Remerciements pour mon 1er marathon

Le magnifique parcours du marathon d’Ottawa.

Comme je l’ai déjà dit dans le passé, une des raisons pour laquelle j’aime la course est que c’est un sport solitaire. Pas besoin d’équipement (ou presque), pas besoin d’attendre après d’autres personnes ou de louer un emplacement, j’enfile mes souliers, je crinque ma musique et je pars ! La course me permet de décrocher, de relaxer, de faire le vide après une grosse journée, de passer mes frustrations après une mauvaise date (plus à ce sujet plus tard); ça me fait tout simplement du bien.

Par contre, pour réussir à courir mon premier marathon, j’ai eu le support de plusieurs personnes sans qui cet accomplissement n’aurait pas été possible, j’aimerais donc prendre quelques minutes pour les remercier.

Pour commencer par le début, j’aimerais remercier mon immense surplus de poids d’il y a 5 ans, sans qui je n’aurais jamais commencé à courir. Pour ceux qui ne me connaissaient pas, me voici donc (avec ce cou qui n’en fini plus d’être large) avant que je me mette à la course. Disons que bien de l’eau (et plusieurs kilos) a coulé sous les ponts depuis.

Ce polo est le seul X-Large que je me suis acheté et une des raisons pour laquelle j’ai commencé à courir

Si on revient au temps présent, j’aimerais dire un merci tout spécial à Alexandre pour les programmes d’entrainements et de course qui m’ont bien préparé pour cette grande souffrance qu’est le marathon, même si je crois qu’on n’est jamais vraiment préparé pour un premier marathon, on se lance dans ce projet avec une belle naïveté et ça fait partie de la beauté de la chose.

Merci à toutes les personnes qui m’ont dit de prendre ça relax comme c’était mon premier marathon, que si je visais un temps entre 3h30 et 3h45 c’était déjà bon pour un premier marathon (3h30 était mon premier objectif), chaque fois qu’on me dit de ralentir, j’ai tendance à accélérer, donc merci à vous tous.

Merci à Guillaume et Jass, qui sont les deux seules personnes qui me disaient que je pouvais faire le marathon en bas de 3h15 et que je pouvais même penser à viser Boston (j’y ai pensé). Venant de deux Ironman comme vous, ça m’a vraiment motivé à me dépasser en entraînement, surtout dans le dernier mois.

Merci à mes collègues qui m’ont supporté lors de mes mois d’entrainement, à qui j’ai dû faire déplacer des meetings à l’heure du lunch pour me permettre d’aller courir. Désolé aux clients à qui j’ai dit que j’étais déjà booké pour un meeting, c’était un mensonge, j’allais courir.

Merci à tous mes amis de près et de loin qui m’ont encouragé par un bon mot, un J’aime, un ❤ sur mes très nombreux messages de courses sur les médias sociaux (à partir de 30 ans, Facebook n’est qu’une collection de photos de mariage, photos de bébés ou de courses). Merci à Mélanie, ma grande partner in crime qui m’a soutenue depuis ma première course de 5km que nous avons fait ensemble en 2012 et qui a été là à toutes mes courses depuis. Merci pour ton soutien et ton incroyable support moral, surtout dans les dernières semaines.

Un autre merci spécial (je me sens vraiment comme aux Oscars avec tous ces remerciements, j’ai l’impression que la musique va débuter pour me dire que j’ai dépassé mon temps) à ma famille qui m’a dit à maintes reprises que j’étais fou de faire ça, mais qu’ils étaient très fiers. Merci à ma soeur, qui était presque plus excitée que moi avant mon départ pour Ottawa, pour les pâtisseries/récompenses après course. Merci à ma mère qui m’envoie toujours un message très touchant avant mes courses.

Un vrai message de maman.

Comme je l’ai dit dans un autre article, pour me rendre au marathon ça m’a pris beaucoup d’équipements alors j’aimerais remercier Altitude Sports, pour qui j’ai écrit quelques articles, de m’avoir fourni de l’équipement, Mathieu pour l’équipement Adidas ainsi que la gérante de la boutique Running Room pour tous ses conseils, ses encouragements ainsi que les petits cadeaux.

J’aimerais aussi remercier ma dating life plus ou moins remplie de succès de m’avoir fourni une motivation supplémentaire pour certains entraînements. Un merci particulier à Claudine “The Ghost” et Julie d’avoir refusé la prochaine date, vous m’avez aidé à augmenter mon rythme de course. Et merci à Miss J pour la motivation à me dépasser à la toute fin. Courir pour se défouler, c’est courir plus vite.

Ce remerciement peut vous paraître un peu bizarre, mais lors de mes courses, chaque fois que je croisais quelqu’un avec un handicap, en béquille, en chaise roulante ou avec de la difficulté à marcher, je me disais que je courrais un peu pour eux, pour tous ceux et celles que même s’ils le voulaient, ne pourraient physiquement pas courir de marathon. Je me disais que ma douleur était bien peu de chose comparée à ce qu’ils vivent au quotidien, donc merci d’avoir été une inspiration pour moi.

Merci à cette vidéo que j’ai écoutée avant chaque longue course et le matin du marathon.

Un grand merci aux 56 chansons qui m’ont accompagné pendant la course, sans vous je n’aurais pas pu y arriver.

Pour terminer, quelques remerciements en vrac de pendant la course, donc merci à :

  • La température, tout le monde craignait le pire, finalement ce n’était pas si chaud que ça.
  • Le gars habillé en habit de Spiderman (avec un costume qu’il a dû porter pour plusieurs courses sans jamais le laver, je n’ai pas eu le choix de le dépasser rapidement)
  • Parlant d’odeurs, merci aux différentes odeurs sur le parcours qui m’ont gardé éveillé; le vieux poisson au 5e km, la viande sur le BBQ au 15e km, les déchets au 22e, les lilas au 24e km.
  • Les enfants tout au long du parcours qui tendent la main pour un high five qui donne une énergie incroyable.
  • Le monsieur de 102 ans au sourire paisible sur la terrasse d’un café qui lisait son journal comme probablement tous les dimanches depuis 70 ans, sans trop se soucier des coureurs.
  • La fille magnifique que j’ai remarqué à quatre différents endroits sur le parcours et qui, la 4e fois, à crié “Let’s go Jean-Yves!” malgré que je ne la connaisse pas. Si vous la connaissez (elle a les cheveux bruns), dites-lui que je l’aime et que j’aimerais faire ma vie avec elle.
  • La foule incroyable au 27e et 38e km.
  • Le monsieur de plus de 50 ans qui courrait avec un crop top définitivement trop serré pour lui.
  • Le gars qui m’a dépassé comme une fusée au 33e km et que j’ai décidé de suivre jusqu’au 35e, sans qui je n’aurais pas terminé sous la barre des 3h10.
  • Le groupe de mariachi au 36e qui a réussi à me soutirer mon dernier sourire de la course, avant la grande souffrance.
  • Merci à toutes les personnes qui prennent le temps de faire des affiches drôles pour nous divertir tout au long du parcours.
  • Un merci spécial à mes jambes, de ne pas pas m’avoir lâché et d’avoir continué à courir, même dans la souffrance des 3 derniers km.
  • Merci à toute l’organisation du marathon d’Ottawa pour votre excellent travail et à la #TeamAwesome pour la motivation.

Pour terminer cette très longue liste, merci à mes partenaires de courses à Ottawa; Tony, Shanie, Myriam, MJ et Lili pour les beaux moments de plaisir partagés ensemble et la motivation. Merci à Tony d’avoir documenté les beaux (et moins beaux) moments du weekend, merci pour les derniers encouragements à 6h du matin avant la course et surtout merci d’avoir conduit sur la route du retour !

Les coureurs

Sur ceci, je retournes manger de la pizza Marconi, boire de la bière et surtout reposer mes jambes.

Un dernier remerciement à vous tous, qui lisez ceci, c’est très apprécié.

#KeepRunning

P.S. Merci d’avoir lu cet article. Si vous l’avez apprécié, n’hésitez pas à cliquer sur le ❤ ci-dessous pour que d’autres personnes le découvrent.

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