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Uber, Slack, Airbnb… investir via une IPO, un bon plan ?

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2019 est bien partie pour être une année exceptionnelle par le nombre d’introductions en bourse (les “IPO”) aux Etats-Unis. De nombreuses pépites technologiques très médiatisées comme Uber, Slack et peut-être Airbnb devraient être au rendez-vous. Cela peut paraître cool de dire aux amis qu’on a investi dans Uber ou Slack mais, d’un point de vue financier, est-ce un bon plan d’investir au moment d’une IPO ?

2019 : retour fracassant des IPOs, porté par la tech

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Après Lyft, Pinterest, Zoom, Levi’s ou Jumia aux Etats-Unis, et Nexi en Europe, les marchés devraient accueillir cette année de nombreuses startups, essentiellement tech, parmi lesquelles : Uber, Slack, Beyond Meat et peut-être même les géants Airbnb, Palantir, Wework, Robinhood et Postmates. Les chinois Luckin Coffee (concurrent de Starbucks) et DouYu (plateforme de streaming) sont également attendus avec des IPOs importantes à Wall Street.

Avant que vous n’investissiez vos économies durement gagnées dans l’une d’entre elles, voyons ce que ça donne en termes de performance financière.

Quelle performance pour les IPOs ?

Le 1er jour de cotation

Pour les IPO les plus médiatisées, ce prix d’ouverture est généralement bien supérieur au prix de l’IPO, et l’action est d’ailleurs très volatile au cours de la journée. En effet, des investisseurs ayant participé à l’IPO peuvent être tentés de vendre dans la journée si l’action est en forte hausse, et il n’est pas rare que les particuliers se ruent de façon frénétique pour investir dans la société qui fait la une des médias.

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Ainsi, Levi’s a part exemple eu un prix d’ouverture de 30,7% supérieur au prix de l’IPO, 21% pour Lyft ou encore 41% et 73% pour Snap et Twitter par le passé.

Les semaines et mois suivants

Le contrecoup de cette période de lock-up est qu’ils procéderont à cette vente, généralement en plusieurs fois ou au fil de l’eau, avec un décalage de quelques mois, ce qui oriente le prix de l’action à la baisse. Ainsi, en 2019, les actions de Tilray ont baissé de plus de 10% le jour de la fin de la période de lock-up, et celle d’Elastic de 3.5%.

Prenons un peu de recul : il a fallu plus de 15 mois à Facebook pour atteindre à nouveau le prix de clôture du 1er jour (38$) alors que Snap n’y est toujours pas parvenu (11$ l’action aujourd’hui contre 27$ à la clôture de son 1er jour de cotation en mars 2017).

Quels sont les risques spécifiques à l’IPO ?

  • La forte médiatisation pousse les investisseurs à sur-payer
  • La société choisit le moment de son IPO : elle estime donc que c’est le moment où elle peut obtenir la meilleure valorisation sur le marché, ce qui veut dire un prix cher pour vous investisseur
  • Il y a un risque significatif de correction suite à l’expiration de la période de lock-up

J’y vais ? J’y vais pas ?

Ce qu’il ne faut surtout pas faire ? Acheter au plus haut pendant le 1er jour de peur de rater une occasion en or (spoiler : ce ne sera pas le cas !) et revendre quelques mois après, stressé par la perte que vous serez probablement en train de réaliser.

Notre conseil si vous voulez vraiment investir dans une société qui s’introduit en bourse ?

  1. Prendre le temps de bien lire toutes les infos du “prospectus d’introduction” qui est mis à disposition à ce moment là : vous y apprendrez plein de choses sur le business, le marché et la situation financière de la société et vous pourrez ainsi vous faire une idée de sa capacité à générer des profits à l’avenir (eh oui, au moment de leur IPO les sociétés tech génèrent bien souvent des pertes)
  2. Attendre que la volatilité des premiers jours / semaines se dissipe, et pourquoi pas investir à l’issue de la période de lock-up par exemple si le prix est attractif et que vous êtes convaincu par les fondamentaux de cette société
  3. Comme toujours, investir dans une perspective de long terme

Si cela peut aider, voici l’avis du célèbre investisseur américain Warren Buffet sur le sujet :
“We haven’t bought an initial public offering — I haven’t, Charlie [Munger, his partner] hasn’t — I think since 1955, I bought 100 shares of Ford when they came out…I think buying new offerings during hot periods in the market I don’t think is anything that the average person should think about at all.”

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Guillaume et Julien, co-fondateurs d’Axel

Written by

L’indépendance au service de votre patrimoine : dynamisez votre épargne avec une stratégie personnalisée (www.get-axel.com)

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