Hors du supermarché

Pour toi, pour les autres et pour la planète ;)

Il y a quelques semaines, j’ai publié un article intitulé “Ne mettez plus les pieds dans un supermarché”. Il me tenait à cœur, et je crois qu’il a résonné dans les esprits de quelques lecteurs. Suite à cet article, on m’a demandé comment s’y prendre. J’avais bien envisagé d’écrire la suite, que voici aujourd’hui.

J’ai mis un peu de temps à l’écrire, car je ne savais pas comment l’aborder. L’idée première était de promouvoir les nouvelles façons de consommer, de vous présenter les alternatives et comment elles fonctionnent… mais vous n’avez pas besoin de moi pour ça. Vous avez déjà entendu parler des AMAP, de la Ruche qui dit oui, de tel producteur pas loin de chez vous qui vend ses légumes ou ses œufs, vous avez déjà mis les pieds au marché, dans une fromagerie ou chez un boucher (ou une bouchère). Non ?

Si vous pensez que votre savoir sur les initiatives disponibles autour de chez vous mériterait d’être complété, n’hésitez pas à visiter cette page des Colibris (et si vous n’y voyez pas une initiative que vous connaissez, n’hésitez pas à l’y ajouter).

Non, je pense que si vous lisez cet article, ce n’est pas pour être convaincu du bien-fondé de la démarche de ne plus mettre les pieds dans un supermarché. C’est plutôt parce que vous cherchez un élan de motivation pour vous y mettre, et quelques trucs et astuces pour rendre la transition par rapport à votre consommation actuelle.

Alors ce que je me propose de faire, c’est de vous expliquer comment nous consommons, ce que ça nous apporte, combien ça nous coûte, et espérer qu’à la fin de cet article, vous vous disiez “Eh mais je crois que j’en suis capable en fait !” (car oui — spoiler alert — c’est le cas !).

Consommer & cuisiner

Les deux sont si intimement liés, que je n’arrive pas à prioriser :). Si votre but c’est de rentrer chez vous, ouvrir le frigo, y prendre un truc et le transférer dans votre micro-ondes, programmer 3 minutes de chauffe et vous installer dans votre canapé… Êtes-vous sûr.e d’avoir lu le premier article ?

Hors du supermarché, il vous faudra au minimum apprendre à utiliser un couteau, un économe, une poêle et une casserole, parfois un robot, votre four… ou un thermomix !?! Vous ne pourrez pas y échapper : mieux consommer — pour vous, pour les producteurs et pour la planète — passe par le fait de cuisiner. Mais rassurez-vous, nul besoin d’être Thierry Marx pour faire des merveilles en cuisine ! Ni de lâcher son job pour trouver le temps pour tout ça ;).

Allez, on va faire les courses ?

A vos cabas !

Les fruits et légumes

Mon conjoint et moi-même achetons des fruits et légumes chaque semaine. Généralement, c’est au marché, le weekend. Si nous ne sommes pas là le weekend, ce sera en magasin bio, le lundi a priori. Chez d’autres, ces achats se feraient en AMAP ou à la Ruche Qui Dit Oui, en magasin bio ou directement chez le producteur. Toutes ces options sont au top ! Pourquoi le marché pour nous ? Pour le kiff : les étals, les saveurs, les producteurs, les couleurs, les bonjours et les mercis. Au marché, les saisons rythment vos envies, et ça a du bon.

Les fruits et légumes tiennent très bien une semaine et cette quantité se transporte à la main (nous allons au marché à pied). Ceux d’hiver tiennent mieux que ceux d’été, vous pouvez envisager de faire vos courses de fruits et légumes toutes les deux ou trois semaines. Nous les achetons de saison, locaux, bio ou sans pesticides : ils sont meilleurs en goût, meilleurs en nutriments, c’est mieux pour l’environnement, et ils sont peu chers !

Au fur et à mesure, notre goût s’affine. A force de bien consommer, il devient de plus en plus difficile de revenir aux produits aseptisés du supermarché : calibrés, importés, brillants mais sans goût, pleins d’eau.

“Ouais mais en hiver y’a rien.” C’est vrai que les six mois de patates, carottes, choux, poireaux… sont longs (ah l’arrivée de la première — vraie — tomate !). Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour pimenter vos longues soirées d’hiver :

  • Fouiller les recettes : savez-vous la quantité de choses qu’il est possible de faire avec une simple courge ?
  • Fouiller les légumes : les carottes, les poireaux, on connaît. Mais connaissez-vous le panais ? Les blettes ? Savez-vous cuisiner le fenouil ?
  • Agrémenter les légumes : en hiver, usez et abusez des céréales et légumineuses. Pois chiches, haricots rouges, lentilles… feront le bonheur de vos papilles ! Avez-vous déjà goûté une pizza maison faite avec les seuls légumes du marché ? Je vous laisse savourer :).
  • Travailler l’assaisonnement : certains légumes vous agacent ? Ajoutez de la coriandre, du cumin, du curry, que sais-je encore ! Les possibilités sont presque infinies.
  • Préparer l’hiver en été : c’est le mois d’août et vous ne savez plus quoi faire de vos légumes d’été ? Mettez-les en pots ! Au congèl ou stérilisés, ils tiendront tout l’hiver. Et chaque “ploc” hivernal d’ouverture d’un pot d’été est un bonheur que vous ne soupçonnez pas :).

Le frais

Nous profitons chaque semaine du marché pour nous approvisionner également en : œufs, fromages, crème, et parfois en charcuterie / viande.

Aucun vendeur du marché ne propose du beurre salé en vrac (et ce n’est pas demain la veille que nous consommerons du beurre doux !), donc pour ce dernier c’est chez une fromagère. C’est généralement l’occasion pour s’approvisionner à nouveau en fromages (il n’y a jamais assez de fromage !).

Le non-frais (dont l’hygiène)

En plus de tout cela, nous achetons en vrac tout le non-frais dans des magasins du quartier. Nous avons de la chance, Lyon est extrêmement bien fournie en magasins bio et vrac, ou bio, ou vrac tout court. Il y en a tant que nous faisons nos réassorts de vrac au fur et à mesure du besoin, selon la nécessité. Du chocolat par ci, des pâtes par là… Mais s’il fallait nous organiser (prendre la voiture et y aller), je pense que nous pourrions faire ces courses une fois par mois.

Nous amenons nos pots, sacs à vrac et tupperwares et les remplissons directement en : pâtes, riz, lentilles, pois divers et variés, céréales diverses, sucres, farines, thé, café, gâteaux, épices, pâte à tartiner, huiles, vinaigres, miel, sirops… pour la nourriture. Ainsi que : bicarbonate/carbonate/percarbonate de soude, vinaigre blanc, acide citrique, savon de Marseille, savon noir, terre de sommières… pour la partie hygiène/salle de bains.

“Ouais enfin vrac c’est pas forcément bon hein” : effectivement, vrac ne veut pas dire bio, ni même forcément éthique. Ça veut juste dire “sans emballage”. Il s’agit de vous renseigner sur l’enseigne que vous avez en tête et de lire les étiquettes des produits sur les distributeurs de vrac. Chez les commerçants que nous fréquentons, vrac rime avec bio. Les commerçants qui se sont lancés dans la démarche du vrac le font généralement avec une visée éthique, la plupart du temps vous serez donc plutôt rassuré(e) de voir la composition des produits et leur provenance.

Conclusion et budget conso

Pour le frais, nous dépensons en moyenne pour 25 à 35€ par semaine pour deux. Cela dépend de si nous achetons de la viande ou non, et de la quantité de fromages :D. Pour les fruits et les légumes, de saison et locaux ils dépassent rarement les 3€ le kilo, même bio. A noter donc, qu’un budget végétalien tournerait probablement autour de 15 à 20€ pour la semaine. Ce budget, somme toute léger, vous permet quantité de petites folies, comme les fraises de Plougastel quand elles arrivent enfin, les cerises griottes, les bons saucissons…

Pour le non-frais et l’hygiène… “Ouais le vrac une fois j’ai essayé, c’est cher”. Cette affirmation renferme plusieurs choses.

Réapprendre le prix au kilo

Connaissez-vous le prix au kilo de votre plaquette de chocolat ? De mon côté, je peux vous dire que celui que j’achète, bio, en pastilles, est à 14€ le kilo. Vu qu’il est en pastilles, j’en remplis un pot et ne l’achète pas vraiment en “tablettes”. J’en achète plus que vous à la fois, mais moins souvent (et le format est très pratique pour cuisiner ! Comme pour grignoter…). C’est à peu près la moyenne basse des tablettes que vous pourrez voir sur cette page.

Je n’ai pas fait la comparaison pour tous les produits, mais pour les pâtes c’est pareil : celles que j’achète sont plus chères que les marques distributeurs et moins chères que Barilla (et je fais vivre un petit producteur). Pour le riz également (et le mien vient de Camargue)… je vous laisse vous armer de vos calculettes !

Apprécier le prix juste

En plus, je sais que ce que je paie dans ces 14€ le kilo de chocolat, c’est majoritairement le produit : presque pas d’intermédiaires, pas de marketing ni de budget communication. Donc pour le même prix, je participe à une économie plus saine, et mes petits euros contribuent à faire vivre des cueilleurs de cacao, des transformateurs en chocolat, et mon commerce de quartier. Elle est pas belle la vie ?

Alors non, ce n’est pas le prix le plus bas. Ce n’est juste techniquement pas possible. Mais ne marche-t-on pas sur la tête quand, sous couvert de fournir un produit à bas prix aux plus pauvres, on appauvrit d’autres personnes ? Quand, pour que des personnes sous-payées puissent se nourrir, on en sous-paye d’autres ?

Apprécier le bon produit

Pour couronner le tout et en conséquence des choses précédemment dites, ce produit que vous venez d’acheter, bio et en vrac, ne sort pas de l’industrie de la grande conso, et il est à tous points de vue plus sain. Moins d’additifs, pas de sucres cachés, pas d’exhausteurs de goût. Il est plein, entier, vrai et juste. Symbole d’un cycle éternel auquel vous participez :).

Manger des produits des qualité permet de gagner en valeur nutritionnelle et en satiété. En consommant mieux, on se nourrit mieux, mais on consomme moins, car on a besoin de moins de quantité. Du riz blanc bas de gamme cale moins qu’une quantité moindre de riz complet.

Apprécier le silence du marketing…

Enfin, ces produits plus sains et éthiques n’ont pas besoin de le clamer (ou de le green-washer) sur les toits, ni sur des emballages flashy aux slogans accrocheurs : zéro emballage, zéro plastique… zéro mensonge.

Zéro marketing, c’est aussi l’assurance de ne rien consommer en plus que l’on n’avait pas prévu : tête de gondole aguicheuse, offre promo à ne pas louper… les bons plans font plus généralement les bonnes affaires des vendeurs que des acheteurs !

… et la quasi disparition de la corvée poubelles

Plus d’emballages donc, la poubelle en prend un coup. Très rapidement, elle n’était plus remplie que de déchets alimentaires. Ni une, ni deux, nous avons fabriqué un lombricomposteur.

Celui-ci (enfin, ses locataires) avale donc la majorité de nos déchets. Notre poubelle de 30 litres n’a plus besoin d’être vidée que toutes les 3 semaines (on y trouve les quelques aliments que les lombrics n’aiment pas, et quelques résidus de déchets plastiques venant de ci de là…). C’est encore trop, mais c’est déjà pas mal ;).

Si vous n’avez pas envie d’avoir de lombricomposteur chez vous, ceux-ci se multiplient en ce moment comme des petits pains en ville. Vous pouvez donc peut-être en trouver un non loin de chez vous et y amener votre compost (toutes les deux semaines max, sans quoi ça risque de commencer à sentir).

“J’ai pas le temps pour tout ça”

En temps passé pour les courses, comptez une heure pour le marché chaque semaine, une heure pour le vrac une fois par mois. Bien entendu, si nous devions y aller plus loin de chez nous, ce serait plus, mais notez que c’est exactement la même chose pour le supermarché…

Rajoutez-y quelques minutes de ci de là, d’un passage chez le boucher, d’un autre chez la fromagère. Saupoudrez surtout de bonjours, de discussions sur des recettes, sur la provenance des produits, de partages autour de l’amour du bon. Mais ce temps passé-là, je n’ai pas du tout envie de le compter :).

En bonus, nous avons aussi gagné quelques minutes qui n’étaient pas les plus fun : le rangement de retour de courses. En mode supermarché, ça voulait dire : tout sortir des sacs (souvent plastiques), enlever une partie des emballages, ranger et jeter, et parfois dans la foulée directement sortir la poubelle (eh oui, une ronde de courses et la poubelle est pleine). En mode vrac, ça veut dire : reposer les bocaux dans les étagères !

Chose promise chose due

Ceci étant dit, tout compris notre budget vrac / sec ne dépasse pas les 80€ par mois. Nous consommons donc, à deux et hors restaurants (où nous allons 2 à 3 fois par mois), pour 160 à 220€ par mois, en comptant large. C’est donc l’intégralité de notre budget courses, PQ compris. Que du bon.

Beaucoup, pas beaucoup ? Etant donné que l’on ne se prive pas, et de la qualité des produits que nous achetons, cela me semble très peu. C’est en tous cas moins qu’au temps béni du supermarché. Et d’après ce très intéressant papier, et celui-ci, c’est effectivement plutôt bas.

Au-delà de la nourriture

Eh oui tout compris, car ce budget comprend également toute notre consommation de produits d’hygiène et de salle de bains. Nous avons banni les produits chimiques de ce côté, dégrevant de beaucoup le budget mensuel et assainissant d’autant notre intérieur (et notre peau).

Nous fabriquons beaucoup de nos produits d’hygiène et de salle de bains, à partir des produits de base cités ci-dessus : nos produit lessive, produit lave-vaisselle, shampooing, déodorant, produits nettoyants WC, cuisine, salle de bains… les recettes pullulent sur Internet, et si ça vous tente d’aller dans cette direction, n’ayez pas peur face à la montagne de choses à faire : vous pouvez y aller progressivement, comme nous l’avons fait, en remplaçant au fur et à mesure de leur épuisement chacun des produits ménagers ou d’hygiène que vous terminez par une alternative faite-maison. Ainsi la transition sera douce et légère :).

En premier lieu, si vous ne vous sentez pas apprenti chimiste, vous pouvez commencer par acheter ces produits tout faits en vrac, dans des commerces comme BioCoop par exemple.

Si ce côté apprenti.e chimiste vous fait peur, ou le temps nécessaire, soyez rassuré.e : la plupart des recettes consistent à mélanger des poudres, à faire fondre du savon dans de l’eau ou à diluer des poudres dans des produits gras fondus au bain-marie ;). Simple et rapide ! Vous pourrez trouver beaucoup de ces chouettes recettes sur le super site de la Famille Zéro Déchet (merci à eux !).

Votre consommation change votre organisation

Alors forcément, au fur et à mesure, changer de consommation a poussé à quelques changements d’organisation. Tout d’abord, il a fallu des pots, beaucoup de pots ! J’en ai acheté 30 (pots type Le Parfait) pour 25€ sur leboncoin. Ils ont eu droit rapidement à leur propre étagère.

L’étagère de vrac !

Quand je n’ai pas trop à prendre, comme j’ai la chance d’habiter à côté d’un magasin de vrac, j’y vais avec mes pots vides directement(jusque 6/8 pots remplis j’ai les bras pour). Pour parer à tout achat imprévu, j’ai toujours sur moi un ou deux sacs à vrac. Pour aller au marché, nous prenons un ou deux grands sacs, 5 ou 6 sacs à vrac, 2 ou 3 tupperwares, une boîte à œufs.

Du mythe du frigo plein…

99,6% des foyers français possèdent un réfrigérateur. S’il y a des mouvements pour se passer de télé, de téléphone ou de micro-ondes, le frigo est décidément un inconditionnel de la cuisine moderne. Et un bon frigo est un frigo rempli. J’ai réalisé que j’étais encore accrochée à ce mythe il y a peu, un héritage éducationnel je pense : quand je vais chez mes parents, ce placard froid est toujours rempli. Au début de ma vie d’adulte, je me suis dit “ouais mais je suis seule, ils sont 4”. Puis ils ont été 3, puis 2, puis on a été 2 aussi. Leur frigo est toujours rempli. Le nôtre…

Le mythe en a pris un coup : notre frigo est tout le temps aux trois-quarts vide. Que dis-je, à 90% même. On y met le beurre et les fromages, quelques restes. Certains légumes et les œufs s’y trouvent, en mode placard, mais ils pourraient très bien rester dehors.

… à la vente de ce dernier

En ce moment, nous sommes en pleine réflexion sur le fait de nous en passer quasi totalement, ou du moins (tant que nous vivons dans un appartement de ville qui monte parfois à 31° en été) d’en acheter un tout petit petit à la place de ce meuble qui prend une grande place dans notre cuisine, et consomme beaucoup d’électricité pour pas grand chose. Nous garderions néanmoins un congélateur pour les plats cuisinés, et pour refroidir bières et vin blanc avant consommation ;).

La lecture de ce livre, cette semaine, nous conforte dans l’idée ;).

La cuisine

“Ouais j’ai pas le temps, et je sais pas faire, et… toussa toussa.”

Ok, ok, du calme, mettons de côté les a-priori et voyons si vous n’en êtes vraiment pas capables ou si vous n’avez vraiment pas le temps. Moi aussi je travaille, mon conjoint également, et nous nous en sortons très bien !

Voici à quoi ressemblent nos repas, en fonction du temps qu’on a à y consacrer. Vous verrez : rien de gastronomique, rien de compliqué ! Bien se nourrir, c’est de bons produits, et un bon assaisonnement. Pour les produits c’est géré, quant à l’assaisonnement… on apprend en faisant :).

10 mn cuisson comprise

Il y a tout un tas de repas que vous pouvez faire en 10 mn cuisson comprise : des pâtes, du riz, quelque chose de congelé qu’on réchauffe, un bocal que l’on ouvre et met à cuire, une omelette, une salade simple, des lentilles vertes ou corail…

20 mn cuisson comprise

Vous pouvez rajouter dans cette catégorie tous les plats qui demandent juste du découpage de légumes en plus : poêlées de légumes, légumes à l’eau ou à la vapeur, salades un peu plus complexes, une bonne sauce pour les pâtes…

15 mn de préparation + cuisson

Certains légumes mettent un peu de temps à cuire, le four met un peu de temps à griller, mais ces plats demandent somme toute peu de préparation : tian (joli mot pour désigner un plat fait de légumes coupés en tranches et placés en couches homogènes dans un plat au four), gratin dauphinois ou tout autre gratin (courgettes, poireaux, courges…), quiches, tartes salées, pot au feu, soupes…

Un peu plus de temps ?

C’est le moment alors de se lancer dans un “plat”, un vrai ! Avec recette, avec un peu plus de préparation… un truc chouette, quoi. Gnocchis ? Lasagnes ? J’en passe et des meilleurs, ouvrez votre livre de recettes (ok, ouvrez votre appli…) et lâchez-vous !

Juste du temps devant soi

Souvent le weekend, je cuisine un peu pour l’avenir, quand j’en ai l’envie et le temps. Qu’est-ce que ça signifie, cuisiner pour l’avenir ? La majeure partie du temps, cela veut dire que je fais des pots :). Des confitures, des sauces, des fruits et légumes en conserves, des compotes. Cela peut être aussi des biscuits. Ou des pâtes brisées que je mets au congélateur.

Cuisiner pour l’avenir, c’est aussi prendre le réflexe d’en faire un peu trop quand ça vaut le coup : au lieu de faire une pâte brisée quand je fais une quiche, j’en fais 5 et en mets 4 au congèl, quand je fais des pois chiches ou des haricots rouges, j’en fais toujours plein d’un coup et en mets une partie également au congèl, souvent je fais trop de pâtes, ou trop de riz, pour en avoir pour une salade plus tard, je fais plutôt pour 4 au lieu de 2 pour avoir des lunch-boxes pour le midi…

Au contraire : ZERO motivation

C’est vrai quoi, ça arrive. Il y a des jours où l’on n’a pas envie de pâtes ou de lentilles, et clairement pas envie de couper un seul légume.Il n’y a rien au congélateur et de toute façon toutes les casseroles sont au lave-vaisselle, sales. Dans ces cas-là, nous mangeons dehors. Cela nous arrive 2 à 4 fois par mois.

Nous pourrions avoir une pizza (bio) au congélateur pour ce genre de situations, ou user et abuser de l’application Too Good To Go. Ou aller au Burger King, commander sur Foodora ou… c’est quoi, votre truc à vous ?

Allez lance-toi, fais rouler ton cabas :)

C’est beaucoup dire mais ce n’est pas faux : hors du supermarché, ma vie a changé. Ma santé s’est améliorée, mon goût s’est affûté, et il y a plus de bonne humeur à propager ! Nous avons renoué avec les commerçants du quartier, certains deviennent des amis. A la maison, nous sommes devenus minimalistes. Nous consommons peu, mais mieux. Nous y avons gagné en temps, en argent, mais surtout… nous nous sentons enfin libres ! Ne consommant plus que par choix, et en conscience.

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