adapté la méthode, les outils et la technique à ces choix.

17h. On fait une pause. J’en profite pour installer le matériel et faire les premiers tests d’image. Jeanne et Gabrielle (les 2 ados venues prêter main forte) sont avec moi. Je leur explique comment elles pourront m’aider dès demain : une au script, l’autre à la perche.

21h. Un bon repas partagé dans notre superbe cuisine plus tard, on refait un point sur le script. L’idée : être le plus opérationnel possible demain matin.

22h30. Au lit.

Jeudi 16 février

8h30. Le réveil est dur pour les ados. Je pars à la boulangerie du village pour nous donner du courage. J’oublie de proposer un energizer (petit jeu qui réveille et qui crée du lien).

9h30. Un croissant et un café plus tard le tournage démarre. Les filles sont installées derrière une table. La toute première Box à portée de main… On commence par s’échauffer à vide à l’aide du script.

10h30. Rec.

11h30. On a fini les premières prises. Je fait un premier montage rapide. Mon intention : montrer aux filles que ça marche pas. Ca manque de dynamisme et de profondeur. Gros blanc.

Magalie : “J’ai l’impression d’être hyper dynamique et souriante alors qu’en fait non.” / Maëlle : “Ouais non alors là ça va pas du tout.”

Ce moment fait un peu mal au cœur mais c’est une sorte de passage obligé pour lâcher prise et mieux passer à l’écran.

12h. Je fais un point. Je réalise que la position assis ça marche pas. Elles sont coincées. Puis les prises de sons sont moyennes. Je rebrieffe Gabrielle : “Il faut que tu évites de bouger les doigts pendant la prise. Ecoute, ça s’entend énormément.”. On réorganise l’espace, on se réinstalle et on re-teste l’image.

14h. C’est reparti. La pause de midi nous a fait le plus grand bien. On est a fond et opérationnelle, chacune à son poste.

17h30. Fin de la première partie du tournage. Challenge relevé. Apéro pour fêter ça. Les filles partent faire les courses pendant que je mets les rushs en sécurité (double sauvegarde : on ne sait jamais), je vide les cartes et mets les batteries à charger. J’en profite aussi pour ranger une partie du matos et remettre l’espace en ordre.

18h30. Apéro dinatoire. Le plus dur est passé !

23h. Au lit.

Vendredi 17 février

10h30. Pas de croissant ce matin. Il faut tourner les plans de coupe que je vais utiliser pour introduire la vidéo. L’intention : valoriser le duo, montrer la complicité. Au cas où, je filme aussi la box et son contenu. On verra au montage.

On dit que 50% d’un film se réécrit au montage. Je ne sais pas si 50% est le pourcentage exact mais il est vrai que j’aurai beau anticiper et m’organiser au maximum, l’étape du montage remet systématiquement les premières idées en question.

14h. Fin de tournage ! Tout est dans la boîte. Le matos aussi. On profite du repas pour faire une rétrospective. Comment ça s’est passé pour chacune d’entre nous ? Qu’est-ce qui a fonctionné ? Qu’est-ce qui est à améliorer ?

Notre premier tournage ? Impressionnées, hésitantes mais ravies de cette expérience !

15h30. Je reprends la route. Un peu fatiguée mais ravie de ces moments partagés, enthousiaste à l’idée de recommencer et surtout pleine de reconnaissance à l’idée de pouvoir vivre des expériences professionnelles aussi épanouissantes. Comme quoi c’est possible : indépendance ne rime pas toujours avec contraintes et difficultés…

www.juliabarbelane.com

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