Boyan : le codeur décodé

Par Eloïse

Boyan au lancement de Kawaa le 19 janvier dernier

Boyan, 29 ans est développeur chez Kawaa. D’abord embauché en stage, il sera engagé en CDI d’ici quelques semaines. Rencontre avec ce programmeur très très loin des clichés du geek.

Comment as-tu connu Kawaa ?

Je suis étudiant à l’École d’informatique 42 à Paris et je cherchais un stage. Je suis tombé sur cette annonce sur le site de l’École. J’étais à ce moment là en Bulgarie, dont je suis originaire, pour quelques jours de vacances et les entretiens se sont donc faits par Skype. Je n’ai pas rencontré Kévin, le co-fondateur de Kawaa, dans la vie réelle avant d’être pris en stage !

La formation de l’École 42 consiste à atteindre le niveau 21 (la moitié du chiffre 42) et je suis actuellement au niveau 8. Quand mon stage se terminera, je serai quatre jours par semaine chez Kawaa et un jour par semaine à l’École pour continuer ma formation.

Quel a été ton parcours avant-cela ?

J’ai fait des études de droit en Bulgarie dont je suis diplômé mais cela ne m’a pas vraiment plu. Puis j’ai travaillé quelques années dans la finance, ce qui m’a amené au Luxembourg où j’ai rencontré l’amour à un arrêt de bus ! Elena habitait en France, je l’ai donc suivie.

J’ai décidé de tout changer. Je me suis alors inscrit à l’École d’informatique 42. Pour y entrer, il te faut passer une période d’essai d’un mois qu’on appelle « La piscine », période où l’on te teste pour voir si tu peux « nager » dans le monde informatique. C’est une période très intense, très stressante, très extrême où tu vas au delà de tes limites mais c’est génial. Et j’ai fait une véritable découverte pendant cette période, je me suis trouvé, j’ai trouvé ma voie professionnelle.

Pourquoi as-tu choisi Kawaa ?

Je souhaitais travailler dans une start-up de petite taille et je voulais aussi faire quelque chose qui crée une vraie valeur pour les autres, je voulais un sens à mon travail.

J’étais emballé par l’idée de travailler sur un outil numérique, qui aide les gens à se rencontrer. A première vue aujourd’hui il y a beaucoup de moyens de se rencontrer mais ce que l’on propose avec Kawaa est différent et c’est cela qui me plait.

Quel est ton rôle chez Kawaa ?

Je suis développeur. Je fais surtout du back-end. (Le back-end est la partie du site que l’on ne voit pas, où s’organisent la logique et le traitement des données du site)

Décris-nous ton premier Kawaa ?

C’était une promenade dans le 13ème avec l’association l’Alternative Urbaine. Cette association propose de (re)découvrir les quartiers autour de chez soi. La promenade était surtout consacrée au Street-Art. Nous avons ainsi arpenté le 13ème pendant une heure, une heure et demi, à six ou sept avec quelqu’un qui nous guidait. C’était un moment très sympa partagé avec des inconnus.

Ton dernier Kawaa en date ?

C’était lors de notre lancement le 19 janvier dernier. J’ai contribué à l’œuvre collective organisée par l’association Métissages. C’est même moi qui me suis lancé en premier en écrivant un code binaire ! Dans le code informatique, tu peux gérer des branches et cela m’a fait penser à l’arbre que nous allions créer.

J’ai trouvé cela intéressant de voir comment des gens différents peuvent chacun apporter leur pierre à une œuvre et quand on les combine, cela fait quelque chose d’esthétique.

Parle-nous d’un Kawaa qui t’a ému ou rendu joyeux ?

Celui que je viens de te décrire. Le fait de voir un si grand nombre de personnes présentes. C’est vraiment inspirant pour mon boulot. C’est génial de voir comment, ce que l’on fait tout la journée, s’applique concrètement, en vrai.

Et enfin quelques questions qui peuvent être posées pendant les Kawaa.

Qu’aimes-tu ? Que détestes-tu ?

J’aime que tout soit en ordre, enfin dans le bon ordre.

J’aime bien le beau code. Même si on ne comprend pas le langage informatique, on peut voir que c’est beau, que c’est lisible, que c’est logique.

Sinon j’aime les livres qui provoquent.

Je déteste les clichés. La stupidité. Et les ignorants, ceux qui ne veulent pas apprendre.

Qu’est ce qui te donne de l’énergie dans ta vie quotidienne ?

Imaginer, rêver à ce qui va se passer et le mettre en forme.